J2 - Cinque Terre
Trip Start
Aug 16, 2011
1
3
10
Trip End
Aug 24, 2011
Lever 7h. On n'était pas suffisamment réveillés pour affronter la complexité des douches du camping. Gilles est parti en éclaireur. Quand Emilie est arrivée aux sanitaires, il essayait de se doucher avec la douchette...des toilettes ! En effet, ces toilettes ne sont pas équipées de PQ mais d'une petite douchette. Il va sans dire que Gilles trouvait que l'eau était froide et que ce n'était pas très pratique. Les douches étaient en fait plus loin. Il y avait un tableau de bord à l'extérieur, dont il fallait actionner un bouton, puis choisir sa douche, et à l'intérieur de la douche, appuyer sur un autre bouton. Tout ça pour 4 minutes d'eau chaude ! Gilles et Emilie ont eu de l'eau froide pendant 3 minutes et demi, moi je suis arrivé pile quand l'eau avait chauffé, et pile pour réactiver leur douche de l'extérieur, et leur éviter de sortir tout nu pour le faire.
Une fois douché, je me suis installé sur la terrasse du camping, et j'ai un peu tapé ce blog. Pendant ce temps, les autres s'efforçaient de plier les tentes « deux secondes » dans lesquelles on avait dormi.
Vers 8h30, on était enfin tous sur la terrasse, à siroter nos cafés, thés, cappucino et chocolats chauds. La vue de cette terrasse était superbe, et la journée promettait d'être belle.
On a bouclé nos affaires dans le coffre, et on s'est mis en route pour Deiva Marina, une ville côtière à une quinzaine de kilomètres. Cette roue entre Sestri Levante et Deiva Marina était tout simplement impressionnante. Les falaises se jetant directement dans la mer, les Italiens ont été obligé de construire tunnel après tunnel. Au final, on a presque passé 15 km dans des tunnels, avec de temps à autres quelques instants à l'air libre, dont on profitait pour essayer de prendre des photos des falaises et de la mer, avant de replonger dans l'obscurité. Ces tunnels étaient à sens unique, mais on a eu pas mal de chance avec les feux rouges.
A Deiva Marina, il fallait garer la voiture, et ce n'était pas une mince affaire. Je suis descendu seul à la gare, pour acheter les billets de train, pendant que les autres cherchaient une place. Ils ont fini par mettre 18€ dans un horodateur, ce qui nous autorisait à rester là jusqu'au lendemain 9h45.
On s'est retrouvé à la gare vers 9h50, j'avais nos cinq tickets pour Monterosso. Nous allions en effet visiter un des coins les plus touristiques d'Italie : les « cinque terre ». Ce sont cinq villages perchés sur la côte, dont l'accès par voiture est assez compliqué. Voilà pourquoi on prenait le train jusqu'au premier d'entre eux, Monterosso.
Notre train est arrivé à 10h02. Il ressemblait à un RER, et était bien climatisé ; heureusement car la chaleur commençait déjà à être torride ! Vingt minutes de train plus tard, nous arrivions à Monterosso. On a repéré le départ du sentier des cinque terre ; un chemin côtier d'une douzaine de kilomètres, reliant les cinq villages.
Monterosso était fidèle aux photos que j'avais vues : un petit village au maisons colorées, une plage de sable, quelques bateaux, et tout autour, les montagnes se jetant dans la mer. Il faisait si beau et chaud que le ciel était blanc par endroits, et qu'il était difficile de distinguer où s'arrêtait la mer et où commençaient les cieux, la limite étant floue et vaporeuse.
On était loin d'être les seuls touristes : Italiens, anglophones, francophones... On est descendu vers le village, mais on ne s'y est pas trop attardé. On avait un petit problème de timing : on devait arriver à Riomaggiore, le dernier des villages, avant 17h, pour récupérer les clefs de l'appartement où on allait dormir ce soir.
On est passé au-dessus de la plage de sable (unique dans le coin, autrement il n'y a que des criques et des rochers), puis au-dessus de gros blocs de pierre baignant dans une eau bleue-verte. On a résisté à l'envie d'allait s'y tremper, remettant ça à plus tard.
Le prochain village était Vernazza, à 1h30 de marche de Monterosso. C'était bien plus physique que ce que je pensais : le chemin était étroit et comptait de nombreux escaliers. La chaleur étouffante ne nous facilitait pas la tâche, je n'avais pas connu de telle température depuis bien longtemps. Enfin, le paysage était superbe, et on prenait de nombreuses photos ; je me spécialisais en photos de fleurs et d'arbre morts, suscitant l'incompréhension des autres : « mais il est à moitié fané ce bougainvilliers ! ». Justement !
Nous sommes arrivé à Vernazza vers 12h30. Les ruelles étroites étaient salvatrices, on avait enfin de la bonne ombre ! Ce village était tout mignon, avec des fleurs plantées dans des noix de cocos, des petits bancs, les façades colorées et l'éternelle linge suspendu au fenêtres. Ce calme ne devait pas durer, nous sommes descendus dans la rue principale, remplie de touristes donnant lieu à une sacrée cacophonie.
On a marché jusqu'au bord de l'eau, au bout d'une digue protégeant les petits bateaux de pêcheurs des vagues pouvant parfois être impressionnantes 'd'après les cartes postales !). On a calé nos affaires sur des rochers de la digue et on s'est jeté dans l'eau ; je ne suis pas fan de baignade, mais la c'était la délivrance ! La chaleur était devenue insupportable, je transpirais sur place, j'ai donc état reconnaissant à la mer de m'apporter de rafraîchissement salvateur.
Gaël et moi sommes allés faire quelques sauts du haut d'une falaise de 4 ou 5 mètres, on a profité de l'eau un moment, et puis on est ressorti. Gaël et Gilles se sont ouverts les pieds sur les rochers pleins de coquillages tranchants, c'était pas joli à voir.
On a traversé le village de Vernazza, et on est reparti sur le chemin vers 13h45, en direction du prochain village : Corniglia. C'était encore à 1h30 de marche, et cette portion de chemin était elle-aussi assez physique. Gilles a rapidement eu mal aux jambes, et on est avancé plus lentement, en faisant des pauses régulières. La chaleur était à son maximum et rendait la montée des marches assez éprouvante. On a fait une pause en haut d'une longue montée, pour profiter de l'ombre qu'il y avait, et pour se reposer. Il y avait tellement de restes du pique nique de la veille qu'on n'avait rien eu besoin d'acheter en plus, si ce n'est un peu de pain. Jambon cru, saucisson, rillettes, camembert, Pringles, pommes, et le melon tombé du tracteur à St Chaptes.
On s'est remis en route, et on a commencé la descente vers le village de Corniglia. Ce village est perché à environ 100m au dessus de la mer et n'a pas de plage. On s'y est arrêté pour acheter de l'eau fraîche, et on en a profité pour demander comment rejoindre le village suivant. La vendeuse nous a dit que le sentier normal était fermé, et qu'il fallait emprunter un chemin alternatif passant par les crêtes. Deux heures de marche au lieu d'une. On n'avait pas le temps de faire ce détour, on est donc descendu vers la gare de Corniglia. La voie ferrée suit la mer de très près (contrairement au chemin), la plupart du temps en passant par des tunnels. Les Italiens ont du avoir du mal à trouver de l'espace à l'air libre pour les gares, entre les falaises et la mer, elles sont donc souvent un peu éloignées du centre des villages.
On a attendu un peu dans cette gare, avec une chaleur assourdissante et une sirène étouffante...ou l'inverse. Le train a fait un bref arrêt au village suivant, Manarola, et on est descendu dans le dernier des cinque terre : Riomaggiore. On a remonté la rue principale jusqu'à l'agence qui nous louait un appart pour le soir, cinque terre holidays. On y est arrivé vers 16h45 ; un panneau sur la porte indiquait « si vous n'arrivez pas avant 17h, votre réservation est annulée »...
Un type à moitié aimable nous a accueilli, nous a fait attendre, et vingt minutes plus tard, un jeune et sympathique Italien nous a guidé jusqu'à notre appart. Pour y arriver, il fallait encore monter de nombreuses marches, les cuisses de Gilles n'ont pas apprécié.
Le concept du logement était assez spécial : c'était un appart d'environ 60 mètres carrés, avec deux chambres, une cuisine, une SdB et une terrasse, qu'on devait partager avec d'autres voyageurs. On serait donc 5 Français (nous), et 5 Australiens. Quand on est arrivé, on a croisé brièvement deux Australiennes qui voyageaient ensemble, ainsi qu'un autre Australien voyageant seul. L'appart était plutôt cool, et la vue depuis la terrasse était vraiment géniale. On a parlé avec l'Australien ; il s'appelait David (Dr Chase pour Emilie), et voyageait depuis 2 mois en Europe, avec un pass train. On n'a pas traîné dans l'appart, on voulait profiter du soleil, et David a accepté notre proposition de venir avec nous.
On est redescendu en bord de mer, et on a emprunté la « via del'amor », le chemin rejoignant Riomaggiore à Manarola : on comptait bien voir les cinq villages, il nous manquait Manarola, qu'on avait juste traversé en train. David n'avait pas payé 5 euros pour avoir la carte permettant d'emprunter le chemin des cinque terre, mais avec un peu de négociation, ils l'ont laissé passer.
Contrairement aux autres sections du chemin des cinq villages, il n'y avait pas de longs escaliers, et il n'y avait qu'une demie heure de marche. On aurait pu se douter qu'avec un nom aussi romantique, on n'allait pas suer à grosses gouttes sur ce sentier.
On surplombait vraiment la mer, on aurait parfois presque pu sauter dans l'eau depuis le chemin, à condition de ne pas avoir peur de la hauteur. Le long du sentier, il y avait plein de cadenas, de coeurs, de mouchoirs, d'inscriptions sur les murs et les figuiers de barbarie ; bref, la promenade des amoureux.
On est arrivé à Manarola, et on a commencé par acheter un glace ; on en rêvait depuis le veille, et au prix de 1,50 euros les deux boules, on n'allait pas se priver. Ma glace finie, je suis parti faire le tour du village, pendant que les autres restaient en bord de mer. Pour moi, c'était le plus beau des cinq, et j'ai pris de nombreuses photos.
J'ai rejoint les autres, et on est reparti vers Riomaggiore. Avant de quitter le village, j'ai acheté deux bouteilles d'alcool : grappa (liqueur de raisin) et limoncino (liqueur de citron). Peu avant d'arriver à Riomaggiore, on est descendu au bord de la mer, on s'est installé sur des rochers et on s'est baigné. C'était génial. Il était 19h30, le soleil était assez bas ; l'eau était super bonne. L'eau était très profonde, bien plus de 10m de fond. On a fait plusieurs sauts, qui se sont parfois finis en plats, notamment pour Delphine ^^
J'ai escaladé une falaise assez haute, avec l'idée de faire un grand grand saut. Une fois en haut, je n'étais plus sûr d'oser me lancer. J'étais à presque 15m au-dessus de l'eau, je n'avais jamais sauté d'une telle hauteur. Après quelques minutes d'hésitation, j'ai sauté, j'ai battu des bras et des jambes dans l'air, avec une sensation de looooongue chute, et j'ai atterri dans l'eau sans problème : ouf ! J'étais content de l'avoir fait !
Avant de repartir de ce super coin, on a profité du soleil couchant pour prendre pas mal de photos de groupe. Je proogrammais le retardateur de l'appareil photo, et je courrai sur les rochers pour rejoindre les autres...
On est retourné à Riomaggiore, on a fait quelques courses dans une épicerie hors de prix, et on est retourné à l'appart. Les deux Australiennes étaient là, et étaient plus ouvertes à la conversation que lors de notre premier passage. Elles aussi voyageaient un moment un Europe, elles étaient dans cette appart depuis trois jours, et n'allaient pas tarder à rentrer chez elles en Australie... Elles devaient se lever tôt le lendemain, et se sont donc rapidement éclipsées de la soirée. On est resté tous les six sur la terrasse, et on a bu des bières, du limoncino et de la grappa. On a mangé des pâtes Barilla avec une sauce, et de la pastèque en dessert. Gilles avait dit à Delphine « tu cuisineras, tu sais bien faire les plats », en référence à son saut manqué dans la mer ^^ Les deux Australiens qu'on n'avait pas encore vus sont arrivés en cours de soirée, mais on ne comprenait rien à ce qu'ils disaient, et ils ne sont pas restés avec nous.
On est allé se coucher vers minuit. J'ai lu un peu le Fred Vargas, pendant qu'Emilie lisait surexcitée des magazines people à Gilles et Delphine !
Une fois douché, je me suis installé sur la terrasse du camping, et j'ai un peu tapé ce blog. Pendant ce temps, les autres s'efforçaient de plier les tentes « deux secondes » dans lesquelles on avait dormi.
Vers 8h30, on était enfin tous sur la terrasse, à siroter nos cafés, thés, cappucino et chocolats chauds. La vue de cette terrasse était superbe, et la journée promettait d'être belle.
On a bouclé nos affaires dans le coffre, et on s'est mis en route pour Deiva Marina, une ville côtière à une quinzaine de kilomètres. Cette roue entre Sestri Levante et Deiva Marina était tout simplement impressionnante. Les falaises se jetant directement dans la mer, les Italiens ont été obligé de construire tunnel après tunnel. Au final, on a presque passé 15 km dans des tunnels, avec de temps à autres quelques instants à l'air libre, dont on profitait pour essayer de prendre des photos des falaises et de la mer, avant de replonger dans l'obscurité. Ces tunnels étaient à sens unique, mais on a eu pas mal de chance avec les feux rouges.
A Deiva Marina, il fallait garer la voiture, et ce n'était pas une mince affaire. Je suis descendu seul à la gare, pour acheter les billets de train, pendant que les autres cherchaient une place. Ils ont fini par mettre 18€ dans un horodateur, ce qui nous autorisait à rester là jusqu'au lendemain 9h45.
On s'est retrouvé à la gare vers 9h50, j'avais nos cinq tickets pour Monterosso. Nous allions en effet visiter un des coins les plus touristiques d'Italie : les « cinque terre ». Ce sont cinq villages perchés sur la côte, dont l'accès par voiture est assez compliqué. Voilà pourquoi on prenait le train jusqu'au premier d'entre eux, Monterosso.
Notre train est arrivé à 10h02. Il ressemblait à un RER, et était bien climatisé ; heureusement car la chaleur commençait déjà à être torride ! Vingt minutes de train plus tard, nous arrivions à Monterosso. On a repéré le départ du sentier des cinque terre ; un chemin côtier d'une douzaine de kilomètres, reliant les cinq villages.
Monterosso était fidèle aux photos que j'avais vues : un petit village au maisons colorées, une plage de sable, quelques bateaux, et tout autour, les montagnes se jetant dans la mer. Il faisait si beau et chaud que le ciel était blanc par endroits, et qu'il était difficile de distinguer où s'arrêtait la mer et où commençaient les cieux, la limite étant floue et vaporeuse.
On était loin d'être les seuls touristes : Italiens, anglophones, francophones... On est descendu vers le village, mais on ne s'y est pas trop attardé. On avait un petit problème de timing : on devait arriver à Riomaggiore, le dernier des villages, avant 17h, pour récupérer les clefs de l'appartement où on allait dormir ce soir.
On est passé au-dessus de la plage de sable (unique dans le coin, autrement il n'y a que des criques et des rochers), puis au-dessus de gros blocs de pierre baignant dans une eau bleue-verte. On a résisté à l'envie d'allait s'y tremper, remettant ça à plus tard.
Le prochain village était Vernazza, à 1h30 de marche de Monterosso. C'était bien plus physique que ce que je pensais : le chemin était étroit et comptait de nombreux escaliers. La chaleur étouffante ne nous facilitait pas la tâche, je n'avais pas connu de telle température depuis bien longtemps. Enfin, le paysage était superbe, et on prenait de nombreuses photos ; je me spécialisais en photos de fleurs et d'arbre morts, suscitant l'incompréhension des autres : « mais il est à moitié fané ce bougainvilliers ! ». Justement !
Nous sommes arrivé à Vernazza vers 12h30. Les ruelles étroites étaient salvatrices, on avait enfin de la bonne ombre ! Ce village était tout mignon, avec des fleurs plantées dans des noix de cocos, des petits bancs, les façades colorées et l'éternelle linge suspendu au fenêtres. Ce calme ne devait pas durer, nous sommes descendus dans la rue principale, remplie de touristes donnant lieu à une sacrée cacophonie.
On a marché jusqu'au bord de l'eau, au bout d'une digue protégeant les petits bateaux de pêcheurs des vagues pouvant parfois être impressionnantes 'd'après les cartes postales !). On a calé nos affaires sur des rochers de la digue et on s'est jeté dans l'eau ; je ne suis pas fan de baignade, mais la c'était la délivrance ! La chaleur était devenue insupportable, je transpirais sur place, j'ai donc état reconnaissant à la mer de m'apporter de rafraîchissement salvateur.
Gaël et moi sommes allés faire quelques sauts du haut d'une falaise de 4 ou 5 mètres, on a profité de l'eau un moment, et puis on est ressorti. Gaël et Gilles se sont ouverts les pieds sur les rochers pleins de coquillages tranchants, c'était pas joli à voir.
On a traversé le village de Vernazza, et on est reparti sur le chemin vers 13h45, en direction du prochain village : Corniglia. C'était encore à 1h30 de marche, et cette portion de chemin était elle-aussi assez physique. Gilles a rapidement eu mal aux jambes, et on est avancé plus lentement, en faisant des pauses régulières. La chaleur était à son maximum et rendait la montée des marches assez éprouvante. On a fait une pause en haut d'une longue montée, pour profiter de l'ombre qu'il y avait, et pour se reposer. Il y avait tellement de restes du pique nique de la veille qu'on n'avait rien eu besoin d'acheter en plus, si ce n'est un peu de pain. Jambon cru, saucisson, rillettes, camembert, Pringles, pommes, et le melon tombé du tracteur à St Chaptes.
On s'est remis en route, et on a commencé la descente vers le village de Corniglia. Ce village est perché à environ 100m au dessus de la mer et n'a pas de plage. On s'y est arrêté pour acheter de l'eau fraîche, et on en a profité pour demander comment rejoindre le village suivant. La vendeuse nous a dit que le sentier normal était fermé, et qu'il fallait emprunter un chemin alternatif passant par les crêtes. Deux heures de marche au lieu d'une. On n'avait pas le temps de faire ce détour, on est donc descendu vers la gare de Corniglia. La voie ferrée suit la mer de très près (contrairement au chemin), la plupart du temps en passant par des tunnels. Les Italiens ont du avoir du mal à trouver de l'espace à l'air libre pour les gares, entre les falaises et la mer, elles sont donc souvent un peu éloignées du centre des villages.
On a attendu un peu dans cette gare, avec une chaleur assourdissante et une sirène étouffante...ou l'inverse. Le train a fait un bref arrêt au village suivant, Manarola, et on est descendu dans le dernier des cinque terre : Riomaggiore. On a remonté la rue principale jusqu'à l'agence qui nous louait un appart pour le soir, cinque terre holidays. On y est arrivé vers 16h45 ; un panneau sur la porte indiquait « si vous n'arrivez pas avant 17h, votre réservation est annulée »...
Un type à moitié aimable nous a accueilli, nous a fait attendre, et vingt minutes plus tard, un jeune et sympathique Italien nous a guidé jusqu'à notre appart. Pour y arriver, il fallait encore monter de nombreuses marches, les cuisses de Gilles n'ont pas apprécié.
Le concept du logement était assez spécial : c'était un appart d'environ 60 mètres carrés, avec deux chambres, une cuisine, une SdB et une terrasse, qu'on devait partager avec d'autres voyageurs. On serait donc 5 Français (nous), et 5 Australiens. Quand on est arrivé, on a croisé brièvement deux Australiennes qui voyageaient ensemble, ainsi qu'un autre Australien voyageant seul. L'appart était plutôt cool, et la vue depuis la terrasse était vraiment géniale. On a parlé avec l'Australien ; il s'appelait David (Dr Chase pour Emilie), et voyageait depuis 2 mois en Europe, avec un pass train. On n'a pas traîné dans l'appart, on voulait profiter du soleil, et David a accepté notre proposition de venir avec nous.
On est redescendu en bord de mer, et on a emprunté la « via del'amor », le chemin rejoignant Riomaggiore à Manarola : on comptait bien voir les cinq villages, il nous manquait Manarola, qu'on avait juste traversé en train. David n'avait pas payé 5 euros pour avoir la carte permettant d'emprunter le chemin des cinque terre, mais avec un peu de négociation, ils l'ont laissé passer.
Contrairement aux autres sections du chemin des cinq villages, il n'y avait pas de longs escaliers, et il n'y avait qu'une demie heure de marche. On aurait pu se douter qu'avec un nom aussi romantique, on n'allait pas suer à grosses gouttes sur ce sentier.
On surplombait vraiment la mer, on aurait parfois presque pu sauter dans l'eau depuis le chemin, à condition de ne pas avoir peur de la hauteur. Le long du sentier, il y avait plein de cadenas, de coeurs, de mouchoirs, d'inscriptions sur les murs et les figuiers de barbarie ; bref, la promenade des amoureux.
On est arrivé à Manarola, et on a commencé par acheter un glace ; on en rêvait depuis le veille, et au prix de 1,50 euros les deux boules, on n'allait pas se priver. Ma glace finie, je suis parti faire le tour du village, pendant que les autres restaient en bord de mer. Pour moi, c'était le plus beau des cinq, et j'ai pris de nombreuses photos.
J'ai rejoint les autres, et on est reparti vers Riomaggiore. Avant de quitter le village, j'ai acheté deux bouteilles d'alcool : grappa (liqueur de raisin) et limoncino (liqueur de citron). Peu avant d'arriver à Riomaggiore, on est descendu au bord de la mer, on s'est installé sur des rochers et on s'est baigné. C'était génial. Il était 19h30, le soleil était assez bas ; l'eau était super bonne. L'eau était très profonde, bien plus de 10m de fond. On a fait plusieurs sauts, qui se sont parfois finis en plats, notamment pour Delphine ^^
J'ai escaladé une falaise assez haute, avec l'idée de faire un grand grand saut. Une fois en haut, je n'étais plus sûr d'oser me lancer. J'étais à presque 15m au-dessus de l'eau, je n'avais jamais sauté d'une telle hauteur. Après quelques minutes d'hésitation, j'ai sauté, j'ai battu des bras et des jambes dans l'air, avec une sensation de looooongue chute, et j'ai atterri dans l'eau sans problème : ouf ! J'étais content de l'avoir fait !
Avant de repartir de ce super coin, on a profité du soleil couchant pour prendre pas mal de photos de groupe. Je proogrammais le retardateur de l'appareil photo, et je courrai sur les rochers pour rejoindre les autres...
On est retourné à Riomaggiore, on a fait quelques courses dans une épicerie hors de prix, et on est retourné à l'appart. Les deux Australiennes étaient là, et étaient plus ouvertes à la conversation que lors de notre premier passage. Elles aussi voyageaient un moment un Europe, elles étaient dans cette appart depuis trois jours, et n'allaient pas tarder à rentrer chez elles en Australie... Elles devaient se lever tôt le lendemain, et se sont donc rapidement éclipsées de la soirée. On est resté tous les six sur la terrasse, et on a bu des bières, du limoncino et de la grappa. On a mangé des pâtes Barilla avec une sauce, et de la pastèque en dessert. Gilles avait dit à Delphine « tu cuisineras, tu sais bien faire les plats », en référence à son saut manqué dans la mer ^^ Les deux Australiens qu'on n'avait pas encore vus sont arrivés en cours de soirée, mais on ne comprenait rien à ce qu'ils disaient, et ils ne sont pas restés avec nous.
On est allé se coucher vers minuit. J'ai lu un peu le Fred Vargas, pendant qu'Emilie lisait surexcitée des magazines people à Gilles et Delphine !



