La réserve naturelle de l'Aconcagua

Trip Start Dec 02, 2008
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Trip End Aug 26, 2009


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Flag of Argentina  , Northern Argentina,
Tuesday, January 20, 2009

Je me réveille le premier dans la chambre à 4h30 du matin pour me doucher, déjeûner et préparer mes affaires. Je prends un taxi pour rejoindre la gare des bus et embarque comme prévu à 6h00. Il y a environ 3,5 heures de trajet pour atteindre Horcones, le ciel est clair et je peux voir le sommet de l'Aconcagua (ou du moins ce que je pense l'être) dès que le bus s'en rapproche. C'est en fait à ce moment que je le verrai le mieux de toute la journée car une fois dans le parc, il était enveloppé par des nuages!
Le bus me dépose au bord de la route vers 9h45. J'ai d'abord une bonne demi-heure de marche avant d'arriver à l'entrée de la réserve où se trouve le bureau d'informations. J'arrive au guichet vers 10h30, un garde m'explique le parcours à suivre sur un plan. Celui-ci mentionne 4 heures d'ascension et non plus 3 comme on me l'avait indiqué la veille à l'office du tourisme de Mendoza! De plus les 4 heures sont calculées à partir d'un point dans le parc que je n'ai pas encore atteint!
J'attends patiemment que la gentille demoiselle du bureau d'information daigne me délivrer un laisser-passer. Une bonne demi-heure s'écoule pendant laquelle elle fait passer tous les randonneurs Argentins avant moi. Elle finit tout de même par me fournir mon document et pour une raison étrange, elle ne me fait pas payer les $60 de droit d'entrée!
Avec toutes ces formalités administratives, il est 11 heures quand je sors finalement du bureau pour commencer ma randonnée. Une rapide estimation de mon temps me fait dire que j'ai tout intérêt à me dépêcher si je ne veux pas rater mon bus de retour en début de soirée!
De ce fait, je pars comme un flèche en direction de Confluencia, le premier camp de base. Je passe encore par le check-in pour montrer patte blanche et continue ma route sans trop m'y attarder. Une partie de la randonnée est assez escarpée avec beaucoup de pierres et de cailloux en travers du chemin. J'arrive finalement à Confluencia après seulement 2 heures de marche mais je suis sur les genoux! Au camp, on m'explique que j'ai tout juste le droit d'utiliser les toilettes et d'aller m'asseoir sur une table en bois, type aire de repos sur les autoroutes, pour manger mon pic-nic. J'en suis ravi d'autant plus qu'il commence à pleuvoir. Le vent se lève et il fait de plus en plus froid. Quelques flocons de neige commencent même à tomber! Je passe mes vêtements de pluie mais heureusement cela ne dure pas. Je croise Javier, un espagnol de Majorque, avec lequel je casse la graine. Nous allons ensuite prendre un café (plutôt hors de prix) dans une tente que Javier avait repéré. Comme nous avons un peu de temps, nous décidons de nous aventurer un peu plus loin sur le chemin en direction de Plaza Francia, le second camp de base. En chemin, nous croisons un asiatique qui nous demande s'il est encore loin de la sortie. Après une vingtaine de minutes de marche, je me sépare de Javier qui souhaite continuer encore un peu plus loin vers Plaza Francia. Je préfère pour ma part redescendre pour tenter d'attraper mon bus à 16h30 et éviter la pluie qui s'annonce.
J'arrive au check-in vers 16h30, il est trop tard pour attraper le bus qui est encore a une bonne demi-heure de marche. Le bus de 20h00 s'arrête à Puente del Inca, un petit village qui se trouve un peu plus loin sur la route nationale. Le garde du bureau m'explique un raccourci pour le rejoindre plus rapidement mais il me faut encore une bonne heure de marche pour l'atteindre. J'y arrive vers 18h00 et je peux admirer le "pont de l'Inca" d'où le village tire son nom. Ce pont est qualifié d'oeuvre tectonique naturelle et est formé par le ruissellement de l'eau sur des amas rocheux.
Je vais ensuite acheter mon tiquet de retour avant d'aller manger un "lomito completo" (Encore un must de la cuisine argentine, c'est un sandwich contenant un steak, une tranche de jambon, un tranche de fromage, une omelette, une feuille de salade et une tranche de tomate, les Argentins ont l'habitude d'y ajouter mayonaise et ketchup!) dans un petit resto. Je n'ai rien à faire, je n'ai même pas pris un livre pour éviter le poids inutile dans mon sac à dos. Pour passer le temps, il n'y a qu'un petit marché avec des échoppes qui vendent bibelots et souvenirs.
Je recroise l'asiatique que j'avais rencontré pendant la randonnée et engage la conversation avec lui. Il m'explique qu'il a participé au Dakar comme pilote pour Toyota France. Il a cassé son moteur suite à une surchauffe et a alors décidé de faire l'ascension de l'Aconcagua avant de rentrer au Japon. Il s'est acheté tout le matériel nécessaire sur place et a pris un guide avant de partir à l'assaut du plus haut sommet sud-américain. Il l'a atteint après 6 jours d'ascension. Il me montre même un vidéo qu'il a prise du sommet. On voit clairement qu'il est au-dessus des nuages!
Il m'explique également qu'il a été pilote de Formule 1 de 1992 a 1997 et qu'il s'appelle Ukyo Katayama ( http://en.wikipedia.org/wiki/Ukyo_Katayama ). C'est un ancien co-équipier de Thierry Boutsen et Bertrand Gachot, non moins célèbres pilotes de F1 belges!
Nous prenons le bus ensemble vers Mendoza et nous échangeons nos emails pour nous revoir à Tokyo ou à Bruxelles.
Quand je rentre à l'hostel le soir, il est passé minuit, je suis épuisé et je vais me coucher illico.
Je me donne une journée de répit le lendemain pour récupérer...
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