Première journée à Cayenne
Trip Start
Oct 08, 2010
1
10
268
Trip End
Jul 05, 2011
La nuit n'a pas été facile : j’avais mal fixé ma moustiquaire imprégnée du coup elle me tombait sur le visage et était assez irritante. Lorsque je me suis réveillé, je ne savais pas du tout quelle heure il était. Un coup d’œil à ma montre : 6h30 du mat. Pourtant je me sentais reposé. Difficile de continuer à dormir, le soleil se lève très tôt ici (et se couche tôt aussi d’ailleurs), et le bruit dans la rue est assez pénible, d’autant plus que la maison est ouverte sur l’extérieur.
Julie débarque dans ma chambre, les yeux rougis, en ayant l’air de souffrir le martyre ; problème de moustiquaire elle aussi ! Ses yeux lui feront d’ailleurs mal une grande partie de la journée.
Après un léger petit déj, nous voilà dans les rues de Cayenne. La chaleur est assez difficile à supporter, on transpire tout de suite, on se sent sans arrêt moite. Apparemment, même les Africains trouvent qu’il ait chaud ici, c’est l’humidité qui donne cette désagréable impression. On trouve peu de touristes dans les rues, et une forte majorité de blacks.
Les rues de Cayenne ne sont pas magnifiques, ça fait assez pauvre. On a marché un moment en espérant voir la mer, mais ce fut un échec ! 92% du littoral guyanais est constitué de mangrove, c'est-à-dire que la foret a les pieds dans la mer. Pas d’exception, à Cayenne : pas de plage, mais des arbres et arbustes impénétrables qui cachent la mer de notre vue.
On a fini par atterrir sur le marché de Cayenne. Là c’était super : quelques fruits connus, comme des pastèques et des bananes, mais une multitude de fruits inconnus : des poires géantes, des boules pleines de piquants, des sortes de racines etc. On a acheté une pastèque qui nous a servi de repas de midi.
Après 4h à déambuler dans les rues de Cayenne, on a voulu aller quelques kilomètres à l’Est, dans la commune de Remire-Montjoly. Là bas, on trouve des plages et des sentiers de balade. Nous nous sommes donc rendu la gare routière, lieu d’où partent de nombreux taxico. Les taxicos sont des espèces de minibus (9 à 20 places environ) bon marché. On est monté avec un type à dreadlocks et dents en or, il nous a laissé à Remire. Il m’a fallut 30 secondes pour me rendre compte que j’avais oublié mon portefeuille dans son taxi ! Que faire ? Le poursuivre en stop ? L’attendre ici en espérant qu’il revienne ? On a attendu 5 minutes à cet endroit, mais rien. Un autre taxico est passé, je lui ai demandé s’il y avait moyen de joindre le gars, il m’a répondu qu’il voyait qui c’était, mais qu’il n’avait pas son numéro. Il m’a dit qu’il ne repasserait pas par là, mais il m’a proposé de monter avec lui pour retourner à Cayenne, et que j’avais des chances de le croiser sur la route. Julie est restée sur place au cas où il revienne, et je suis reparti vers Cayenne avec ce sympathique chauffeur. Il y avait 50 euros et 40 dollars dans mon portefeuille, ma carte bleue, les clefs de la couch surfeuse… Le chauffeur était pessimiste ; avec tan d’argent le type devait lavoir gardé. Et puis il faut voir que j’avais oublié le portefeuille sur la dernière banquette du minius, que ce serait sans doute un passager qui le découvrirait… Le trajet de 20 minutes vers Cayenne ne fut donc pas agréable, d’autant plus que le chauffeur avait choisi une radio où pendant l’intégralité de la route, on a attendu la liste des gens morts en Guyane, les lieux d’enterrements et les condoléances des familles ! Arrivé à Cayenne, pas de dreadeux aux dents en or. Après 30 minutes d’attente stressante, le voilà qui arrive. Il me voit mais ne me fait pas signe. Je vais le voir à sa fenêtre, lui demande s’il n’a pas vu mon portefeuille, et quel bonheur de le voir tendre sa main vers la boite à gant et me le rendre !! C’est une passagère qui l’a trouvé, et apparemment elle ne voulait pas le donner au chauffeur de peur qu’il ne le garde pour lui, elle aurait bien voulu prendre l’argent pour elle. J’ai filé 20 euros à mon sauveur, et je suis monté avec lui pour rejoindre Julie ; OUF !!!!
Quoiqu’il se passe après ceci, la suite de la journée serait agréable ! Avec Julie, on est allé sur la plage de Montjoly, d’où partait le « sentier des salines » qu’on avait prévu de faire. La plage était superbe : des cocotiers qui nous donnaient de l’ombre, la mer avec d’énormes vagues, trois petites iles au loin, le beau sable… Par contre, l’eau est marronatre : les eaux limoneuses de l’Amazone remontent le long de la cote et donnent cette couleur à une bande de 10 km le long du littoral.
On s’est baigné un moment dans cette eau qui devait etre à environ 30 degrés, ça faisait du bien d’avoir l’impression d’etre « rafraichi » après cette journée en pleine cagne !
On a ensuite remonté la plage jusqu’au départ du sentier des salines. Ce sentier évolue dans la mangrove ; il y a meme un passage avec des passerelles en bois au milieu des racines. On arrive ensuite à un « observatoire », au milieu d’une sorte de marécage plein de nénuphars et d’oiseaux.
Le sentier ne fait qu’un ou deux kilomètres, et on s’est vite retrouvé au bout, au milieu des maisons. Cet endroit à l’air beaucoup plus résidentiel, on y trouve des maisons modernes et spacieuses. Un taxico nous a ramené chez notre couchsurfeuse Céline. Le soir, elle nous a amené boire l’apéro chez des copains à elle, on était 6 ou 7 dans une de ces grandes maisons au bord de la plage. On est rentré à la maison à 23h, j’étais crevé (après une journée de 24h debout la veille, on venait d’en faire une de 17h !).
Julie débarque dans ma chambre, les yeux rougis, en ayant l’air de souffrir le martyre ; problème de moustiquaire elle aussi ! Ses yeux lui feront d’ailleurs mal une grande partie de la journée.
Après un léger petit déj, nous voilà dans les rues de Cayenne. La chaleur est assez difficile à supporter, on transpire tout de suite, on se sent sans arrêt moite. Apparemment, même les Africains trouvent qu’il ait chaud ici, c’est l’humidité qui donne cette désagréable impression. On trouve peu de touristes dans les rues, et une forte majorité de blacks.
Les rues de Cayenne ne sont pas magnifiques, ça fait assez pauvre. On a marché un moment en espérant voir la mer, mais ce fut un échec ! 92% du littoral guyanais est constitué de mangrove, c'est-à-dire que la foret a les pieds dans la mer. Pas d’exception, à Cayenne : pas de plage, mais des arbres et arbustes impénétrables qui cachent la mer de notre vue.
On a fini par atterrir sur le marché de Cayenne. Là c’était super : quelques fruits connus, comme des pastèques et des bananes, mais une multitude de fruits inconnus : des poires géantes, des boules pleines de piquants, des sortes de racines etc. On a acheté une pastèque qui nous a servi de repas de midi.
Après 4h à déambuler dans les rues de Cayenne, on a voulu aller quelques kilomètres à l’Est, dans la commune de Remire-Montjoly. Là bas, on trouve des plages et des sentiers de balade. Nous nous sommes donc rendu la gare routière, lieu d’où partent de nombreux taxico. Les taxicos sont des espèces de minibus (9 à 20 places environ) bon marché. On est monté avec un type à dreadlocks et dents en or, il nous a laissé à Remire. Il m’a fallut 30 secondes pour me rendre compte que j’avais oublié mon portefeuille dans son taxi ! Que faire ? Le poursuivre en stop ? L’attendre ici en espérant qu’il revienne ? On a attendu 5 minutes à cet endroit, mais rien. Un autre taxico est passé, je lui ai demandé s’il y avait moyen de joindre le gars, il m’a répondu qu’il voyait qui c’était, mais qu’il n’avait pas son numéro. Il m’a dit qu’il ne repasserait pas par là, mais il m’a proposé de monter avec lui pour retourner à Cayenne, et que j’avais des chances de le croiser sur la route. Julie est restée sur place au cas où il revienne, et je suis reparti vers Cayenne avec ce sympathique chauffeur. Il y avait 50 euros et 40 dollars dans mon portefeuille, ma carte bleue, les clefs de la couch surfeuse… Le chauffeur était pessimiste ; avec tan d’argent le type devait lavoir gardé. Et puis il faut voir que j’avais oublié le portefeuille sur la dernière banquette du minius, que ce serait sans doute un passager qui le découvrirait… Le trajet de 20 minutes vers Cayenne ne fut donc pas agréable, d’autant plus que le chauffeur avait choisi une radio où pendant l’intégralité de la route, on a attendu la liste des gens morts en Guyane, les lieux d’enterrements et les condoléances des familles ! Arrivé à Cayenne, pas de dreadeux aux dents en or. Après 30 minutes d’attente stressante, le voilà qui arrive. Il me voit mais ne me fait pas signe. Je vais le voir à sa fenêtre, lui demande s’il n’a pas vu mon portefeuille, et quel bonheur de le voir tendre sa main vers la boite à gant et me le rendre !! C’est une passagère qui l’a trouvé, et apparemment elle ne voulait pas le donner au chauffeur de peur qu’il ne le garde pour lui, elle aurait bien voulu prendre l’argent pour elle. J’ai filé 20 euros à mon sauveur, et je suis monté avec lui pour rejoindre Julie ; OUF !!!!
Quoiqu’il se passe après ceci, la suite de la journée serait agréable ! Avec Julie, on est allé sur la plage de Montjoly, d’où partait le « sentier des salines » qu’on avait prévu de faire. La plage était superbe : des cocotiers qui nous donnaient de l’ombre, la mer avec d’énormes vagues, trois petites iles au loin, le beau sable… Par contre, l’eau est marronatre : les eaux limoneuses de l’Amazone remontent le long de la cote et donnent cette couleur à une bande de 10 km le long du littoral.
On s’est baigné un moment dans cette eau qui devait etre à environ 30 degrés, ça faisait du bien d’avoir l’impression d’etre « rafraichi » après cette journée en pleine cagne !
On a ensuite remonté la plage jusqu’au départ du sentier des salines. Ce sentier évolue dans la mangrove ; il y a meme un passage avec des passerelles en bois au milieu des racines. On arrive ensuite à un « observatoire », au milieu d’une sorte de marécage plein de nénuphars et d’oiseaux.
Le sentier ne fait qu’un ou deux kilomètres, et on s’est vite retrouvé au bout, au milieu des maisons. Cet endroit à l’air beaucoup plus résidentiel, on y trouve des maisons modernes et spacieuses. Un taxico nous a ramené chez notre couchsurfeuse Céline. Le soir, elle nous a amené boire l’apéro chez des copains à elle, on était 6 ou 7 dans une de ces grandes maisons au bord de la plage. On est rentré à la maison à 23h, j’étais crevé (après une journée de 24h debout la veille, on venait d’en faire une de 17h !).



Comments
Wouaaah wouaaahhh wouaaaahhh !!! Cool les conseils du début enfin plutôt effrayant faut penser à beaucoup de choses !! Déjà pas mal de rencontre en peu de temps et les photos sont super ! Beaucoup de chance pour le portefeuille !! Tu as oublié d'investir dans une petite chaine portefeuille/pantalon !!! : )
Nous nous en sommes à l'étape "économies" mais pas facile avec la maxi taxe d'habitation que notre ami finance publique vient de nous envoyer !!
Des Bises du chud de la France et à bientôt sur ton blog !
Déjà perdu ton portefeuille ? Florent, Florent, Florent, mais où donc as-tu ta tête ? C'est marrant, ça me rappelle vaguement des souvenirs.
Bonne arrivée.