Une journée à Uyuni

Trip Start Oct 08, 2010
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Trip End Jul 05, 2011


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Flag of Bolivia  , Potosí,
Tuesday, May 3, 2011

J'ai été réveillé par l'Israélienne qui me tapait sur l'épaule. J'enlève mes boules quiès, et elle m'explique (à deux reprises car l'Anglais au réveil c'est pas mon truc) que son copain est très malade et elle me demande si je veux prendre sa place dans l'excursion qu'ils avaient prévu. Effectivement, l'Israélien gémissait comme s'il allait crever d'un instant à l'autre.

La matinée a continué de façon tragique (enfin, tragicomique pour moi). Les deux Israéliens avaient donc réservé une excursion de 3 jours auprès de la proprio de l'hôtel, et le type était pas en état d'y aller. Mais la proprio voulait les faire payer quand même. Du coup la fille a passé une heure à pleurer. Mais ce n'est pas tout : l'Allemande se retrouver donc seule pour le tour, et ça l'angoissait à tel point qu'elle pleurait aussi. Moi j'étais l'interprète de l'histoire, et aussi le consolateur. On avait longuement parler de voyager seul avec l'Allemande la veille, elle avait conclu qu'il faudrait qu'elle essaye. Uyuni est probablement l'endroit le plus facile du monde pour rencontrer des gens : chaque jour, des centaines de touristes y arrivent et doivent former des groupes de 6 pour payer des excursions en 4x4. La proprio de l'hôtel a trouvé 4 Japonais et 1 Australienne, ce qui faisait 6 personnes avec l'Allemande. Elle pleurait toujours en me disant « mais je les connais pas, moi j'avais envie qu'on me prenne en photoooo !!! ». Son tour devait revenir à Uyuni le soir même, mais elle était quand même affolée : « et si quand je rentre les Israéliens sont à l'hôpital, je vais être toute seule !!! ». Je lui ai laissé mon numéro en lui promettant de la retrouver le soir. « Mais j'ai pas de carte de la ville (Uyuni est aussi grand que Marvejols), je vais pas te retrouver !! ». Bref, finalement elle est parti avec les 5 autres, en essuyant ses larmes.

Cette matinée, j'ai fait la rencontre d'un sympathique couple de Français d'environ 50 ans, qui voyageaient en bateau depuis presque 20 ans. Ils avaient jeté l'ancre à Buenos Aires, et visitaient l'Amérique du Sud.

A midi, je suis sorti pour marcher dans le village. Uyuni est un bled de 10 000 habitants, situé à 3700m d'altitude. Il y fait très froid, mais c'est une ville TRES touristique. La raison est simple : c'est la ville la plus proche de deux régions boliviennes magnifiques : le salar d'Uyuni, et le Sud Lipez. Le salar d'Uyuni est le plus grand désert salé du monde, et le Sud Lipez est une sorte de plateau sur lequel on trouve de nombreux volcans et des lacs de toutes les couleurs. des tours en 4x4 de 1 à 5 jours sont proposés au départ d'Uyuni, et l'immense majorité des touristes qui viennent ici font un de ces tours.

Les parents de Marion étaient arrivés à Cochabamba quelques jours plus tôt, et devaient arriver le soir-même à Uyuni. Ils avaient réservé un tour en 4x4 de 3 jours pour 4 personnes (Marion, ses parents et son colloc Pierre), et m'avaient proposé de me greffer sur leur excursion. C'est ce que j'ai fait en me rendant à l'agence Licancabur ; j'en suis ressorti délesté de 850 bolivianos (90 euros environ).

La suite de l'aprem, je n'ai pas fait grand chose, j'ai passé pas mal de temps à mettre à jour mon blog. J'ai aussi changé d'hôtel, pour m'installer dans celui où Marion et sa famille allaient dormir.

Ah si, j'ai volé une carte postale aussi. J'ai choisi une carte postale devant un magasin ouvert mais sans personne à l'intérieur, j'ai appelé, attendu, écrit ma carte sur un banc en face du magasin, et comme il n'y avait toujours personne, et bien je suis parti avec la carte.

En fin d'aprem, je suis passé dans un bar, et j'y ai retrouvé les Français de la mine de Potosi : Vincent et Sarah, de Clermont Ferrand, et les deux Belges Michael et Jonathan. Ils comptaient partir en expédition le surlendemain.

Là encore, j'ai mangé au restau midi et soir : salade et riz à midi, spaghettis bolognaise et bacon le soir.

Vers 22h, je suis allé à la gare (oui, il y a un train, le premier que je vois en Amérique du Sud !) pour y attendre Pierre, Marion et ses parents (Patrick et Marie-France). Ils étaient partis de Cochabamba le matin même, avaient pris un bus jusqu'à Oruro, puis fini le trajet en train. Un taxi nous a tous amené jusqu'à l'hôtel, 5 patés de maison plus loin.
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