En route pour l'Uruguay

Trip Start Dec 02, 2008
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Trip End Aug 26, 2009


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Where I stayed
Hostal Colonial

Flag of Uruguay  ,
Wednesday, March 11, 2009

Je prends le bateau pour Colonia à 9h00 du matin, J'ai dû me lever tôt pour prendre le métro qui m'a conduit a proximité du terminal "Buquebus" d'où partent les bateaux. Il pleut à verse mais je parviens à me frayer un chemin au travers des gouttes.

Avant d'embarquer, je passe à la douane où l'employée me fait un cachet et me montre vaguement derrière elle, la direction de l'embarquement. Je monte sur le bateau où un autre employé prend la souche de mon billet. Il paraît hésiter quelques secondes mais me laisse finalement passer. Le bateau est extrêmement grand et large, les rangées comptent plus 20 sièges. Il est loin d'être rempli. Sur le pont inférieur sont parquées les voitures.
Je m'installe quelques instants près d'une fenêtre quand soudain, j'entends l'hôtesse qui demande, au micro, un certain "bissenté coléaouks" au guichet administratif. Surpris, je descends sur le pont principal et me dirige au guichet des renseignements où l'employé qui avait pris la souche de mon billet m'explique que quelque chose d'anormal s'est passé à l'immigration et me demande d'y retourner avec lui. Effectivement, après vérification, je n'avais reçu que mon cachet de sortie d'Argentine. L'employée de la douane m'avait indiqué de passer à un autre guichet pour remplir les formalités d'entrée en Uruguay, ce que je n'avais pas compris. Une chance que ceci ait été repéré avant le départ du bateau sinon je me serais retrouvé en Uruguay avec un passeport en défaut!

J'arrive en début d'aprés-midi à Colonia, petite ville fort paisible au bord du rio Plata. Je me dirige vers l'hostel qui est indiqué par des pancartes dès la sortie de l'embarcadère. Il fait couvert et il se met à pleuvoir un peu plus tard. Je ne fais pas grand chose le reste de la journée, je me sens un peu patraque, comme si j'avais attrapé le mal de mer sur le bateau et que ça ne passait pas un fois arrivé sur la terre ferme.

Le lendemain, il ne fait toujours pas meilleur contrairement à ce qu'avaient annoncé les prévisions météo. Je prends tout de même une bicyclette à l'hostel et vais faire un petit tour au real San Carlos. Je me retrouve un peu en dehors du centre dans un quartier sans beaucoup d'intérêt. Je longe les plages désertes et les dunes au bord de la rivière pour arriver dans ce quartier. Vu la couleur de l'eau genre "café au lait", il faut vraiment avoir beaucoup de courage ou très chaud pour s'y baigner.
Au real San Carlos, je passe à côté d'un vieil amphithéâtre qui menace de s'écrouler, une sorte de cimetière de trains ou on peut admirer des wagons au milieu d'un champ. On dirait que tout est à l'abandon. Ce n'était probablement pas une bonne idée très judicieuse de venir dans ce quartier. Bref, je décide de rentrer.

Alors que je reviens à l'hostel, je vois le réceptionniste qui s'affaire dans ses papiers. Je lui demande ce qu'il étudie et il m'explique qu'il fait une étude de marché pour acheter un nouvel ordinateur pour l'hostel. Je lui dit que j'ai travaillé dans le domaine et que je peux l'aider si il le souhaite. Ceci ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd et un homme plus âgé du nom d'Eduardo assis dans un fauteuil de la réception me demande plus d'informations sur le sujet. Je lui fais un petit cours sur les détails importants de sa configuration et il me pose quelques questions sur ce que je ferais à sa place. Je lui donne mon avis et il me remercie pour mon aide.

Le jour suivant, je visite le centre historique avec ses vieilles rues en pavé bordées de platanes, ses façades de couleurs et ses petites échoppes. C'est l'attraction principale de la cité avec ses quelques plages qui ne m'ont pas convaincues la veille. Enfin le soleil est de retour pour éclairer mes photos!
Je passe par la plaza mayor, la puerta del campo, la calle de los suspiros, la casa del Virrey et l'iglesia Matriz. Je profite également du point de vue en haut du phare qui n'est malheureusement pas sensationnel. Je me promène au bord de la rivière jusqu'au port et passe par le théâtre Bastion del Carmen dans le parc duquel se trouve un sculpture en spirale.

Le soir, je discute avec un couple d'allemands et d'anglais qui vont à un concert d'un chanteur traditionnel uruguayen nommé "José Carabajal" ainsi que d'un groupe appelé "Agarrate Catalina!". Il me propose de me joindre à eux, ce que j'accepte volontiers. José Carabajal ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, par contre Agarrate Catalina! était beaucoup plus vivant, à mi-chemin entre théâtre humoristique (je ne saisissais pas tout d'ailleurs) et chant avec des choeurs et des canons a capella. Bonne expérience!

Le lendemain, lorsque je fais le check-out de l'hostel, il me faut encore payer la dernière nuit de mon séjour. Eduardo, qui est en fait le patron de l'hostel, est toujours là et lorsqu'il entend cela, il intervient auprès du réceptionniste pour lui signifier que je ne dois pas la payer! A mon tour, je le remercie vivement! Il est temps de me remettre en route vers Montevideo.
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