Le syndrome des portes ouvertes

Trip Start Feb 17, 2005
1
22
Trip End Apr 07, 2005


Loading Map
Map your own trip!
Map Options
Show trip route
Hide lines
shadow

Flag of Hungary  ,
Saturday, April 2, 2005

Si vous etes frileux et que vous voulez visiter Budapest, vous avez deux options:
1) Allez-y en ete, mais alors, ce seront les touristes que vous prendrez en grippe
ou
2) Assurez-vous de vous asseoir bien loin de la porte, sinon c'est la grippe que vous prendrez!

Beau temps, mauvais temps, si la temperature est quelque chose d'incertain, le syndrome de la porte ouverte, lui, est des plus certain! C'est comme ca que j'ai pu passer des soirees a boire de la biere ou a manger la fameuse goulash hongroise avec mon manteau sur le dos, sans jamais l'enlever. Le syndrome-de-la-porte-ouverte est une excellente facon d'aerer la piece, mais aussi de refroidir les esprits...

Malgre tout, le "syndrome" nous a fait plus rigoler que fait du mal. Ce sont trois belles journees de retrouvailles que j'ai passees avec mon ami Sylvain. En improvisant un peu nous avons pu effectuer un tour tres respectable de la belle Budapest (evidemment, du trop-touristique-trio-Vienne-Budapest-Prague, c'est toujours Prague qui remporte la palme, mais bon!). Entre son architecture prago-viennoise et ses grandes avenues a la parisienne, on comprend pourquoi Budapest a ete la ville #2 de l'empire austro-hongrois. Le parlement-probablement l'edifice le plus connu et visite de la ville-semble etre une folie architecturale, un edifice ou tous les styles se fondent, mais toujours de maniere gracieuse. Devant lui, le Danube-encore-qui separe la ville en deux, Buda et sa colline d'un cote, et Pest, plus plate et plus recente, de l'autre. Budapest, facilement navigable, se laisse visiter facilement.

Ce qui est moins facile, par contre, c'est comprendre la langue. Ca c'est un mystere total. Des mots aussi longs que les trois-mots-juxtaposes-pour-former-un-seul-mot de la langue allemande, aux agencements de lettres auxquels je n'aurais jamais pense, la langue magyare ne vous donne aucune point de repere. C'est comme du chinois ecrit dans notre alphabet, ou du francais qui a ete ingenieusement code...
Les gens de Budapest semblent bien se rendre compte de l'unicite de leur langue puisque presque tous parlent un anglais impeccable. Ca facilite les choses mais me rend un peu triste de ne pas pouvoir communiquer directement avec les gens.

Mais au moins un element rapprochait la Hongrie de ses voisins: son passe socialiste. Ne perdant pas une occasion, moi et Sylvain sommes partis explorer le parc des statues communistes en banlieue de la ville. Je ne sais pas si les "oeuvres" du socialisme rentreront un jour dans les livres d'histoire de l'art, mais une chose est sure, il est facilement identifiable. Par son cote un peu naif, extremement repetitif et plus ou moins original, l'art socialiste dans toute sa grandeur-litteralement-a tout pour vous faire rire un bon coup. Et les Hongrois eux/memes ont decide de faire de meme en ouvrant, peu apres la chute du rideau de fer, une pizzeria des plus humoristiques-et d'ailleurs, tres frequentee/du nom de Marxim, avec des pizzas telles que gulag, Lenin et kulak. Le seul probleme: nous etions assis pres de la ... porte!

Pour couronner nos retrouvailles, quoi de mieux qu'un bon bain turc, aux fonctions therapeutiques. De l'eau chaude ou froide, verte ou transparente, a l'exterieur comme a l'interieur, cette attraction de Budapest nous a fatigue comme si on avait couru le marathon. Si ce n'etait de l'autobus de nuit que j'allais prendre cette nuit-la, et des innombrables arrets qui l'accompagnent, j'aurais passe la nuit la plus reposante depuis des lustres.

Ce n'est pas grave je me reprendrai demain a mon retour a Prague. Eh oui, deja...
Slideshow Report as Spam

Use this image in your site

Copy and paste this html: