Deep sea fishing, by Tristan

Trip Start Jun 07, 2011
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Trip End Jun 13, 2012


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Flag of Fiji  , Mamanuca Islands,
Monday, June 11, 2012

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June 11 Deep sea fishing, by Tristan

At quarter to seven the boat pushed off the dock and found its way into the turquoise bay of Malolo Lailai Island. Its deep bow cut the waves easily and the engines growled to life as the captain accelerated and set his bearings towards deep blue.

I sat on the comfortable fishing seats, watching intently as a crew member rigged up eight heavy fishing rods, all of them bearing 80lb line and steel trace wires linked to imposing lures and poppers. His callused hands moved quickly, making knots and rigging the fishing gear, they moved so expertly in fact that, within minutes, we were dragging all eight lines far behind the boat.

As we motored passed the Castaway island, I swiveled the chair and looked forward to what spread in front of me: emptiness. Just dark blue as far as the eye could see, maybe not dark blue…maybe black in fact. I know some people see beauty in the vast ocean, they see the shimmering light off the waves and the immense scale and rawness of it all…but I don't ! I can see all that from shore, but from a boat? I see three meter swells and the land getting smaller and smaller and I see the depth reader going from a respectable 20 meters inside the reef to a staggering 350-400 meters! Never the less I'm here for the fish today! Not the view!

I can feel my stomach knotting up, partly from the anticipation of the first fish that will strike, but also from the thought of being sea sick. My mind flashes back to my first deep sea trip: Cabo San Lucas, sun, then rain, then wind, then howling wind, then puke! And no fish to top that off!

Three New Zealanders are in the boat with me, an elderly couple who have grown up on boats and a younger man in his late 20’s who’s been big game fishing since he was young. I can see them looking at me sometimes, smiling, probably remembering the first few times they were out in the open, in small boat, feeling the uneasiness creeping up their throat…But I  smile back knowing I’ve wanted to do this for over a year now. I’ve had dreams of hooking up a big fish for a long time and I wasn’t going to let a little nausea get in the way now. And to my surprise as the four of us exchanged light banter, the feeling subsided and I felt great. I started to enjoy the steady drone of the engines as they worked hard to climb the swell and the feeling of surfing down the back side of the wave. The clean air and the light breeze invigorated my senses as we all waited patiently for the sound of a strike.

And patience, as it always does, paid off ! (Or so we thought)

After over an hour and a half of quick trolling, one of the rods bent in half and the line flew of the reel…the sharp and distinct ratcheting sound of the line being pulled deep into the darkness made my heart leap! The crisp noise of all those ball bearing screeching inside the reel as the

fish seemed to pull hundreds of meters off made me think we had a monster hooked. I could hear the captain laughing behind me, maybe because of how excited I must have looked or because of the way the Kiwi crabbed and fumbled to get the rod out of the holster…I don’t know.  But to my dismay, between his toothless smile, he told me it was a small one. And he was right. After the fish’s initial run, it took the New Zealander all of three minutes to bring the baby tuna in without a struggle.

And that…was that!

We didn’t get to hear that beautiful music the reel makes when it spins at a ten billion kilometers per hour again, or feel the arm burn of bringing in a trophy fish. No more bites or hook ups. Just trolling…hour after hour.

Pulling back into port, I did feel a tugging at my heart that we hadn’t caught anything…but I also did feel content that I had mastered my fear of sea sickness! That monkey was off my back.

Those fish can rest easy for another night, but I’ll be back soon enough…and this time I’ll be firing up the BBQ before I leave because I have a feeling my next outing will be plentiful. Tristan

PS from Corinne: we ate the little tuna for our last supper of our year long trip, in the calmness of the setting sun, and with the view of workers crossing the bay at low tide to get back to their home on Mololo island, next door

11 Juin Pêche au gros, de Tristan

A 6h45 du matin, le bateau s’éloigne du ponton et trouve son chemin dans les eaux turquoises de la baie de l’île Malolo Lailai. Sa courbe profonde coupe facilement au travers des vagues et les moteurs grondent alors que le capitaine accélère et se dirige vers les profondeurs bleu foncé.

Je m’assois confortablement dans le siège, regardant intensément le membre de l’équipage qui ajuste 8 cannes à pêche, chacune ayant des lignes de 80 livres et des fils en acier comportant des appâts imposants. Ses mains calleuses bougent rapidement, faisant des nœuds et organisant les lignes, elles bougent d’une manière si expertes qu’en quelques minutes, nous traînions déjà les 8 huit lignes loin derrière le bateau.

Alors que nous dépassons Castaway island, je tourne ma chaise et regarde ce qui s’offre à moi à l’avant : le vide. Juste du bleu foncé aussi loin que l’œil peut voir, peut-être pas bleu foncé…plutôt noir, en fait.  Je sais qu’il y a des gens qui voient la beauté dans le vaste océan, ils voient la lumière qui scintille sur les vagues et l’immensité de tout à échelle brut…mais pas moi ! Je peux voir ça de la terre, mais d’un bateau? Je vois une houle de 3m et la terre qui devient de plus en plus petite, et je vois le marqueur de profondeur qui change d’un 20m respectable de l’intérieur du récif à des 350-400 mètres stupéfiants! Cependant, je suis ici aujourd’hui pour les poissons! Pas la vue!

Je peux sentir mon estomac se nouer, en partie à cause de l’anticipation du premier poisson qui va mordre, mais aussi à l’idée de tomber malade. Ma mémoire se souvient de ma première pêche au gros: Cabo San Lucas, soleil, puis pluie, puis vent, puis vent hurlant, puis vomis! Et aucun poisson en plus de ça!

Trois kiwis sont dans le bateau avec moi, un couple plus vieux qui a vécu sur des bateaux et un jeune homme dans la fin de ses 20 ans qui a été à la pêche au gros depuis qu’il est jeune. Je peux les voir me regarder de temps en temps, souriant, probablement se souvenant des premières fois où ils étaient en pleine mer, dans un petit bateau, ressentant le malaise remontant à la gorge. … Mais je leur souris sachant que c’est ce que j’ai voulu faire depuis plus d’un an déjà. J’ai depuis longtemps des rêves d’accrocher un gros poisson et je ne vais pas laisser une petite nausée se mettre dans mes pattes.  Et à ma surprise, alors que nous 4 échangeons des balivernes, le sentiment se dissipe et je me sens bien. Je commence à apprécier le bourdonnement régulier des moteurs alors qu’ils travaillent durement à remonter la houle et le sentiment de surfer en descente sur le côté arrière de la vague. L’air pur et la brise légère revitalisent mes sens alors que nous attendons tous patiemment le son d’un poisson qui va mordre.

Et la patience, comme toujours, est récompensée! (du moins, c’est ce que nous pensions)

Après plus d’une heure et demie de traine rapide, une des cannes à pêche se courbe en deux et la ligne s’envole par-dessus le moulin… le son aigu et distinct de la ligne qui est tirée profondément dans la noirceur fait sauter mon cœur! Le bruit presque croustillant de tous ces roulements à billes qui crissent à l’intérieur du moulin alors que le poisson semble tirer pour plus de 100m me donne l’impression qu’un monstre est accroché. Je peux entendre le capitaine rire derrière moi, peut-être  parce que je suis si excité ou à la manière dont le kiwi attrape la canne pour la sortir de l’eau…je ne sais pas. Mais à ma consternation, au travers de son sourire sans dent, il me dit que c’est un petit poisson. Et il a raison. Après le premier tir du poisson, cela a juste pris 3 minutes pour le Néo Zélandais à ramener, sans bataille,  le bébé thon.

Et, ce fut la fin!

Nous n’avons pas eu la chance d’entendre de nouveau cette belle musique que fait le moulin quand il tourne à 10 billions de kilomètres à l’heure, ou de sentir son bras brûler en rapportant un poisson de trophée. Juste la traîne, heure après heure, sans rien.

Alors que nous rentions au port, j’ai senti un petit coup à mon cœur car nous n’avions rien ramené. … mais je me suis senti content quand même d’avoir surmonté ma peur du mal de mer! Ce singe ne pesait plus sur mon dos!

Ces poissons peuvent rester tranquilles pour une autre nuit, mais je reviendrai suffisamment bientôt… et cette fois, je démarrerai le BBQ avant de partir car j’ai le sentiment que la prochaine sortie sera fructueuse. Tristan

PS de Corinne: nous avons mangé le petit thon lors de notre dernier souper de ce voyage d’un an, dans le calme d’un soleil couchant et avec la vue des travailleurs qui traversent la baie à marée basse pour s’en retourner chez eux, sur l’île d’à côté (Malolo).
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