A la recherche de l'Arara Azul !

Trip Start Oct 17, 2007
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Trip End Apr 04, 2008


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Friday, February 15, 2008

Après nos visites industrielles, nous effectuons un spectaculaire retour à la nature dans le Pantanal, gigantesque zone marécageuse presque totalement inondée à la saison des pluies, c'est-à-dire maintenant. Installés dans une pousada d'Eco-tourism , nous allons pendant 4 jours nous régaler de voir les animaux sauvages vaquer tranquillement à leurs occupations quotidiennes (aller chez le boulanger, chercher les petits à l'école...) dans la végétation luxuriante.
Avant de commencer, je suis sur que vous vous posez la question : mais qu'est ce qu'une pousada d'Eco-tourism ?
C'est un endroit qui reçoit des touristes, leur fait découvrir les richesses de la nature environnante, et en meme temps soutient des projets de préservation des espèces, agit pour la sauvegarde de l'environnement, grace aux revenus tirés de l'exploitation touristique. Par exemple, entre Aquidauana et Miranda (allez chercher sur une carte, vite !!) se trouve la pousada Eco-touristique Caiman. Cette pousada est située sur une grande exploitation d'élevage (une "Fazenda") de 530 km², comptant 4000 betes. Le propriétaire est un riche brésilien, qui a beaucoup d'autres activités, et il garde surtout cette fazenda pour l'acceuil des curieux et les activités de protection de la nature qui y sont associées.
Ainsi, Caiman a été le fer de lance du projet de protection de l'Arara Azul , le plus grand perroquet du monde, qui était en grave danger d'extinction. Après plusieurs années de travail, la population est passée de 1500 individus à 5000, et les scientifiques sont de nouveau optimistes sur les chances de survie de ce magnifique perroquet. Autre exemple, meme si les jaguars font des coupes claires dans ses troupeaux (400 vaches par an soit 10 vaches tuées chaque année par jaguar!), le propriétaire ne les fait pas chasser car il sait qu'il contribue à protéger cette espèce et à la "fixer" à un endroit où ils ne risquent rien. Stratégie payante, puisque les effectifs de jaguars augmentent sensiblement (40 individus répertoriés sur la fazenda).
Si ces actions sont évidemment plus que louables, elles ne résultent que de la bonne volonté d'un individu qui sacrifie une partie de ses ressources pour ça. Si ses ressources étaient moindres, qui le ferait à sa place ?
 
Maintenant, il est temps de passer à nos découvertes !!
En plein coeur du marais, la pousada est la base idéale pour explorer les alentours. Pendant 4 jours, les guides (de jeunes biologistes passionnés par leur boulot), par le biais de multiples activités, vont nous mener à la rencontre des animaux sauvages. Pendant 4 jours, c'est comme si on avait vécu dans un zoo ouvert. Le mieux, c'est de voir les photos !
Les oiseaux nous abreuvent de chants merveilleux et de couleurs étincellantes. Le toucan nous montre comme il sait bien voler, malgré son bec encombrant léger comme du liège.
Les perroquets déploient leurs ailes comme de gigantesques arcs en ciel comme s'ils se faisaient la cour en permanence (alors que l'Arara Azul ne change pas de partenaire tout au long de sa vie).
Le Great Rhéa, avec ses airs d'autruche, parcourt maladroitement les grands champs, et s'arrete de temps a autre pour manger les feuilles des arbres.
Les caimans nous font voir toutes leurs dents, si longues qu'elles traversent parfois leur museau. Ces fainéants se posent dans les cours d'eau, en général là ou le courant s'agite un peu, et restent sans bouger la gueule grande ouverte que les poissons tombent dedans. C'est pas une vie trop difficile, n'est ce pas ?
Le Capibara, plus gros rongeur du monde, débouche à n'importe quel moment sur la roue pour montrer son gros museau aplati, avant de se réfugier dans le marais le plus proche.
Les singes et coatis attendent patiemment qu'on se mette juste en dessous d'eux pour agiter les branches d'arbres et faire tomber feuilles et fruits, comme ça, on attire encore plus les moustiques !
 
Le fil rouge des moustiques :
1er jour :
A peine sommes nous sortis du Renault Traffic nous menant a la pousada qu'on nous met une bicyclette dans les mains. On va faire un petit tour de découverte ! Dans l'euphorie du moment, on oublie le répulsif, les manches longues et les jambes du pantalon, et on garde nos tee shirts sombres. Résultat : attaque violente des moustiques sur tout le corps, +40 boutons en 2h.
 
2ème jour :
Rando le matin pour voir des caimans de près. Cette fois, on a les fringues adaptées (manches longues + doubles épaisseurs, pantalons longs, vetements clairs) et le répulsif. Rien à signaler. Le dos me gratte tout de meme. J'avais gardé la bride noire de la sacoche caméra sur mon tee-shirt. Résultat : un énorme bouton de 6cm de long et 2 de large sur l'omoplate gauche, le long de l'emplacement de la bride. + 20 boutons sur les bras car ils ont piqué à travers le tee shirt qui moulait trop les bras.
Après midi canoé : on est tout bon, bride noire cachée sous le tee shirt, habits imbibés de citronelle. Mais assis dans le canoé, les jambes de pantalons se retroussent. Attaque fulgurante à travers les chaussettes. Résultat : +15 boutons sur chaque cheville
3ème jour :
Balade à cheval le matin : dans la 1ère moitié de la balade, on ne s'arrète pas trop, et entre l'équipement et la vitesse du cheval, les moustiques ne peuvent nous suivre. - 25 boutons.
2ème partie de la balade, le cheval prend faim et s'arrète pour brouter des herbes folles au bord des marécages : +30 boutons sur les mains qui ne doivent pas lacher les renes.
Tour en truck l'après midi. Avec la chaleur suffocante et l'humidité, le répulsif s'en va avec la sueur. Toutes les 30 minutes, attaque d'un moustique isolé autour du visage. Résultat : + 2 boutons sur la tempe, et naissance d'un 2ème puis d'un 3ème lobe sur l'oreille droite.
4ème jour :
Marche dans la foret. Vu la densité de moustiques dans la forèt, on fait un effort spécial et on est équipé comme pour rentrer dans un nuage toxique. - 50 boutons. Mais en cette saison des pluies, les chemins sont sous 30 à 50 cm d'eau, les pantalons se collent aux jambes, surtout aux genoux. Attaque en escadron serré. Résultat : +10 boutons sur la rotule droite. Tentative de fuite malheureuse, avec le pied sur une colonne de fourmis, qui s'infiltrent dans les chaussures. Résultat : bonus spécial pour tous les participants de + 5 boutons sur chaque coté des pieds.
Vélo l'après midi : on roule un peu plus vite, - 30 boutons, mais on fait une pause pour voir le dressage d'un cheval dans un enclos, +15 boutons. Heureusement, les espaces de peau sans boutons se raréfient.
Bilan général :
Malgré la citronnelle, le répulsif, les double épaisseurs de vètements clairs, les litres de jus d'orange ingurgités, et plein d'autres combines, je repars du Pantanal avec 169 boutons sur le corps, dont 24 sur la seule main droite, Vanessa repart avec 128 boutons. Nous avons largement contribué à la présevation des moustiques...
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Where I stayed
Caiman Lodge in the Pantanal

Comments

olitere
olitere on

Bravo!!
Bon, le principal c'est que Charles a gagné!!!!!!
Non, sans rire, on veut des photos, au moins de la main boursouflée!!!

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