Parc national Manuel Antonio

Trip Start Feb 02, 2013
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Trip End Mar 01, 2013


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Flag of Costa Rica  , Province of Puntarenas,
Tuesday, February 5, 2013

Le parc national Manuel Antonio est souvent appelé le "Disney" du Costa Rica, non pas en référence aux manèges et aux attractions (n'en cherchez pas ici), mais en raison de son achalandage qui s'apparente parfois à celui des grands magasins les jours précédant Noël. Aussi, si vous êtes en haute saison, prévoyez arriver très tôt (un peu avant l'ouverture, même) si vous ne voulez pas faire la visite du parc à la queue leu leu, dans une foule bruyante qui aura effrayé la plupart des animaux.

Nous avons visité le parc un mardi de février et sommes arrivés tôt (achalandage moyen, donc) et nous avons pu, ainsi, faire de belles découvertes.

Ce qui est toujours troublant lorsque l'on visite un pays étranger, c'est qu'on ne veut ni passer pour de riches pigeons à plumer, ni froisser les gens du cru en ne respectant pas les usages locaux. Le meilleur moyen est encore de bien se préparer avant de visiter un lieu touristique, de savoir exactement ce que l'on veut et de déterminer à l'avance les services dont nous aurons besoin.

Par exemple, je m'étais avisé qu'il y avait un stationnement gardé tout près de l'entrée du parc Manuel Antonio (quelques dollars pour la journée). Or, je fus pris d'un doute lorsque, à encore 600 ou 700 mètres de la réserve, je vis des voitures garées de chaque côté de la route et plusieurs Ticos (tel que se désignent eux-mêmes les Costaricains) qui nous sommaient de nous garer à leur suite. Allais-je obéir?

J'ai failli céder, mais je me suis entêté et les ai superbement ignorés, continuant jusqu'aux grilles du parc, où il y avait effectivement un grand stationnement surveillé en permanence.

Nous avons dû ensuite essuyer un barrage de guides (j'exagère : ils n'étaient pas vraiment insistants) qui nous proposaient leurs services pour la visite du parc. Après trois ou quatre refus («No gracias. Vamos a ir solo.»), on nous a laissé tranquilles. Nous n'avons rien contre les guides de Manuel Antonio (qui doivent tous être accrédités), mais nous préférons faire la visite à notre rythme, d'autant plus que les enfants ne parlent pas encore l'anglais et qu'ils auraient trouvé le temps un peu long.

Bref, notre balade nous a permis de découvrir des paysages magnifiques : les sentiers étaient bien balisés, la vue panoramique était grandiose, la plage superbe et, pour peu que nous nous éloignions un peu de l'entrée du parc, nous arrivions par moments à nous retrouver seuls dans la nature.

L'observation de la faune étant toujours une question de chance, je crois que nous avons été relativement gâtés lors de cette matinée puisque nous avons pu voir un daim, un paresseux, un singe hurleur, plusieurs oiseaux, des agoutis, de gros lézards, un serpent vigne (merci à ce touriste qui l'a repéré dans les fougères!), des crabes, une meute de ratons-laveurs ainsi qu'une ribambelle de capucins à face blanche. Difficile de les manquer, ceux-là! Ils débarquent en peloton sur la plage, ouvrent les sacs et forcent les paniers de pique-nique avant de se sauver avec leur butin, qu'ils se disputent dans les arbres. Certains ont moins de chance que d'autres : je repense entre autres à ce capucin qui s'est emparé d'un sac de chips et a grimpé à un arbre... en le tenant à l'envers! Il fallait voir sa figure lorsqu'il a regardé à l'intérieur du sac, médusé! Pendant ce temps, les ratons-laveurs s'étaient chargé des croustilles avec une frénésie somme toute triste à voir, car il y a encore trop de touristes qui offrent, volontairement ou par négligence, leur nourriture à des animaux dont le système digestif n'est pas conçu pour recevoir.

Comme la plupart des animaux tendent à disparaître en après-midi (à cause de la chaleur et de l'achalandage), nous en avons profité pour nous prélasser sur la plage et dans les vagues de cet endroit magnifique.

Un conseil : apportez suffisamment d'eau pour l'aller et le retour, car il n'y a aucun magasin dans le parc et nous n'avons pas osé, en ce début de voyage, nous abreuver au robinet du bâtiment sanitaire (je suis sûr que nous aurions pu le faire sans danger, mais bon, nous partions le lendemain pour le sud du pays et je ne voulais pas risquer de faire six heures de route en gérant des crampes intestinales!)
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