Le village culturel de Mari Mari...

Trip Start Oct 02, 2009
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Trip End Oct 23, 2013


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Flag of Malaysia  , Sabah,
Wednesday, June 30, 2010

Lever a 8h15, douche, puis prends mon temps avant d'aller petit

dejeuner. Le depart est prevu a 9h30, mais a 9h05 le gars de la

reception vient frapper a ma porte pour me dire qu'ils m'attendent en

bas. Je suis un peu vert, pas eu le temps de manger, pas eu le temps de

fumer, et surtout pas eu le temps de chier! Me depeche donc, descends

et la personne.. Fume une clope, remonte pour savoir ou est le bus, le

gars descend avec moi et, ne voyant personne, me dit d'aller prendre

mon petit dejeuner, deux tranches de pain de mie toastees avec de la

margarine et de la confiture de fraise, avalees en speed. Remonte dans

la chambre pour faire couler tout ca, puis descends fumer a nouveau. Le

van arrive, et c'est parti pour une demi heure de route, direction le

village de Mari Mari, un village touristique qui comprend plusieurs

longhouses, les maisons traditionnelles des tribus ici. Chaque

longhouse represente une tribu differente, les rungus, les lundayehs,

les bajaus (venus des Philippines et de Sulawesi), et les muruts, les

fameux chasseurs de tetes. Ils ne coupent plus de tete depuis 1910,

mais ont cependant repris de l'activite lors de la seconde guerre

mondiale pour couper des tetes de japonais...
Nous commencons le tour par l'accueil des "guerriers" et du "chef du

village", qui ne sont bien sur que des acteurs, ils touchent tout le

monde, font leur sauvage. Puis nous arrivons au premier stand, l'alcool

de riz, ou on nous explique comment il est distille. Bien sur on goute,

assez doux compare a la Chine ou au Vietnam. Le stand suivant est le

stand de bouffe, ou on nous explique la cuisson au bambou, on met les

ingredients dans une feuille de palmier, on roule le tout et on le met

dans un bambou coupe, puis on bouche avec une feuille. Et on fait cuire

sur le feu pendant vingt minutes. Bien sur on s'essaie tous, on met du

poulet, des oignons, de l'ail, du gingembre, du lemongrass, du chili,

du sucre, du sel, des patates, on melange et on fourre le tout dans le

bambou... Ensuite nous allons dans la premiere longhouse ou on nous

montre comment allumer un feu avec du bambou. Un peu laborieux au

debut, ils mettent dix a quinze minutes a l'allumer, mais bon ils ont

tout de meme reussi. Les longhouses sont confectionnees en bambou et

bois, le sol n'est pas fixe car il permet, lorsqu'il fait trop chaud,

de retirer quelques bouts de bambou pour que l'air circule. Pas bete.

Cela permet aussi de jeter les restes de bouffe au sol, ensuite manges

par les cochons sauvages gardes sous la maison (pas si sauvages que ca

alors...). Ces cochons servent aussi de systeme d'alarme en cas

d'attaque, ainsi que les poulets et les chiens. Les jeunes filles

dorment toujours en hauteur, au dessus des parents, et l'echelle est

retiree la nuit pour lui eviter de descendre et d'aller copuler avec

les males en rut... A l'etape d'apres on nous explique comment faire un

gilet a partir d'ecorce d'arbre, mouille puis martele et coupe afin

d'en faire des fibres. Devant une des longhouses se trouve un crocodile

en terre et gazon, symbole que le guerrier a deja coupe une tete.

Lorsqu'il coupe une tete, il fabrique ceci, pose la tete dessus pendant

deux mois jusqu'a ce qu'elle seche, puis retire la peau de celle ci. A

savoir qu'un guerrier ne peut avoir de femme s'il n'a pas coupe de

tete... Quand on dit que les femmes nous font perdre la tete... Dans

cette longhouse se trouve une fausse tete coupee, et le systeme

d'aeration est le toit. On souleve tout un pan du toit que l'on repose

sur un pieu, et l'air peut circuler. Ingenieux. Puis on visite une

longhouse de ceremonie, les femmes etant assises d'un cote, les mecs de

l'autre, cote fenetre de ce fait ils peuvent mater les filles passer en

dessous et les siffler ou les interpeler. Le stand d'apres nous fait

gouter un breuvage chaud a base d'une feuille dont je ne me rappelle

plus le nom, pas mauvais et doux. Puis on nous fait gouter a un plat

fait de farine de tapioca ajoutee a du sucre et de l'eau, versee en de

fins filets dans un wok, ce qui donne des especes de beignets de

noddles, avec un gout de crepe, trop bon. J'en reprends deux fois...

Puis on s'essaie a la sarbacane, surmontee d'un fer de lance. La

flechette empoisonnee permet d'immobiliser l'ennemi et la pointe de

lance de le transpercer. Je suis pas doue, je n'atteinds meme pas la

cible en deux essais. Ensuite assistons a une demonstration d'un jeu

pratique dans les tribus, un espece de trampollin en osier, le but du

jeu est de sauter et d'attraper soit du tabac, soit du vin de riz,

accroche en hauteur. J'essaie meme pas. A la place je vais gouter au

tabac local, tres bon et tres doux, fume dans une espece de feuille

epaisse, comme de l'ecorce. En fait a Borneo ils cultivent le tabac et

l'echangent avec le Sultanat de Brunei contre du petrole. Puis stand de

tatoo au hena, motif pourri pour moi, je suis le dernier et il faut

surement que le gars passe a autre chose... Puis assistons a un

spectacle de danses locales, avec les memes

guerriers/acteurs/danseurs/cuistots, et les filles. Une d'elle est

magnifique. Et ca finit avec la danse du bambou, comme au Vietnam, ou les touristes sont invites a  participer, sauf moi bien sur.... Apres la seance photo avec cette joyeuse bande de coupeurs

de tetes, le lunch. Poulet au curry et riz, aubergine et oignon pour

moi. Puis le melange que l'on a prepare auparavant. J'ai un peu force

sur le gingembre et le lemongrass, sinon c'est bon. Mais c'est fort

quand meme... Puis visite de la boutique de souvenirs, des trucs pas

mals mais je suis sur que c'est moins cher a Kota Kinabalu.. Puis

retour sur KK, car j'ai un tour qui commence a deux heures et il est

deja une heure....
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