Salvador de Bahia - Belém par la voie terrestre

Trip Start Oct 17, 2007
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45
53
Trip End Apr 04, 2008


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Flag of Brazil  ,
Saturday, March 15, 2008

2100 kilomètres. 37 heures de bus.
2 nuits d'affilée sur un même siege 'pseudo-inclinable', avec les mêmes compagnons de route.
 
Cafards inclus ? Au risque de vous décevoir, cette fois-ci, les moustiques étaient de la partie ( malgré la climatisation), mais pas les cafards !
 
Chaque trajet nous aura permis de tester notre résistance à la chaleur, au froid, aux cafards, aux odeurs des WCs débordants, au soleilbrûlant sur la carlingue, au paysage monotone, aux raclements de gorge du voisin, aux ronflements de la voisine, aux odeurs de vomis frais sur le sol, aux odeurs de bouffe douteuses et persistantes, aux cheveux gras du voisin de devant qui les dépasse sur le mien, aux braillemnts du gamin que sa mère fait sautiller à 2 hueres du mat' pour mieux le rôter ( ?)...
 
On a testé notre résistance à plein de choses diverses et variées. On sait qu'on PEUT le faire. Qu'on ne veut pas forcément les reproduire mais pouvoir le faire, c'est sûr.
Les toilettes aussi, on sait faire. La bouffe aussi. Comme si monter dans un bus signifie pour nous 'ABSTRACTION'.
On ouvre les yeux sur l'extérieur. Mais les oreilles, les narines, les yeux et parfois même les doigts et la lamgue entrent dans un état second. Ils fonctionnent. Mais n'enregistrent plus à 100%. ABSTRACTION. Le maître mot.
 
Seul moyen de pouvoir faire ses besoins naturels et vitaux dans un espace où il faut se coincer contre le mur gluant de tâches d'huile ou autre et la cuvette...déjà débordante...
Seul moyen aussi de se sustanter au réveil dans une gare routière après 15 heures à jeun et 5 arrêts dans la nuit. Quand la seule substance ingérable est présentée sous une bâche en plastique plus que douteuse. Soulevée. Les mouches s'en échappent. Apparaissent les 'friandises'...Non identifiables. Même les liquides sont non reconnaissables. Une odeur de décomposition se dégage de ce qui ressemble à un jus de fruits.
 
Tous ces petits détails ragoutants, nous les gérons. Même après 20 heures de bus, on supporte et on met à l'èpreuve notre pouvoir d'abstraction ! Le « new power » !
 
MAIS nous n'avions pas encore testé le principe du trajet en bus de 37 heures avec pauses intégrées toutes les heures...pendant 15 minutes ou plus.
En quelque sorte, le principe de l'escargot qui avance, glisse, ré-avance, re-glisse.
 
Le concept est simple.
Une heure de trajet. On s'arrête. 30 minutes de pause annoncée. On sort se dégourdir les jambes. On est dans une jolie gare routière ou station service. Joli ' port de pêche' paumé au milieu de RIEN. Pause déjeuner. Ou pause dîner. Ou pause goûter.  Tout est bon prétexte pour manger. Les kms, ca donne faim.
On suit le mouvement et on se jette sur le buffet de riz, poulet et haricites rouges comme nos compagnons de route. 5 mns après être ávacués du bus top chrono, on a fait peser nos assiettes, payé en conséquence des centaines de grammes de riz et on est assis. ENGLOUTIR. Vite. Car nos potes ne font pas dans le détail. Vite engloutir. Clope et bus. Nous, à l'affût, à 28 minutes, on commence à jeter des regards inquiets...Le bus y va, y va pas...Encore une cuillérée de riz... Mais cela reste la partie simple, celle-là !
 
Car après cette pause de 30 minutes ( Pour rappel : on est à 1h30 du compteur de temps sur les 33 heures totales), on s'arrête 10 minutes dans un entrepôt. Dépôt de cartons. TVs, frigos, cartons, chargements d'autres.
1h45 au compteur. On repart. Pour de bon cette fois. On est remplis d'espoir.
2h au compteur. Gare routière. 20 mns d'arrêt. Descente de voyageurs. Montée d'autres.
2h30 au compteur. Oui, on a pris 10 mns dans la vue. Comme à chaque arrêt. Mais là, ça y est, on est partis.
 
5 heures de voyage annoncés avant la prochaine halte. Chouette ! On va pouvoir s'incruster dans nos sièges.
ERREUR...On ne va même pas sentir nos jambes s'engourdir de ne pas bouger. Arrêt 'toilettes' 1h30 plus tard. 15 mns. Suivi d'un arrêt 'nettoyage de bus' pendant 45 mns. Largués sur la terre battue brûlante d'une petite ville accueillante du Nordeste, on cuit pour mieux profiter de la clim du bus au retour. Ca ne loupe pas, à peine séchés  de cette suée, on 'arrête à nouveau...gare routière.
 
Nous, tous ces arrêts, ça nous exténue ! Un pas en avant et un en arrière...
Ca ne loupe pas, on arrive a Belèm après 38 heures de bus et non pas les 33 annoncées.
Mais aprés tout, un peu plus ou un peu moins, ce n'est pas la quantité mais bien la qualité qui compte ! Et celle-là, ce n'est pas comme si on ne l'avait pas testée !
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