Un petit bout de vie à la mode « Carioca »

Trip Start Oct 17, 2007
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Trip End Apr 04, 2008


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Flag of Brazil  ,
Monday, February 25, 2008

Rio...Rio de Janeiro...
Luis Mariano chantait à tue-tête « Si tu vas à Rio, n'oublies pas de monter là-haut ».
Rio évoque autant d'images enchanteresses que le Christ du Corcovado, le Pain de Sucre, la samba, le carnaval flamboyant, les sourires enjôleurs et métissés, les fesses rebondies et les poitrines généreuses.
La baie de Guanabara, la fête, le soleil, le rire, la joie de vivre, le rêve, le mythe, RIO quoi !
 
Rio...et ses multiples histoires de menaces, d'attaques à mains armées, couteaux ou armes à feu. La ville a une mauvaise réputation, voire une sale réputation. Les petits malfrats n'attachent pas autant d'importance que nous a la vie humaine. Un geste de trop, une parole de travers et le coup part...Alors, la consigne est simple: pas de bijoux, pas d'appareils photos, pas de montre voyante, pas de sac voyant.
A Rio...Il ne faut pas faire ci, ne pas faire ça, ne pas aller là, pas à telle heure, ne pas passer dans cette rue...ne pas... ne pas...
 
Le coeur balance, le coeur chavire et se dit, malgré cette sale réputation, on ne PEUT PAS passer à côté de RIO !!
 
 
Avec toutes ces recommandations, nous, simples touristes vadrouilleurs, réagissons « organisés ». Une fois n'est pas coutume, plusieurs semaines avant notre date prévue d'arrivée à Rio, on cherche à réserver un hôtel. A Copacabana, ou Ipanema. Les noms des quartiers qui viennent naturellement à la bouche à l'évocation de Rio. Et parce que, encore non-initiés, cette ville est constituée dans notre imaginaire de ces deux quartiers et d'un large halo, sorte de no man's land ou on ne doit mettre ses pieds qu'avec les plus grandes precautions.
 
...3 semaines avant Rio
Nous sommes fermement décidés a dégoter une piaule à Copacabana.
 
...1 semaine avant
Deux rencontres, deux longs bouts de tchatches avec des connaisseurs de Rio et nous voilà partis à l'aventure dans le « no man's land ». On réserve à l´Hôtel Riazor dans le quartier de Catete pres de Flamengo. Je confirme : inconnu au bataillon du commun des touristes.
 
...RIO jour J. ON Y EST !
Sortie du bus en provenance de Ilha Grande au terminal Rodovaria de Novo Rio.
Mise en pratique des consignes. Quartier moyen donc taxi. Le taxi nous dépose devant le Riazor, rua do Catete. Ruée à l'intérieur. Ca sert à rien de se faire repérer dans la rue avec tous nos sacs et nos tronches de touristes. Accueil par le portier ventripotent. Qui nous tend la clef. Un escalier. Deux escaliers. TVs cassées dans le couloir. Matelas éventré. Chambre miteuse. Séance désespoir. Un hôtel de passe ? Il ne nous aura pas vus longtemps. 10 minutes plus tard, nous grimaçons un sourire au tenancier de bordel et sortons vite.
 
L'animation est incroyable dans ce quartier de Catete en ce lundi après-midi.
La rue est bordée de jolies maisons aux facades coloniales colorées mais décrépies. Multitude de commerçants de vêtements, chaussures, supermarchés. Petits vendeurs des rues de CDs copiés, tongs Havaianas, piles, casquettes. Gargotes offrant des beignets sous toutes les formes géométriques imaginables, des jus de fruits de mille saveurs inconnues.
Le quartier était anciennement le quartier de la « belle » société, celle des ambassades et des consulats. L'ancien palais présidenciel trône comme une preuve d'un passé flamboyant.
Les batiments sont moins rutilants, la fréquentation a changé mais le quartier est un quartier résidentiel de classe moyenne.
Atmosphère agréable de quartier vivant et authentique. Loin de tous les clichés de Rio. Très loin. La vie quotidienne des Cariocas dans une architecture coloniale mêlée à des constructions plus récentes. Un Rio qui commence à nous chuchoter que quelques découvertes pourraient bien s'y faire...  
Sacs à dos amarrés sur le dos.
En ce lundi après midi chaud, on part en recherche d'un hôtel. Tout ce qu'on voulait éviter dans cette ville si dangereuse et inquiétante pour les novices que nous sommes.
Pas le choix, on y va. Coups d'oeil suspicieux à droite et à gauche. Mince ! Les gens ont l'air tout ce qu'il y a de plus normal !
Deux taudis, trois 'complets' et quatre soupirs de désespoir plus tard, l'Hôtel Ferreira Vienna fera l'affaire.
 
A nous RIO. Une semaine. TOP CHRONO.
Première sortie de l'hôtel. Première incursion dans la ville.
Montre en plastique ou pas ? Sac ou pas ? Sac à dos ou pas ? On opte pour le billet de 50 reals glissé dans la poche et le sac plastique dissimulant le Lonely Planet.
 
Nous voilà dans la rue. Environnés de Cariocas vaquant à leurs affaires.
On est ridicules. Décalés. Tous ont un sac. Sac à main. Sac à dos. Le premier mythe tombe. Les Cariocas aussi vivent. Normalement. Avec des sacs à main ! Et ce malgré tout ce qu'on a pu nous raconter et imaginer sur la dangerosité et l'effroyable criminalité.  


Du coup, on s'enhardit. Et on se lance dans le métro et les bus Cariocas.
Métro hyper pratique, rapide.
Bus hyper rapides, pour d'autres raisons. Les chauffeurs enfoncent le champignon et foncent. Le soir, le grillage de feux est simplement un acte civil de sécurité. Pas d'arrêts aux feux. Pas de risques de méchants montant à bord. Ce sont les « règles ».  

Les règles.
Toute la vie des cariocas se résume au respect des règles de sécurité implicites. Certains quartiers ne sont pas fréquentables. Certains le sont durant la journée. Certains le sont la journée et la nuit dans certaines rues uniquement. Certains trajets tout à fait bien fréquentés la journée deviennent de simples coupe gorges la nuit. La nuit tombe a 18 heures. La fréquentation baisse très vite à certains endroits à partir de cette heure là. Certains endroits trés fréquentables ne sont accessibles que par taxi ou bus pour éviter les rues désertes qui y accèdent...
Ce sont les règles. Différentes pour chaque rue et chaque lieu.
Il faut savoir, être initié, être averti. Sans initiation, certains endroits peuvent bien rester inaccessibles car environnés d'une aura de criminalité monstrueuse.
 
Baguette magique. Nous avons eu la chance d'être initiés, d'avoir accès à certaines de ces règles. Qui nous ont ouvert les portes d'un Rio secret et caché.
 

Première soirée a Rio.
Nous retrouvons Iola. Iola, on l'a rencontrée aux chutes d'Iguaçu. Devant une des multiples cascades. En vadrouille avec une amie française à elle, on a commencé à papoter. On a bien accroché comme qui dirait et on a continué à tchatcher devant des bières tous les 4. Ces dames ayant un bus à prendre, et ayant décrété que nous ne voulions pas les laisser partir, nous nous sommes chargés de leur trouver leur dernier souvenir d'Argentine. Une espèce de « troc » entre nous. On trimballe donc les deux timbales à Mate dans nos sacs pendant trois semaines au Brésil avant de les « livrer » à Iola à notre arrivée a Rio.
Iola habite à Rio depuis 2 ans. Portuguaise vivant au Luxembourg, elle s'est exilée pendant 2 ans ici en tant que volontaire dans une association humanitaire.
 

Elle nous fait le cadeau de « jouer au guide » ! Avec elle, nous découvrons son Rio. Qu'elle a appris à maîtriser et à connaître. Elle nous ouvre les portes. Quelques « règles » de sécurité en poche et avec elle, nous partons à la découverte de petits coins qui seraient peut-être restés cachés.
 
Le Rio secret des lieux populaires et authentiques.
Cette petite pizzeria planquée dans une ruelle montant a Santa TERESA et qui nous confectionne une pizza géante et délicieuse sur le bout d'une table en plastique accompagnée d'un Mate Leao. 

Ces endroits ou les Cariocas vont écouter de la musique en buvant des cagettes entières de bières sur le trottoir envahi de danseurs d'un bar de LAPA.
Ces marchés ou se pressent les petits artisans et ou les badauts se posent aux terrasses ensoleillées pour écouter le petit air de bossa nova fredonné.
Ces petits concerts croisés à l'improviste au détour des terrasses et des troquets de quartiers.

Ce petit train jaune antique ( bondinho) qui nous emmène sur les hauteurs de Santa TERESA à grands renforts de crissements, d'enbardées et de mes hurlements lorsque mes pieds coincés sur le marchepied frôlent le trottoir.


Ce petit troquet qui nous sert sur une toile cirée jaunie une FEIJOADA plus que copieuse sur fond sonore de ventilateur et de match de foot dans le téléviseur grinçant.
Ces trottoires sous les arcades de LAPA blindées de buveurs du vendredi venus swinguer aux airs qui s'échappent des bars de la place.

Cette spécialiste du jus de fruits qui nous confectionne des cocktails de « ACAI »( fruit d'Amazonie inconnu dans nos contrées) inédits et nous colore la langue en rouge sang.
Sans oublier la terrasse hyper hype de LEBLON ou les caipirinhas se déclinent en mille saveurs ingénieuses. Basilic, gingembre, tomate, carambole, rien n'est trop fou pour être mélangé avec la cachaça.
 


C'est un petit semblant de vie « à la mode Carioca » que nous avons vécu.
Ou l'on a découvert un Rio authentique très éloigné des clichés touristiques communs.
 
 
Séance « Vivre comme un Carioca »
Si vous devez vous y mettre, voici quelques petites choses de la vie des Cariocas qui ne nous ont pas échappé...Doivent-ils en être fiers ou en avoir honte, nul ne sait et ne se permettra de juger mais ils le font et plutôt deux fois qu'une !!
Alors si vous y allez, il va falloir s'y mettre aussi !
'Je suis un Carioca donc...
...je crache par terre ( homme ET femme, la class !)
...je jette mes déchets par terre ou par la fenêtre des bus et des voitures
...je me gratte l'entre jambe à grands renforts de gestes prononcés, voire enm language plus masculin ... je me « remonte le paquet »
...je me mouche avec les doigts et tant pis pour le passant d'à côté
...je fais pipi partout et de préférence lorsque je suis vu
...je mets de grands coups d'épaules pour me frayer un passage sans m'excuser
 
 
Séance « Remerciements »
Merci à Danielle et José pour leur séance de « vente » du quartier et de ses attraits et les multiples conversations endiablées qui ont suivi.
 
Merci à Iola pour ses conseils avisés et sa manière rigolote de nous détourner de Copacabana pour nous attirer a Catete, quartier où elle vit depuis 2 ans. Sans elle, le Rio secret et caché que nous avons découvert serait resté niché dans les brumes. Merci de nous l'avoir ouvert. Merci de sa compagnie si sympa et agréable dans nos découvertes !
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Where I stayed
Hotel Ferreira Vienna

Comments

olitere
olitere on

On a un vrai problème!
Bon, tout ça est bien beau, mais on a toujours perdu Charles, et Vanessa se ballade avec un mec, qui, selon la cousine de Simon n'ayant vu qu'une photo au pif: 'Tiens, c'est marrant, ils ont prit un Brézilien en photo, sa barbe devait les faire rire!'.
Deuxième problème: Vanessa si tu reviens bronzée (et t'es bien partie), je refuse de te voir!

flucchini
flucchini on

Nous vous admirons !!!
Salut le couple de fous !!! Nous vous admirons vraiment, car il faut avoir du courage pour faire un voyage comme ça, et c'est vrai que vous aurez vraiment beaucoup de choses à nous raconter bientôt, vu que la date approche ...
Oui, Vanessa maintenant tu as compris porquoi Titi m'appele LAPIN BLANC !!!
Nous avons vraiment hate de vous voir.
Charlie tu es vraiment sexy avec cette barbe de terroriste !!!
Voilà maintenant que vous parlez bien le portugais: 'Espero que vocês aproveitem o maximo de meu pais do coraçao !!! E que vocês tentaram o menos apreenderam à dançar o verdadeiro SAMBA Brasileiro !!! '.
Esperando a volta de vocês un super beijao da Familia LUCCHINI.

flucchini
flucchini on

Re: Nous vous admirons !!!

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