Penetrando na outra Guiné (Fr+Pt)

Trip Start Aug 21, 2008
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Trip End Ongoing


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Flag of Guinea  ,
Thursday, November 27, 2008

Voilà donc que je me retrouve avec un couple français (réunionais, j'insiste quand même) qui n'hésite pas à m'offrir une place dans sa bagnole. Ils habitent en Conakry depuis 1 an et demi. Dorothée travaille pour le lycée français et Thomas c'est un artiste à temps plein sauf quand il choppe des tafs de graphisme où il s'en sort fort bien. Les choses démarrent plutôt mal, vu qu'on a pas pu faire plus de 12 km (et heureusement on a réussi à faire tout cela avec la courroie de refroidissement cassée) jusqu'à Foulamori. On a dormi là-bas dans une petite paillote devant même le poste de douanes et pour que l'exception ne soit pas faite, ils ont tous été hyper gentils envers nous, nous ont fait doucher, nous ont donné à manger le lendemain et toujours ils venaient demander si on manquait de quelque chose. On a attendu la courroie de remplacement pour plus de 24 heures et on a décidé d'avancer toute de suite après qu'elle soit installée, malgré la nuit et la route terrifiante. C'était une vraie aventure car à un moment donné on a eu une surchauffe de moteur et comme un gros con j'ai ouvert le réservoir d'eau sans laisser le moteur se refroidir un peu et logiquement l'eau a failli me faire un joli dessin dans la figure. On était officiellement vides désormais, mais... qu'est-ce que c'est que ça ? Vous entendez ? C'est un cours d'eau. Ohhh la vache, si ça ce n'est pas de la chance, en pleine brousse à 1 heure du mat.
Peu après je m'endors, mais Thomas continue impassible et diligent, voulant avancer le maximum possible, il se forçait à conduire à 10 kmh contournant tous les creux qui niquent les suspensions pour minimiser les dégâts d'une bagnole qui semblait venir convalescente d'une zone de guerre.  Il fini par craquer et faire une petite pause de deux, trois heures, tellement la course est déchirante. Le lendemain tôt le matin on arrive à Boké, début de route goudronné et on a voulu fêter ça avec un petit dèj bien gras, mais au moment où on commence à savourer nos oeufs il y a un bourdonnement  qui démarre dehors. « Ce sont les manifestants qui ont bloqué encore la route, maintenant l'armée va venir pour faire dégager tout le monde et ça sera la pagaille. Tous les jours c'est comme ça maintenant, hier même ils ont tué un garçon, ils tirent avec des vraies balles quand ça leur parle. ». Moi en tout cas je n'ai vu que des bombes de gaz lacrymogène, je les ai senties aussi en plus. Tout d'un coup je suis pris par une excitation incompréhensible, peut être celle de la peur, en tout cas je me suis approché de la porte pour essayer de prendre une photo des évènements, mais ce n'était pas réussi. Je sens que l'atmosphère est électrisante en Guinée actuellement. Ces jeunes, ils ont vu son copain se faire buter et le lendemain ils reprennent la manifestation, définitivement il y a quelque chose de assez spécial dans l'air, je veux aller renifler ça de plus proche. Mais pas toute de suite car, avant que nous nous précipitions vers Conakry, on a décidé de faire un petit détour de 25 km vers un endroit paradisiaque où il n'y a que la paix, les bonnes vibes et un scénario de fou que on pourrait dire, sorti directement d'une carte postale. L'eau est magnifique (mais pas transparente par contre, mince !), la plage elle s'étend presque jusqu'à ce qu'on la perd de vue, longée par des cocotiers magnifiques et quelques rochers saupoudrant la mer. On y reste, obligé ! On passera la nuit encore dans une paillote, moi je dors carrément dans le sable et j'écrase la bête qu'il ne fallait pas en dessous de mon bras droit ce qui m'a valu une belle plaie. Le soir on est invités à côté chez un franco-guinéen et toute de suite je me rends compte que je ne vais pas beaucoup apprécier la discussion car il y avait un jeune militaire qui était super souriant et faisait plein de blagues bien marrantes, mais ses positions vis-à-vis des évènements, de l'état de la nation et du rôle de l'armée en tout ça, m'ont aussitôt mis mal à l'aise. Il avait une équipe de foot que s'y entraînait depuis deux semaines, ils étaient très sages, on a pas entendu un seul bruit. Le lendemain on est tous partis, destination Conakry.

 
O Thomas e a Dorothée apanharam-me na fronteira. Eles proprios, apesar de terem as condições financeiras e automobilisticas reunidas, se encontraram num regresso à casa em Conakry altamente aventureiro. O 405 ja estava a deitar os bofes pela boca e subindo no barco que viram na foto do post anterior rebentou a correia de arrefecimento do motor. Resultado, não fomos além de Foulamori, a 12 km da fronteira do lado da Guiné Conakry, la passamos a noite numa palhota que ficava fora da messe dos oficiais, estes ultimos tendo nos tratado super bem para grande surpresa do casal maravilha. De manhã delegou-se a um taxista passando para Bissau a missão de comprar a dita correia em Gabu e envia-la com o primeiro taxista que viesse no sentido contrario. Quando ja pensavamos que iamos passar uma segunda noite inamoviveis a dita cuja chegou e pusemo-nos na alheta de imediato. Mas não era o fim dos problemas de motor pois a ventoinha também não funcionava e quando a temperatura do motor batesse os 90° a agua secava rapidamente e acabamos por ficar sem agua algures no meio do mato. Mas a sorte (ou deverei começar a pensar noutro tipo de palavra, estilo Karma?) estava do nosso lado e ao fazer-se silêncio no meio do breu total escutamos um barulho da salvação: "Ehhh, isto é um rio?".Não somente era um curso de agua como estava a escasso metro e meio do asfalto e não tivemos de nos aventurar entre serpentes e outra vida selvagem nocturna que poderia ameaçar a nossa integridade fisica de que forma fosse. Enchemos as garrafas todas e seguimos marcha. De manhã, ao chegarmos finalmente ao asfalto, decidimos comemorar com um pequeno-almoço e foi quando a coisa estoirou: os camiões militares que tinhamos visto uns minutos antes subiram a rua em gas, mais a policia de intervenção rapida e meteram-se a disparar bombas de gas lacrimogénio contra uma vintena de manifestantes que tinham acabado de bloquear a estrada. A senhora no restaurante explica-nos que na véspera os jovens tinham bloqueado a linha de comboio e que os militares tinham dispersado o pessoal com balas reais, tendo morto um rapaz. Que essas manifestações se multiplicavam com os meses e que os jovens não abriam mão das suas reivindicações de abastecimento de luz e agua mais regular. Nada de extravagante né ? Balas com eles. Bazamos dali e fomos passar a noite em Bel-air, longe da doideira do betão e seus pacificadores armados, no seio de uma vegetação de cartão postal com um mar super quente. Paraiso mesmo. So na tarde do dia seguinte nos investimos para chegar a Conakry.
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Comments

saleirofilho
saleirofilho on

O QUE É BEL AIR
Ki praia sensacional! Tenho que agendar Bel Air.

dr mohan on

hi. i too had been to the beach in boke. there was a big hotel coming up .. said t be a italian one. was the construction over or not. we all slept under the sky and was great. bye.

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