La porte de l'Amazonie

Trip Start Oct 17, 2007
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Trip End Apr 04, 2008


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Monday, March 17, 2008

BELEM - 1,4 millions d'habitants
Plus grand port de l'Amazonie et donc centre économique de la région. Belèm se trouve a 120 kilomètres de l'océan. Sur le Rio Tocantins, un des affluents du fleuve Amazonas. Comme son 'grand frère' l'Amazone, il se divise en d'innombrables canaux et ramifications qux abords de l'Atlantique.
 
Belèm, simple bourgade de la colonie portuguaise du Brésil jusqu'à la fin du 19ème siècle, a vu sa population tripler en deux décennies. L'exploitation de l'hévás et l'industrie du caoutchouc a développé à vitesse grand V le peuplement de la ville, ses infrastructures, son commerce et le port.
 
Car Belèm est une ville portuaire. Ou le bois constitue la moitié du fret. Belèm ou la «  porte de l'Amazonie » sur le reste du monde. Et point de passage quasi incontournable pour accéder à l'intérieur des terres et du fleuve. Les routes terrestres n'existent pas ou si peu dans cette région hostile, humide et envahie de végétation. Pour se déplacer, les habitants utilisent les transports fluviaux. Et les marchandises aussi, inutile de la préciser.
 
Belèm ou une ville portuaire de plus parmi toutes celles du Brésil. Car toutes les villes importantes brésiliennes sont des fenêtres sur l'océan. Mais Belèm est une porte sur le fleuve Amazonas avant d´être une porte sur l'océan... En témoigne son «  front de fleuve » ou l'on aperçoit bien la rive d'en face. Certes, l'endroit est vanté. L'autre rive semble très lointaine mais il s'agit bien d'un fleuve et non d'une mer. Et comme toute ville portuaire, Belèm a des attraits incontestables. L'activité est incessante.  Incroyable de voir ces barges chargées de bois et de containers rentrer et sortir. Sympatique de sentir la brise malgrè  la moiteur et la chaleur étouffante.
 
Belèm a une vie typique de port. Trépidante et folle d'animation le long des berges. Le marché est installé à l'endroit où les marchandises sont débarquées. Direct du transporteur à l'acheteur.
 
Sur les étals du marché 'Ver-O-Peso', les yeux sont en constant point d'interrogation...
Les étals regorgent de poissons gigantesques, aux écailles inconnues de nous. Et les fruits...les étals sont des trésors de découvertes. Les formes, les couleurs, les noms, les goûts et les utilisations resteront pour la plupart mystérieux pour nous...Les variétés de fruits amazoniens sont innombrables. Coques à casser, écorces à croquer, chair à sucer, coeur à gratter. On ne peut pas tout goûter. Les jolies maisons et bâtiments du centre, certes un peu défraîchis, abritent une animation commerciale incessante.
 
Et les habitants ne sont pas les derniers à nous dépayser ! « Caboclos », c'est ainsi qu'on les dénomme. Les indiens métissés aux blancs. Les « couleurs de cuivre ». Par rapport aux peaux d'ébène et cheveux crêpus de Salvador, les peaux cuivrées et cheveux noirs lisses de jais nous emmènent au coeur des 'indiens' d'Amazonie. La région a toujours été peuplée, depuis des siècles, par des indiens vivant dans des conditions extrêmes. Ce sont eux qui ont été 'exploités' pour produire le caoutchouc au début du 20ème siècle  et eux qui se sont mélangés aux blancs, ce qui a donné ce métissage cuivré.
 
BELEM et ses attraits...
Et puis aussi, il fait le reconnaître, Belèm et ses horreurs...Liées à son statut de ville portuaire ? A sa localisation ? A son climat ? A la flegme de ses habitants ?
Belèm laisse un mauvais goût, un 'reviens-pas' incontestable. Car la ville est corsée d'« a-côtés » indéniables.
Port sur-actif, sur-animé...
Barcasses en bois amarrées dans le port, devantle marché. Les vendeurs n'ont qu'à sauter à quai pour vendre le fruit de leur pêche quotidienne. « Voici votre poisson pour votre repas de ce midi Madame ! ». «  Oh pardon, celui-ci est percé, je vous en donne un autre ». La dame part avec son poisson tout frais. Et le vendeur, sans se poser la moindre question, balance le sac percé ( qui aurait laissé dégouliner un filet sanguinolent sur les chaussures de la dame ) derrière lui, dans l'eau du port. Et le coca de la pause bien méritée y est jeté aussi. La paille du coca aussi. Et les entrailles du poisson aussi...
 
Alors avec toutes ces victuailles qui flottent joyeusement dans l'eau autour des barcasses, comment s'étonner que 50 vautours nous tournent autour et que certains ont déjà plongé bec premier vers l'oeil du piranha qui flotte ?
Pas besoin d'avoir leur 5 sens en éveil, la vision leur suffit pour repérer les multiples proies qui flottent. Ils peuvent aussi s'attaquer aux monticules de déchets qui ornent le pourtout de chaque arbre de la ville. Y'en aura pour tous. La preuve, y'en a même pour les rats ( aussi longs que l'avant bars de Charles) et les cafards, aussi longs que l'index...
Et si l'eau du port et les pourtours des arbres ne suffisent pas, je suis persuadée que les caniveaux dégorgeants d'ordures à un niveau avancé de décomposition sauront leur faire plaisir, aux vautours qui tournent au-dessus du port...
 
Eux peuvent se fier á leur vision de loin. Nous, on a la chance d'avoir la vue ET l'odeur. On expérimente la pallette complète. Odeurs de jus de fruits d'orange amère et avant qu'elle ne se dissipe, celle de déchets organiques en putréfaction prend le dessus : odeurs d'entrailles de poisson, de terre humide, de pelures de fruits pourris, de cages d'oiseaux regorgeant déxcréments, de carcasses de viandes sur un étal non frigorifié...
On laisse nos narines expérimenter. Parfois, on refuse à notre cerveau d'y mettre un mot.
 
Belèm est une mosaique portuaire de découvertes pas très ragoûtantes. Les trottoirs explosent. Les racines des gigantesques manguiers apparaissent et font éclater le pavage. L'humidité, portée à son paroxysme, à 90%, fait tout pourrir à une vitesse accélérée. Les nuages sont bas, pesants de moiteur.
 
Comme si, à Belèm, porte d'entrée de l'Amazonie, la nature voulait montrer à l'homme que sa présence n'est pas acquise. Qu'il devra la gagner constamment en batailles forcenées contre Dame Nature et ses assauts d'hunidité, de créatures, de flots puissants, de végétation destructrice.
 
Sauf que, il semblerait que l'habitant de Belèm ait oublié ou pas compris la consigne. Il laisse sa ville à l'abandon... des assauts de la nature et surtout des assauts de la non-conscience humaine de son environnement.
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Comments

olitere
olitere on

L'OL......depuis combien de temps?
Bon, je ne ferai plus de commentaires sur la pilosité de la personne qui accompagne ma soeur...par contre, il me semble que le maillot de l'OL apparait sur la majorité des photos, donc, l'odeur que vous avez eu du mal à supporter à Belem venait peut-être en partie de Charles, non? ;-)))

vitrine
vitrine on

impression
juste une remarque des 'petits' Lapeyre pas du tout impressionné par les cheveux ou la barbe style broussaille mais ravis de savoir que leur chouchou d'OL aura été représenté dans toute l'Amérique du Sud !!!!!!!!

boov
boov on

Belem
Bon allez une dernière sur la pilosité puisque c'est la tendance du moment : Charly, va falloir que tu te mettes à la batterie pour taper le boeuf avec ZZTOP !!!
Bon sinon ça ne vous manque pas trop quand même le fromage, le vin et le saucisson ?

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