Eh bien jouez maintenant !!

Trip Start Oct 17, 2007
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Trip End Apr 04, 2008


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Flag of Brazil  ,
Friday, March 21, 2008

Le sport est un élément indissociable de la vie en Amérique Latine. La population se passionne pour tous types d´évènements sportifs, et chaque victoire de l´athlète ou équipe du pays entraine une liesse indescriptible, tandis que la défaite les plonge dans la quasi déprime (comme le Brésil après la finale de la Coupe du Monde 98). Si les pays andins et le Chili restent des « nains » sur l´échiquier mondial du sport, le Brésil et l´Argentine sont eux des poids lourds, avec des palmarès très fournis. En football, le continent compte 9 Coupes du Monde (5 Brésil, 2 Argentine, 2 Uruguay), soit autant que l´Europe. En Formule 1, Le Brésil compte 8 titres de Champions du Monde des pilotes (3 Senna,  Piquet, 2 Fittipaldi) et l´Argentine 5 (tous pour Fangio). Sans compter que le Brésil a de multiples trophées en Volley-Ball, l´Argentine est Championne Olympique de Basket et  que ces 2 pays sont de plus en plus présents en Tennis (3 Rolland Garros pour le Brésilien Kuerten, l´Argentin Nalbandian « bête noire de Federer et déjà vainqueur d´un Master, le Chilien Rios éphémère numéro 1 mondial). Bref, le sport est l´affaire de tous, du plus petit au plus grand, du plus riche au plus pauvre, et c´est probablement dans la célébration des victoires que ces pays sont les plus unis et fiers.
Voici une petite revue des divers évènements sportifs que nous avons « traversés » durant notre voyage...
 
Equateur, Quito :
Sur les murs des écoles et ailleurs  dans la ville, de grandes fresques représentent un gars en train de courir. Et en dessous, un nom : Jefferson Perez. En 2 questions, nous comprenons. Jefferson Perez est l´unique champion olympique équatorien, vainqueur du 20km marche  à Atlanta en 1996. Eh oui, au niveau idole sportive, l´Equateur est pas très bien fournie, et 11 ans après son succès, Jeff reste la grosse star du pays.
 
Equateur, Galapagos :
A la TV ce soir, soirée spéciale Jefferson Perez. 2h30 d´interview avec le Charles Bietry local, genre « Et ce jour là, quand tu réussis ton double-noeud du 1er coup, est-ce que dans ta tête, t´as pas déjà gagné la course ?? ».
Tout l´équipage est collé à l´écran, y compris le Capitan (je sais pas qui est à la barre) et boit les paroles du Road Runner, tandis que les passagers ont juste du mal à avaler leur salive, et invoquent successivement Neptune, Eole, ou leur maman avant de s´éclipser dans les toilettes...
 
Pérou, Lima, le 21 novembre :
16h. Nous entrons dans un petit bar-snack-jus de fruits du centre ville. Il est vide, la caissière s´excite sur la TV, tandis que les serveurs se prennent à boire et à manger et s´installent aux tables vides de clients. Aaaahhh, l´image apparait !! Tout le monde est tendu ! Il y a de quoi ! Pour les éliminatoires à la Coupe du Monde 2010, le Pérou rencontre l´Equateur ! Le Pérou a mal commencé sa campagne de qualifs mais a obtenu un encourageant match nul face au Brésil 4 jours avant. Il faut donc confirmer avec cette rencontre face aux Equatoriens qui ne sont guère plus brillants. Las, après 25 min, les Péruviens en ont déjà 2 dans la musette, et c´est un miracle qu´il n´y en ait pas plus. On s´extirpe discrètement du bar et on vit le 3ème but... dans la rue ! Car il y a des dizaines de gens agglutinés devant les vitrines des marchands de télévision !!! Les gars s´arrêtent là, et vivent le match en direct du trottoir. On sent qu´ils sont habitués à voir leur équipe prendre des branlées, car personne ne bronche devant la succession de but. En tout cas, ça doit pas bosser fort les jours de match...
On finit le match dans une des gares routières de Lima (on a un bus à prendre, comme d´hab), pour voir le Pérou prendre les 4ème et 5ème but. L´assistance est consternée, les quelques passagers équatoriens se font discrets derrière de larges sourires, et les chauffeurs de bus... bah comme ils regardent le match, tous les bus partent avec 40 min de retard !
 
Pérou, Canon de la Colca, 25 novembre :
Après une très grosse journée de marche en montagne, une rencontre internationale de football se prépare. L´Olympique Racing Football Club des touristes joue contre le Sporting Associacçion Sportiva de la Juventud Fotebal Clube des guides Péruviens. A ma gauche, 4 guides Péruviens qui jouent en sandales, à ma droite, 2 Allemands de 1,90m, un Portugais et un Français (moi), le tout en grosses chaussures de rando. Les péruviens adoptent une tactique classique en 2-2, tandis que les touristes optent pour un audacieux 1-1-1-1, avec un allemand derrière pour tacler, un français en milieu relayeur, un portugais pour faire la mayonnaise, et un allemand devant... pour tacler ou marquer en taclant.
Récit du match : 
0ème minute : sur le coup d´envoi, je donne le ballon à un allemand qui place une frappe de mule directement dans le but vide (on joue sans goal) adverse. Le terrain faisant 40m de long, on décide que pour la suite, il est interdit de frapper de plus de 10m. Stupeur des allemands qui comprennent qu´il va falloir se faire des passes et construire du jeu...
3ème minute : le portugais prend la balle... 7ème minute : ...dans la continuité de la précédente action, le portugais me fait un petit pont avant de faire un sombrero sur le poteau de corner.
12ème minute : toujours dans la continuité, des lambeaux de cuir commencent à se décoller du ballon, et une odeur de chaud se répand...
15ème minute : dans la continuité, après une série de 24 passements de jambes, le portugais s´écroule avec un noeud aux jambes. Il sort du terrain en rampant, dans le plus pur style « sirène dans le sahara ». Un péruvien se brule en prenant le ballon avec les mains.
25ème minute : le jeu reprend enfin, après avoir fait faire trempette au ballon dans la rivière glacée qui coule à coté.
30ème minute : les débats sont équilibrés, mais le réalisme offensif est européen, et nous menons 2 à 0 grâce à une tactique très fine, grand ballon devant et tête de l´Allemand 35ème minute : l´attaquant allemand signe un quadruplé de la tête. Sur l´engagement, un défenseur péruvien fait une belle passe devant, l´attaquant arme son shoot, le ballon sautille sur une bosse et le péruvien frappe dans le vide. Superbe trajectoire de la sandale qui heurte en plein nez le portugais alors qu´il allait faire son retour sur le terrain, le ballon continue tranquillement vers la rivière.
40ème minute : retour du ballon. On laisse Joao Pinto Gomes da Conceiçao etc (c´est lassant d´écrire toujours « le portugais », « l´allemand », etc...) sur le coté. Hans-Peter, Karl-Heinz et moi continuons le match.
43ème minute : je reçois un avertissement. En voulant tacler un péruvien, je plante les crampons de la chaussure de rando dans la pelouse, j´arrache 1 mètre de pelouse, le tout sans toucher l´adversaire. Mais devant les dégats occasionnés au terrain, je prends un jaune, et nous sommes sanctionnés d´un penalty.
44ème minute : nous décidons de mettre Joao Pinto dans les cages pour le pénalty. Il n´est pas encore très conscient et son nez pisse le sang, mais la cage faisant 2m de large, sait-on jamais...

45ème minute : nous transportons Joao Pinto dans sa chambre, après qu´il eut courageusement arrêté le ballon avec sa tête.
57ème minute : dans la continuité, le fou rire général se dissipe enfin. Nous pouvons reprendre le jeux. Nous menons 6 à 1.
62ème minute : Egalisation des péruviens. L´altitude faisant son effet, nous commençons à perdre notre souffle, les locaux en profitent pour nous épuiser...
70ème minute : nous stoppons la partie sur une honorable défaite 10 à 6. Nous partageons tous la bière de l´amitié, Joao Pinto a droit à un double doliprane.
 
 
Argentine, Buenos Aires, 1er et 3 février :
Les médias argentins sont en effervescence !! Diego a parlé !! Et quand Diego parle, ça sent toujours la poudre (faut dire qu´avec ce qu´il se met dans les narines...).
Bref retour en arrière :
1982 : la dictature argentine aux abois tente de retrouver un peu de popularité en envahissant les Iles Malouines, minuscule archipel revendiqué par l´Argentine mais qui est Britannique depuis 1833. Pas de bol, Maggie est au manche, et les Argentins sont balayés en 72 jours.
1986 : ¼ de finale de Coupe du Monde de football au Mexique, entre l´Argentine et l´Angleterre. Pour le peuple Argentin, c´est la revanche. Sur le terrain, Diego Maradona élimine les Anglais à lui tout seul, et rend toute sa fierté au peuple Argentin. Il marque tout d´abord un but de la main sur une longue balle aérienne. Il inscrit ensuite le but du siècle, selon beaucoup. Il récupère le ballon dans sa moitié de terrain, et s´engage dans un slalom ahurissant de 60m qui le voit éliminer 6 anglais et tromper Peter Shilton après un ultime dribble. En sortant du terrain, quand on lui dit qu´il a marqué un but de la main, Diego répond, « oui, c´est la main de Dieu ! ». Scandaleux et magique, c´est tout Maradona !
Alors quand la nouvelle se répand qu´il se serait excusé auprès des anglais dans une interview au Sun, toute l´Argentine est en émoi, et la nouvelle fait l´ouverture des JT ! Mais voila, Maradona manie le dribble oral aussi bien que le dribble footbalistique ! Et 2 jours plus tard, il s´emporte violemment et déclare : « A aucun moment je n'ai demandé pardon à qui que ce soit. Les gens ici sont naïfs, ils se sont jetés sur une information qui est fausse. Mes propos ont été déformés. Ce que j'ai dit, c'est que beaucoup de temps avait passé depuis, et que l'on ne peut pas revenir en arrière pour modifier le cours de l'Histoire ». Et de refaire la une des journaux, etc etc...
 
Brésil, Rio, 27 février :
On va au Maracana.. mais ça, on vous l´a déjà raconté.
 
Brésil, Amazone, bateau Amazon Star, 19 mars :
A 22h, le barman-DJ-Monsieur Skol coupe enfin la zic´. Un brésilien se jette sur la TV. Evidemment, il n´y a pas beaucoup de relais TV sur l´Amazone, et il y a beaucoup de neige sur l´écran (ça change de l´environnement extérieur...). Le brésilien se pend ensuite à une tige de fer, et progressivement, l´image se fait plus nette, son sourire plus franc et à la lumière de la tv, son maillot devient rouge et noir...
Nous sommes devant un match de la Copa Libertadores, opposant Flamengo au Nacional. On est une petite quinzaine à suivre le match, y compris le Capitao, reconnaissable à ses belles chaussures blanches (tous les autres sont en tongs). Le supporter number one de Flamengo continue de tourner l´antenne pour garder une bonne image, ce qui fait qu´il passe plus de temps dos à l´écran que devant l´écran, mais c´est pas grave, il suit le match avec nos expressions de visage... Le match est beau, la victoire du Fla incontestable (2 à 0), et voila comment on se retrouve à minuit au milieu de l´Amazone en train d´apprendre l´hymne de Flamengo avec le `pitaine !
 
Tu es time de tradição,
Raça amor e paixao,
Oh meu Mengo !!!
 
Eu sempre te amarei,
Onde estive estarei,
Oh meu Mengo !!!
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