2e jour sur las Huellas Andinas

Trip Start Oct 08, 2010
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Trip End Jul 05, 2011


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Flag of Argentina  , Chubut,
Saturday, January 29, 2011

Pour continuer sur las huellas andinas, il nous fallait prendre un bateau de Punta Mattos à Krugger. Il ne partait qu'à 10h50 alors nous l'avons pris cool ce matin-là. Après avoir mangé des tartines de confiture au soleil, on a discuté avec José. Il nous a proposé de nous apprendre à pêcher : il avait un bateau, du matosse... Il nous a aussi dit qu'il pourrait nous ramener à Lago Verde pour que je puisse récupérer mes affaires. Naïvement, je trouvais ça super sympa, et je lui ai dit que oui, pourquoi pas, on verrait demain après la rando. Il a fini par nous dire que tout ça nous coûterait 700 pesos. Là mes envies de pêche se sont soudainement évanouies. Il nous a dit que même si on ne voulait pas pêcher, on pouvait s'arranger sur un prix pour qu'il nous ramène à Lago Verde ; pas très cool...

A 10h50, le bateau est arrivé, ponctuel. Nous étions les deux seuls passagers. Le trajet jusqu'à Krugger a duré une petite demi heure (pour 80 pesos). Nous avons traversé toute la partie occidentale du lac Fualaufquen, avant de passer « l'estrecho de los monstruos » qui nous a permis de naviguer sur le Lac Krugger. Le temps était aussi beau que la veille, on s'en mettait plein les yeux.

Ils nous ont débarqué à Krugger, on a discuté un moment avec le guardaparque du ponton, et on est parti sans trop traîner. Il était 11h40, et notre brochure de las huellas andinas parlait de 12h pour l'étape du jour... 1h30 plus loin, on a croisé une fille allemande, qui faisait le trek dans l'autre sens, seule. On a discuté un moment, et il s'est avéré qu'elle voulait descendre à El Chalten en stop, avant d'aller au Perito Moreno puis à Torres del Paine. Comme moi. Du coup on a échangé nos contacts, on se reverra peut-être.

45 minutes de marche plus tard, on est arrivé au premier point intéressant de la rando, rompant avec la monotonie de la forêt : la Playa Blanca. Une plage blanche, aux eaux turquoises. Il y avait des gens sur la plage. En s'approchant, on s'est aperçu que c'était Jorge et sa famille : ils avaient traversé le lac en Zodiac... Il y avait aussi une autre famille avec un autre bateau qui pique niquait là. Florentin et moi nous sommes installés dans un coin à l'ombre, et alors qu'on avait décidé de ne pas trop s'arrêter à cause de la grosse montée qui nous attendait, on s'est laissé happer par l'atmosphère relaxante de la plage et on n'est reparti qu'une heure plus tard. D'après la brochure, on devait alors affronter une montée « bastante pronunciada » (assez prononcée). Je crois qu'ils auraient pu mettre « très prononcée » ; c'était super difficile. 1h de côte raidissime, plus de 500 mètres de dénivelé. J'avais le pouls à 180, et ça montait de plus en plus raide. Je l'ai faite sans m'arrêter, laissant Florentin derrière. A 16h, je suis arrivé au sommet : ouf ! On avait fait le plus gros de la journée. Je me suis posé sur les rochers les plus hauts, et ai commencé à manger devant la vie splendide que je venais de gagner. Cette étape de las huellas andinas n'est franchement pas intéressante du tout 95% du temps, mais la Playa Blanca et ce col que je venais d'atteindre valent vraiment le coup.

Florentin m'a rejoint, et on est resté une heure en haut de ce col, mangeant du saucisson pendant que nos habits plein de sueurs séchaient au vent. On s'y est finalement remis : on avait à peine fait un tiers de la distance, et il n'était pas loin de 17h.

Cette fois-ci, c'est Florentin qui est parti devant. Plat, descente, le tout entourés de ces bambous omniprésents. Parfois, on passait sous des voûtes de bambous qui ne laissaient presque pas passer la lumière, c'était impressionnant. Je n'vançais pas très vite, mes lacets se défaisant tout le temps (mais pourquoi ??!!), et profitant d'une zone où on captait pour envoyer quelques SMS. A un moment, j'ai trouvé un coin plein de framboisiers. J'y suis resté 20 bonnes minutes, m'empiffrant sans pouvoir m'arrêter ! Je me suis finalement dit que Florentin devait m'attendre, alors je suis reparti en courant.

Ce n'est qu'au niveau de la route que je l'ai rejoint. Il nous rester 5 km pour rejoindre la fin de l'étape : Villa Fuutalaufquen.

On en a fait trois à pied, et comme le chemin n'était pas top, on a fait du stop sur les deux derniers. Un pick up nous a pris jusqu'au village. Il y avait plein de monde, car on arrivait en plein « Primer festival International de Blues ». On s'est enregistré à la maison du Parc, on s'est acheté un choripan (sorte de hot dog), et on s'est posé dans le pré où avaient lieu les concerts. C'était bien cool. A 20h30, on s'est bougé : il fallait trouver un endroit où planter la tente avant la nuit. 1,5 km plus loin, on a trouvé un camping libre. Tant qu'on était chaud, on a monté les tentes. On se sentait sale, et comme c'était un camping libre, il n'y avait pas de douches...mais le lac à côté. Vers 21h15, alors qu'il faisait presque nuit, un vent pas possible et un froid de canard, on s'est donc dirigé vers le lac, avec un savon et une serviette. Je me suis mis en caleçon, et je suis allé me laver dans l'eau glacée. J'ai rarement eu aussi froid de ma vie ! Je suis retourné sur la rive pour me sécher et m'habiller. Petit à petit, je me suis réchauffé, et à la fin j'avais plus chaud qu'avant de me baigner !

Le soir, on s'est fait une soupe, des pâtes, et j'ai acheté une tarte pour le dessert. Avant de dormir, j'ai avancé mon bouquin : la isla de los caballeros, encore et toujours.
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