Baptiste cultive, Baptiste médite...

Trip Start Feb 10, 2010
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Trip End May 24, 2010


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Flag of India  , Gujarat,
Saturday, March 6, 2010

récit du 20 février au 6 mars


NU TECH FARM

J'arrive vers 12h à Nu Tech Farm. La première impression qui domine en arrivant à la ferme est : quel endroit reposant !! L'atmosphère ici contraste terriblement avec tout ce que j'ai pu voir jusqu'à présent. Plus de moteur bruyant, plus de klaxonne en tout genre, plus de cris, plus de poussière, plus de déchet, plus d'odeur ignoble, ... je me sens d'un coup plus cool... Quelques batiments disposés autour d'une cour au sol sableux, des palmiers et d'autres arbres sans nom, le tout entouré de petits champs. Un vent frais apporte ce qu'il faut pour respirer correctement par cette chaleur (ça ne sera pas toujours le cas malheureusement).
Wannita la mère de famille prépare des chapatis avec dextérité. Les chapatis sont des sortes de crèpes qui accompagnent quasiment tous les repas indiens, l'équivalent du pain chez nous. Hari le père m'accueil avec un sourire, moustachu le bonhomme a un air de paysan sympathique. Hari et Wannita ont 3 enfants dont le plus grand, 17 ans, travaille à la ferme. Les 2 autres vont à l'école le matin. Dans la ferme vivent aussi la soeur d'Hari et son fils, la mère d'Hari (très vielle) et aussi quelques employés. Mais la majorité des travailleurs vivent dans leur propre logement au village. Il y a une quizaine de personne qui travaille ici quotidiennement. + les Woofers donc, à mon arrivée il y a déjà Tamar (from Israel), puis viendra Françoise (de l'Aveyron!), Anna (Germany) et enfin Tim (from US, California, oh yeah). Nous disposons de nos propres petites maisons autour de la cour, grand luxe !

Les 2 principales cultures de cette ferme bio sont l'aloe vera et les dattes. Mais il y a aussi un champ de blé, de maïs, un champ avec une plante bizarre qui sert apparement à faire de l'huile mais dont personne connaissait le nom, un énorme potager,... et une quarantaine de vaches, taureaux et veaux, chèvres, chiens, chats,...

Le travail ne me paraissait pas difficile au début mais finalement la quantité de boulot est très irrégulière. Certains jours il n'y a pas grand chose à faire et les temps de pause paraissent plus long que les temps de travail, on se demande presque à quoi on sert ! Et d'autres jours, on est franchement content d'aller se coucher le soir ! Par exemple le jour de la récolte de l'aloe vera on a démarré à 9h pour finir à 19h30 avec une mini pause déjeuner ! Voici le procédé : récolter les "feuilles" d'aloe vera dans le champ, seulement celles qui sont "mures", en remplir un tracteur entier, les passer une à une dans 6 bacs d'eau différents pour les nettoyer, puis découper la peau de chaque feuille afin d'en retirer seulement le milieu, qu'on doit pouvoir appeler sève, un espèce de truc gluant et visqueux qui sent le champooing, cette matière passe ensuite dans une machine pour en faire un liquide homogène.

Autres activités :
- retourner les alques qui sèchent au soleil, les algues proviennent soit de la plage toute proche, soit des bassins de stockage d'eau des fermes avoisinantes. Elles servent d'engrais pour les champs.
- récupérer les cacas et pipis de l'étable des vaches pour les épandre dans les champs
- nourrir les vaches, mais impossible de les traire malheureusement ! Il n'y a qu'un type qui le fait, toujours le même, car les vaches sont très sensibles et n'aiment pas être trayés (?) par différentes personnes
- ramasser les mauvaises herbes du champ de maïs pour nourrir les vaches.
- récolter des petites boules sur une plante dont personne ne connait le nom, mais qui sert à faire de l'huile apparement.
- nettoyer le sol à proximité des dattiers
- aider à la cuisine et à la vaisselle

Durant les quelques jours après le stage de méditation j'ai également participé au ramassage du blé qui avait été coupé pendant mon absence. Epuisant ! Et j'ai aussi fait le tour des fermes voisines pour rammasser les algues qui les autres fermiers (qui ne font pas de bio eux)


Je n'ai finalement pas appris grand chose sur la culture bio en général car ici personne ne parle anglais. Le niveau d'anglais des indiens en général est assez bas. Hari et Wannita baragouinent quelques mots, leurs enfants un peu plus, mais les autres employés c'est quedal. Avant d'ariver en Inde j'avais l'a priori naif que les Indiens avaient tous au minimum quelques notions, et bien non ! La majorité ne parle pas un mot d'anglais. Tous les gens que j'ai rencontré jusqu'à maintenant sont des gens "éduqués", issus de ce qui doit être la classe moyenne indienne. Mais cette classe moyenne est franchement minoritaire.

La seule personne avec qui j'ai pu avoir des échanges est Vijay, le type qui s'occupe du business des produits de la ferme. L'aloe vera sert par exemple à faire tout un tas de crème et boissons aux vertues multiples à tel point qu'on finirait par croire que la vie puisse être prolongée grâce à ces produits. Vijay donc parle un anglais parfait. Outre la méditation Vipassana dont il est un fervent suporter, il nous a par exemple parlé de la difficulté d'obtenir un label Bio tant les contraintes sont nombreuses : les exploitations non Bio qui bordent une ferme Bio doivent être situées à une distance minimum sans quoi les produits chimiques peuvent voyager dans le sol et se retrouver dans les plantes Bio. Il nous parle aussi des OGM et de Monsanto qui débarque progressivement dans le pays. Il va jusqu'à comparer la lutte contre les OGM à la lutte pour l'indépendance du pays !! Apparement Monsanto débarque en Inde avec des millions de dollars pour lobbyer, ils achètent des députés, des chercheurs, des études, des journalistes, de la pub, et j'en passe en tout genre pour modifier les lois en leur faveur. Pour lui c'est David contre Goliath. Effrayant et passionant.


A part avec Vijay, les échanges furent donc limités, les consignes de travail souvent floues. Il n'en reste pas moins que cette incursion dans la vie de cette ferme a été une super expérience. Par exemple, j'ai pu assister à la vie de famille. Féministes de tous bords, ne lisez pas ce qui suit... car ici c'est Wannita la mère qui fait tout, Hari regarde, s'amuse, a le rôle de la bonne poire. Wannita, elle, fait tout le reste : la cuisine (comprend petit dej et diner pour tous les habitants de la ferme, + de 10 personnes, et le dejeuner pour tout le monde, soit 25 personnes environ), la lessive (sauf celle des woofers), toutes les autres taches ménagères, mais aussi le travail de la ferme, car Wannita travaille également dans les champs, autant que les autres employés. Hari lui ne fait rien, mais vraiment rien, il conduit de temps en temps le tracteur, vient parfois jeter un coup d'oeil si le travail avance, mais il n'aide jamais, strictement jamais, c'est incroyable. Au final on aurait dit que c'était Wannita qui dirigeait la ferme.

Après 5 jours dans la ferme je part pour le...



Stage de méditation Vipassana


Ce stage fut une bonne expérience mais j'ai du y mettre un terme au bout de quatre jours car trop dur pour moi. Je n'était pas du tout préparé, je n'avais jamais pratiqué de méditation de ma vie, et je n'avais qu'une vague idée de ce en quoi cela consiste. Je ne m'attendais en tout cas pas à quelque chose d'aussi mentalement épuisant. Je vais tenter ici de présenter un peu en quoi consiste un tel stage, malgré le fait que je n'y ai passé que 4 jours au lieu de 10.

Tout d'abord la méditation Vipassana est la méthode de méditation découverte puis enseignée par le Bouddha il y a 2500 ans. Rien que ça. Elle a été remis au gout du jour à partir des années 1970 par un Indien, un certain Goenka. Le succès de ses stages a été tel que de très nombreux centres ont ouverts en Inde et partout dans le monde. L'objectif de la méditation n'est rien de moins que l'atteinte de l'Eveil, le Nirvana, la Libération, l'Omniscience, le Bonheur, tout ces mots reviennes au même : plus de souffrance, acceptation du changement, etc... Pour atteindre cet état, il faut parcourir une loooongue route qui débute par ce stage et ces exercices destinés à faire entrer les étudiants dans la maternelle de l'apprentissage de la Voie.

Concrètement, voici rapidement en quoi consiste l'exercice qui a occupé les 2 premiers jours : asseyez-vous, en tailleur de préférence, fermez les yeux et... "observer le flot de votre respiration au niveau des narines". C'est tout ? C'est tout !! Il faut bien comprendre ici que le but n'est pas du tout de controler la respiration, mais seulement de l'observer. L'esprit doit être concentré sur ça sans jamais divaguer à autre chose, même si une démengeaison, un grattement, des fourmillements apparaissent il ne faut pas réagir. Voilà pour donner une idée.

Maintenant voici le programme de chaque journée :
4h00 : réveil par un doing très oriental
4h30-6h30 : méditation en groupe
6h30-8h : petit dej et repos
8h-9h : méditation en groupe avec consigne (cassette qui tourne avec la charmante voix de Goenka)
9h-11h : méditation en groupe ou seul dans sa chambre selon les jours
11h-13h : pause déjeuner et repos
13h-14h30 : méditation en groupe ou seul dans sa chambre selon les jours
14h30-15h30 : méditation en groupe avec consigne
15h30-17h : méditation en groupe
17h-18h : gouter
18h-19h30 : méditation en groupe avec consigne
19h30-20h30 : cours et explications de la méditation Vipassana (le mieux !)
20h30-21h : méditation en groupe
21h30 : extinction des feux (sans avoir diné !)

Ce programme pourrait être simplifié en : tu médites toute la journée et de temps en temps tu manges un peu.

Donc voici l'occasion pour moi d'exprimer tout ce qui m'a déplu :
- trop strict. Si l'on est pas dans la salle à l'heure il y a un type (le maton !) qui vient vous chercher pour vous rappeler que vous être pas ici en vacances.
- trop de restriction. Objets électroniques et livres interdits, pas le droit de parler, sauf aux professeurs quand on a des questions bien sur, pas trop manger : "pour une méditation correcte, l'estomac doit toujours être au moins 1/4 vide" !!
- ambiance monacale, voir carcérale quand on arrive et qu'on dépose nos objets de valeur qui peuvent perturbés notre méditation. Il y a même des étudiants expérimentés qui poussent le vice jusqu'à ne s'habiller qu'avec des vêtements tout blanc, du coup cela ajoute aussi des airs d'hopital psychatrique... Heureusement cette atmosphère est largement compensée par le cadre qui est on ne peut plus sympathique - voir photos que j'ai pu prendre avec mon appareil avant de le déposer à la consigne.
- certains discours du soir dictaient des principes de vie à respecter ABSOLUMENT sans quoi l'Eveil, le Bonheur, etc.. est impossible, par exemple : ne pas fumer, ne tuer aucun animal (même pas un moustique qui m'empeche de dormir ?), donner une part significative de son revenu à la charité (mais alors il faudra toujours des pauvres ??). L'expression de ces principes me déçoivent car pour moi le bonheur ne dépend pas des principes de vie que l'on s'applique.
- croyances bouddhistes nécessaires : toujours à propos de ces discours du soir, le dernier que j'ai entendu parlait longuement de karma et de réincarnation. Des sortes de paraboles bouddhistes sont relatées et sont censées prouver quelque chose. Même si la méditation Vipassana se défend d'être accessible à n'importe qui, de n'importe quelles croyances, je crois au contraire qu'il faut avoir au minimum un a priori positif sur des croyances comme le karma et la réincarnation. Ce qui n'est pas du tout mon cas. J'avais déjà décidé de quitter le stage avant d'écouter ce dernier discours mais ces références à des croyances improbables m'ont confortées dans mon choix.
- ambiance secte indéniable : le gourou... euh pardon, le "Teacher", est celui qui est là positionné de façon charismatique devant tout le monde sur la petite estrade, c'est à lui qu'il faut se confier quand on a un soucis, les autres responsables ne sont que de modestes assistants. Sans compter qu'à la fin des séances de méditation groupée, certains étudiants zélés se prosternent gentiement 3 fois de suite. Il n'y a aucune consigne en ce sens pourtant. Beurk !
- et le pire de tout c'est : la voix de Goenka ! Presque toutes les séances de méditation groupées donnent lieu à une consigne au moyen d'une cassette d'un enregistrement de Goenka. Celui-ci a enregistré ses consignes sur dix jours. Cela lui permet d'être certain que le Vipassana est enseigné de la même manière partout dans le monde. Les enregistrements commencent et se terminent avec une sorte de champ religieux, entre lesquels Goenka donne ses consignes. Sa voix est difficile à décrire : à la fois très rauque, gutturalle, lancinante et plus caverneuse que celle de Jafar et de Philippe Séguin réunis !! Ecoutée à longueur de journée, cette voix ronge, ronge la patience et ronge encore jusqu'à devenir insoutenable...


MAIS !! Malgré cette longue liste de choses déplaisantes, j'ai essayé de me surpasser pour en faire abstraction et tenter malgré tout l'expérience. Car c'est bien d'expérience, mais d'expérience intérieur, dont il s'agit ici. A l'entrée du centre, une affiche encadrée énnonce une sorte de principe de vie que je partage à 100% et qui m'a aidé à dépasser mon regard critique sur ces choses déplaisantes durant ces 4 jours. Voici la traduction du passage important :

Le Bouddha a dit ; n'accepte pas quelquechose :
- parce que tu l'as entendu plein de fois
- parce que cela fait partie des croyances traditionnelles depuis des générations
- parce que c'est une croyance partagée par un très grand nombre de personnes
- parce que c'est en accords avec tes (saintes) Ecritures
- parce que ça semble logique
- parce que c'est en accord avec tes propres croyances
- parce que c'est proclamé par ton professeur, qui a une personnalité très attrayante et pour qui tu éprouves un grand respect
Accepte cette chose seulement une fois que tu l'as réalisé toi-même au niveau de l'expérience et que tu trouves que cette chose est saine et bonne pour tout le monde.

En clair la méditation Vipassana propose de réaliser une expérience personnelle afin de réaliser certaines choses. C'est pourquoi cette expérience spirituelle n'a rien de religieux, dans ce principe de base en tout cas. Il n'est pas question de croyances et de dogmes à appliquer bêtement. C'est pourquoi en tant qu'athé j'ai voulu faire cette expérience.


Je me suis donc concentré tout ce que j'ai pu. Mais mon esprit n'était pas du tout préparé à ça, incappable de se concentrer plus de 10min sur l'exercice, et encore au prix d'un gros effort. J'ai eu l'impression de revivre des révisions de cours étant jeune, me rendant compte parfois au bout d'1/4 d'heure que je fixai mon classeur tout en pensant à autre chose depuis 1/4 d'heure. Mon esprit divague, se balade dans le passé, dans le futur, et me donne l'impression d'être incontrôlable.
Les discours du soir expliquent qu'il est tout à faire normal qu'un débutant ait tout le mal du monde à réaliser cette concentration, cette observation de soi, à première vue on ne peut plus basique. Ils expliquent qu'en fait l'esprit est comme un lion qu'il faut dompter. Et bien mon lion est semble-t-il plus difficile à dompter que les autres. Ne voyant aucun progrès après 4 jours j'ai décidé de partir.

A titre indicatif les débutants comme moi qui abandonnent en cours de route sont rares. Par conséquent il faut relativiser la difficulté des choses que j'exprime en gardant bien à l'esprit que c'est mon vécu qui est décrit ici. Merci d'éviter de graver dans vos neuronnes que ce genre de stage est forcément très difficile à réaliser.


Bref malgré cette interruption après 4 jours je suis extrêmement content d'avoir vécu cette expérience et compte bien persévérer car même si je pense que l'état final d'éveil, d'omniscience, de bonheur total, d'éternité, ou quelque soit le nom qu'on lui donne, est une utopie, j'ai tout de même le sentiment que ce type de méditation peut être extrêmement bénéfique.
Mais voilà, comme me l'a très bien dit mon pote le célèbre sage d'entre les sages "Simon Deux" : il faut commencer à nager là ou l'on a pied !!!
Donc je referais probablement un tel stage mais en m'y préparant un peu à l'avance !


Retour à la ferme

Le retour à Nu Tech Farm m'a fait l'effet d'une incroyable bouffée d'air frais. Quel plaisir de vivre à nouveau, de retrouver cette atmosphère si paisible et vivante à la fois ! Donc me voici de nouveau à bosser à la ferme pour 4 jours,... malgré la barrière de la langue les liens créés avec ces gens attanchants sont forts et j'ai un petit pincement au moment de partir...

Le 6 mars, je décolle pour 17h de bus vers le Rajasthan, un peu plus au nord, c'est le pays d'Aladin et c'est surtout l'Etat le plus touristique d'Inde, le contraste va être frappant après toutes ces journées passées au calme au coeur de la vie des Indiens !



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Comments

Gabriel on

Salut Baptiste !
Chouette expérience ce séjour "méditation" !
Tes commentaires me rappellent ce que je fais chaque semaine pendant mes cours de yoga ... rassure toi ça vient avec l'entrainement ! Peut-être que pour débuter tu devrais essayer des exercices de concentration plus simples, parce que la méditation aussi soutenue c'est vraiment difficile !

J'ai bien aimé ta vidéo depuis le Tuk Tuk : sur les routes en Inde ya ... des camions, des motos, des tuk tuk et ... des vaches de temps en temps !

Bonne suite dans ton périple, régale toi de tout ce que tu vois et continue de nous partager ça !
Bises

Gabriel

Camille on

Super mon frere! J'aime beaucoup les phrases traduites du bouddha! C'est chouette que ca te plaise le travail à la ferme, tu n'as pas essayé d'apprendre leur langue? (c'est quoi, de l'hindou ou chaque région a son dialecte?) Par expérience, je sais que si tu coupe une feuille d'aloé vera et que tu applique la sève directement sur une brûlure ca apaise et ca guérit très vite!
Bon alors, depuis le 6mars tu fais quoi dans le pays d'aladin? t'as croisé le génie et fais tes voeux au moins?
bise printanière

Aurélie on

j'ai dévoré tes lignes... merci de cette bouffée d'air frais dans ce monde de surconsommation médicale !

Isabelle on

Merci Baptiste de prendre le temps de nous partager tes ressentis et tes découvertes ! tes textes (en plus très agréables à lire) me permettent d'approfondir et d'alimenter mes recherches personnelles sur cette vie sur la terre ...
ouvrir sa carte du monde .... tout un programme !

bonne suite et à bientôt par lecture !
je t'embrasse !
Isabelle

fouls
fouls on

merci pour les commentaires :))

pour Camille : j'essaye vaguement d'apprendre l'hindi qui est la langue la plus communément parlée en Inde, mais très inégalement selon les régions. Il y a en Inde je crois environ 18 langues officielles et des centaines de dialectes... ça donne un beau bazard : par exemple dans cette région du Kutch située dans l'Etat du Gujarat, les gens parlent Kutchi entre eux, ou alors Gujarati quand ils parlent avec qqun d'une autre région du Gujarat, ou encore Hindi pour ceux qui le maitrisent quand ils parlent avec qqun d'un autre Etat, ou encore English pour ceux qui le maitrisent quand ils parlent avec des touristes.... !! voilà un peu le bazar des langues qu'il y a en Inde, donc pour un voyageur qui change régulièrement de région et d'Etat c'est pas évident !

Catherine on

Récit tellement dense et riche... ça va nous ouvrir à de bien belles discussions et de beaux partages sur la vie quand tu rentreras.
Merci à toi de nous livrer ton ressenti et tes découvertes ... ça nous fait avancer nous aussi.
Bisous printaniers.

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