Célébration de mariage à la Réunionnaise

Trip Start Oct 04, 2007
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Trip End Oct 31, 2007


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Flag of Reunion  ,
Sunday, October 14, 2007

Le (très bon) prétexte de notre venue à la Réunion: célébrer notre mariage avec tous les amis et  ceux de la famille qui n'ont malheureusement pas pu se joindre à nous le 15 Septembre pour la cérémonie officielle à Budapest. Notons au passage que c'est l'occasion rêvée de présenter les parents de Klàra à l'ensemble de la (large) famille. Après tout, il y a 55 personnes présentes. La quasi-totalité des Boyer sont de la partie, avec en guest-stars Léon et Eliane, mes grands-parents. Pour ceux qui se demandent comment c'est possible de réunir encore 55 personnes après la fête en Hongrie, un petit rappel historique sur les Boyer: mon père est l'ainé d'une fratrée de 11 enfants. . Rajoutez à ça les maris/femmes/enfants, le compte est bon. J'apprécie particulièrement ces grosses réunions où la famille se mèle aux amis (y compris ceux de mes parents). Le mot d'ordre est simple : J-O-I-E, complèté de préférence par un solide coup de fourchette, essentiel à la survie en milieu réunionnais.



Mes parents nous ont dégoté une table d'hôte des plus sympathiques au Quatorzième, dans les hauts du Tampon: Fleur de Vanille. Ils gagnent clairement à être connus. Le jardin est très agréable, les tables gigantesques et le punch d'accueil ananas coco, succulent, agrémente à merveille des apéritifs tous plus délicats les uns que les autres. Samoussas, encornets de bichiques, petits pâtés et divers salades rivalisent pour nous ouvrir l'appétit.  Hospitalité réunionnaise oblige, il se doit d'être préparé pour survrir à une table d'hôte, comme l'atteste le menu:
- gratin de papayes vertes au saumon en entrée, servie dans sa petite marmite "péi" personnelle,
- coq fumé au bois de canelle à la mode lontan, à savoir que tout y passe, de la tête aux pattes, sans oublier le sang, bien sûr,
- Saucisses-boucané au coeur de vacoa, met très recherché car le vacoa (arbre qui s'apparente de très loin au palmier, communément appelé agave sous d'autre cieux) est sacrifié lorsqu'on récupère son coeur (la partie tendre qui petit à petit donne les feuilles),
- l'éternel combinaison riz-grains-rougail qui donne toute sa saveur aux petits plats créoles.

Pour achever les survivants, le tout est conclu par des profiterolles aux songes (plante aquatique dont on mange la racine). Le rhum arangé n'est pas de trop pour aider à la digestion. En tout cas, tout ça n'est pas pour déplaire à Sàndor, le papa de Klàra.


Tout ça se déroule dans une ambiance de feu entretenue de main de maître par les tontons, qui a leur habitude et à grand renfort de champagne et vin sortent guitares et carnets de chants et entonnent, soutenus par la foule en délire, le best-of medley pot-pourri de la chanson créole. A tel point que pépé Léon, malgré ses 88 ans très proches, se lance dans une danse effrénée dans les bras de tatie Malise. Il aurait pu me dire: "Ou woua koamn ma lé kontan pou ou, monn tifis, mwin lavé pa dans' koma dopui omwin 30 tan" mais c'est en français qu'il me parle la plupart du temps: "tu vois comment je suis content pour toi, mon petit-fils, ça faisait au moins 30 ans que je n'avais pas dansé".

Une bien belle fête que nous ne sommes pas prêts d'oublier. Encore merci à tous d'être venus et d'avoir mis l'ambiance! Au fait, ai-je assez remercié mes parents pour s'être occupé de tout?
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