Tous a la plage !

Trip Start Oct 17, 2007
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Trip End Apr 04, 2008


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Sunday, March 2, 2008

  Nous avions fait le Corcovado, le Pain de Sucre, le Maracana, et quelques autres choses, mais nous avions négligé les musées. C'est dimanche, la température est de 32 degrés, on décide donc d'aller au musée des Cariocas (les habitants de Rio), c'est-à-dire à la plage ! On va pouvoir vous pondre une belle étude sociologique comme ça ! Ca vous la coupe, non ? Pour le lieu de l'étude, on choisit LA plage de Rio, Ipanema.

On s'engage donc sur les trottoirs délicieusement 70's des plages de Copacabana puis d'Ipanema. Au milieu des joggeurs, marcheurs, cyclistes, nous faisons un peu tâche avec notre rythme de sénateurs. Ils sont tous là à s'activer comme des fous alors que le soleil est au plus haut. Ils pensent probablement que la sueur aide à bronzer et à faire du muscle...

Enfin nous arrrivons. Nous devons retrouver Iola au Posto 9 de la plage, face à la tente de Joel. Pour l'instant, nous ne voyons rien. Meme pas la mer. Il y a trop de monde. Nous descendons du trottoir, enlevons les tongs, remettons les tongs (le sable est trop chaud, ça brulch' !), rentrons dans le tas, et 3 minutes plus tard, après avoir marché sur 3 bras et 2 têtes, nous revenons à notre point de départ. Impossible de rentrer dans la masse. Il n'y a pas de chemin. Faut dire que le carioca a le gout de la promiscuité. Il pose sa serviette à -2 cm de celle d'à coté. C'est-à-dire qu'il la pose dessus, en fait. C'est notre 1ère observation, le carioca aime son prochain, et la grosse chaleur humaine. La température en profite pour augmenter à 34 degrés.

Pour autant, on ne peut pas se contenter de regarder ça de loin. Que diantre, il faut savoir prendre des risques dans la vie ! Après avoir étudié plusieurs solutions (sauter du trottoir, jeter des épingles en l'air, lancer une alerte à la bombe, ou arriver par la mer avec un faux aileron de requin), on se décide à tenter une percée en suivant 1 des innombrables vendeurs de n'importe quoi qui sillonent la plage. A la vue d'un carré de sable blanc de 50 cm de coté, je prends le plaid sous le bras, dépasse le vendeur qui nous fait la voie, fait un cadrage-débord' sur un autre qui vient en face, et plonge dans l'en but avec un hurlement rageur.

Avant d'étendre consciensieusement le plaid, on enlève les 8 canettes, 5 papiers gras, 2 paquets de clopes vides qui jonchent l'emplacement. C'est la 2ème observation : le carioca jette tout par terre, sans exception.

Voila, on tient notre poste d'observation avancé ! On peut se détendre et se mettre en tenue !
Pour venir à la plage, on a adopté des tenues assez minimalistes : élastique dans les cheveux, t-shirt, bermuda ou short sur le maillot de bain, tongs, et ça fait la rue Michel ! C'est pourtant encore trop chargé par rapport à nos amis Cariocas. Pour les hommes, c'est marcel et moule-paquet (je dis moule-paquet parce que je suis un garçon poli, mais tout le monde a compris que je voulais dire moule-burnes), et pour les femmes, c'est maillot de bain 2 pièces symboliques (un simple cache tétons en haut, et l'équivalent d'un ruban de scotch pour le bas), tatouages, bourrelets pour certaines et pour toutes, marques de bronzage (le plus possible) car ici, les hommes trouvent ça très sexy.
On en tire donc notre 3ème conclusion hautement intéressante, c'est que les Cariocas n'ont aucun complexe en ce qui concerne leur physique. Même les femmes physiquement peu avantagées ont des tenues qui réveilleraient les membres du sénat. Alors vous imaginez celles qui sont bien foutues, ce que ça peut donner (une hausse de température d'environ 3 degrés chez les corps masculins, provoquant un "global warming" pour la plage qui fait grimper le mercure jusqu'à 36 degrés).

C'est le moment d'aller se rafraichir dans l'eau ! En fait, non. La mer est trop forte et/ou trop sale, et personne ne se baigne. Juste trempette les pieds, oulalach', ça chatouillch', et c'est tout. D'ou cette conclusion, le carioca est sans doute un très bon plagiste, mais un très mauvais nageur. Il a donc privilégié les jeux de ballons, volley et foot, ce qui explique le palmarès brésilien dans ces 2 sports (ca va vite les analyses avec nous, hein ?). Et pour le rafraichissement, ce sera la douche. Chaude. La température se maintient sans peine.

Ce qui est sympa à la plage, c'est de somnoler un peu au soleil. Mais ici, c'est pas possible. Le Carioca, avec le soleil (avec le foot, avec la musique, avec l'alcool, avec la nuit, avec le carnaval avec tout et n'importe quoi en fait), est pris par une sorte de danse de Saint-Guy, qui l'empêche de rester assis plus de 2 minutes. Alors il se lève, prend son télephone, le repose, dit bonjour aux gens d'à coté, achète un truc à manger, tente une drague bien lourde avec les 3 minettes derrière lui, éteint sa cigarette, en profite pour mettre 2 kgs de sable sur le plaid du voisin (le notre en l'occurence), etc etc... c'est un hyperactif (4ème observation), le carioca doit bouger pour exister. Et parler (5ème observation). Tout le temps. Avec tout le monde. C'est simple, le carioca, s'il ne parle pas, c'est qu'il mange, ou boit, ou roule des galoches. Il adore tout ça. Mais se taire, non, c'est pas possible.

Il mange et boit, donc. "Quoi" me diriez-vous ? "De tout" vous répondrai-je ! Sur la plage, il faut pouvoir faire un repas complet ! Des vendeurs se trimballent donc avec des brochettes de crevettes grillés (répandant une somptueuse odeur qui s'accommode très bien avec la crème solaire, sisisi...), des brochettes de poulets, des sandwichs divers et variés, et des boulettes de fromage à faire griller sur un petit réchaud que le vendeur traine avec lui (le réchaud, c'est un seau en fer blanc avec de la braise dedans...). Pour accompagner le repas, il y a le choix entre pleins de boissons : pour les sobres, lait de coco dans la noix, mais pour la majorité, c'est bière, ou caipirinha, cocktail à base de cachaça (alcool viril qui fait ses 55 volts comme qui rigole), de citron et de glace. Après 2 caipi, la température atteint son plus à 40 degrés. C'est simple, ce n'est plus une plage, c'est une plaque de cuisson. Nous ne bronzons plus, nous rissolons !

Ce n'est pas si facile d'être un carioca !!
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Hotel Ferreira Vienna

Comments

fournetc
fournetc on

The girl from Ipanema...
Pour la video, le titre mondialement connu (très bien interpreté d'ailleurs) est the girl from Ipanema. Si je suis le premier, j'ai droit à ma carte postale. ;-)
Ici c'est pas trop la plage et le soleil, on le cherche.

Bises les amis.
Cédric

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