Une coiffe rouge emerge des rizieres

Trip Start Sep 03, 2009
1
3
7
Trip End Sep 25, 2009


Loading Map
Map your own trip!
Map Options
Show trip route
Hide lines
shadow

Flag of Vietnam  ,
Saturday, September 12, 2009

Le Vietnam a aussi ses montagnes.

Au Nord notamment, aux confins de la frontiere avec la Chine. Le train de Hanoi fait etape a Lao Cai avant de franchir la limite avec le grand voisin. De la, une route nous mene au travers des montagnes et nous emmene a Sapa, a 1600 metres d'altitude. La temperature baisse.Et la route se fait plus sinueuse au travers des rizieres accrochees en escaliers a flanc de coteaux. Ca scintille des rflets du soleil levant sur l'eau ruisselante entre les pousses vert tendre du riz pret a etre recolte. Des courbes et circonvolutions si bien dessinees qu'on en vient a se demander si la main d'un artiste n'est pas a l'origine de ces multiples terrasses harmonieuses. A moins que  les paysans de la region ne soient eux meme des peintres dans l'ame lorsqu'ils sculptent les marches de leur culture? Rien n'est moins impossible lorsqu'on les croise a l'aube sur les bords du chemin dans leurs tenues.

En route pour la cueillette dans les champs ou pour l'ecole sur leur velo, les habitants de ces montagnessont pour la plupart representants d'une des ethnies minoritaires peuplant la region depuis des siecles et le demontrent par leur costume traditionnel intemporel.

Les H'Mongs noirs, majoritaires parmi les monorites, se distinguent par la noirceuyr de leur costume. Indigo tres fonce dont les femmes gardent les traces de la teinture sur les paumes et autour des ongles. Une jupe de grosse toile, veste brodee ceinturee a la taille. Une large collier rigide em argent et malgre la chaleur, un ruban noir rigide enturbanne autour du crane, ainsi que des guetres en velours noir enroulees plusieurs fois autour des mollets. Les hommes sont plus sobres et n'ont jamais, comme la gente feminine, de hote en osire chargee sur le dos.

La petite ville de Sapa, cachee au creux des montagnes, nous laisse perplexes. Le tourisme s'y etant developpe les dernieres anneesm une multitude de petits hotels y proposent leurs services. On y croise donc des touristes en recherche d'authenticite dans ce coin recule. Et ceux-ci sont perdus dans la cohue des habitants des villages environnants proposant leur ceuillette sur les etals du marche. Hmonfs noirs, Dzao rouges, Tay et Sapho...

Perplexes de les voir tous ici mixes, melanges dnas leurs tenurs traditionnelles, se cotoyant a deguster du 'pho' au co;ptoir d'un des etals du marche.

Et perplexes aussi de cette authenticite, simplicite malgre la presence des touristes. Comment ces tribus minoritaires au sien du Vietnam mais plus nombreuses pour certaines peuvent-elles se cotoyer si pacifiquement sans qu'une d'etre elles ait pris l'ascendant sur les autres?

Et comment ces representants d'ethnies continuent-ils a se vetir de ces tenues superbes mais non moins complexes lorsqu'ils cotoient de pres les etrangers a leurs terres, les vietnamiens et les autres, etrangers a leur nationm avec des tenues plus fonctionnelles et des outils un peu plus elabores?

 

Une partie de la reponse reside peut-etre dans les rencontres que l'on fait au gre de nos decouvertes des villages environnants.

On s'attend a etre harponnes par des villageois en quete de la mane d'argent et de la tirelire ambulante que les longs nez que nous sommes peuvent representer. On s'etonne de la spontaneite, de la fraicheur, de la candeur que l'on y rencontre! Meme une certaine indifference par moments.

Nombreux sont ceux qui ne parlent pas meme le vietnamien mais bien seulement leur dialecte et comprennet seulement certains mots de l'ethnie voisine, qui cultive pourtant la riziere d'a cote!

Deux demoiselles nous precedent dans les chemins de CatCat, semblant indifferentesa notre presence. Toutes deux des petites H'mongs noirs.Cheveux au vent et arpentant les cheminsde rizieres de leur pays de montagnes. Un bon bout de chemin plus loin, elles se retournent pour se diriger vers moi, impassibles avec leur fleurs habilement tressees. Je ne sais comment reagir a tant de spontaneitequi n'attend aucun retour. Juste de la faicheur, de la gentillesse pure. Nos chemins continuent, on ne se comprend que par sourires et ils n'arretent pas. Pace qu'elles sautillent de pierre en pierre pour ceuillir des fleurs et confectionner des branches de fleurs qu'elles nous offrent. Des sourires encore, un petit mot de remerciement qu'elles ne dechiffreront peut-etre jamais mais la n'est pas l'important. Le coeur du bonheur de cette rencontre, c'est la spontaneite. Du plaisir a l'etat pur. Ces petites demoiselles ont peut-etre la chance de vivre dans une communaute satisfaite contrairement a la societe de consommation et som insatisfaction chronique.

Le partage de quelques moments avec elles n'est peut-etre pour elles qu'un moment de decouvert des autres, comme il l'est pour nous. C'est peut-etre aussi le cas pour cette dame a la coiffe rouge, une Dzao rouge, qui nous a abordee pour discuter. Des mots d'amglais etonnaments comprehensibles. Qui nous propose de la rejoindre le lendemain dans son village pour partir a la decouverte des rizieres. On y va avec quelques aprehension. Ne sachant quelle arnaque nousattend au detour des rizieres. Une embardee en taxi moto plus tard, nous voila acceuillis par 5 fabuleuses coiffes rouges de Dzaos rouges. Coiffes a breloques. Tunique brodee sur l'arriere et aux manches. Et pantalon indigo fonce brode. Chacune porte une lourde hotte en rotin. De leur petit pas alerte et de leur anglais approximatif glane au contact des touristes, elles nous montrent les recoins de leur univers montagneux. Des sourires, des rires, des echanges de mode de vie. Et rien de demande en contre-partie. On leur acquiert quelques bricoles d'artisanat brode mais sana meme qu'elles nous y aient incite. La rencontre, l'echange. Elles sont ravies. Elles veulent savoir. Et nous aussi.

Pourquoi est ce que nous attendont systematiquement a ce que tout ait une valeur materielle?

Ces tribus vivent pour certaines dans un denuement presque extreme, ont peine a cultiver assez de riz pour nourrir toute la famille et ont la legerete de nous acceuillir avce leur rires et leurs sourires pour nous ouvrir leur univers de simplicite.

 

La est peut-etre le secret de leur vie en harmonie avec la vie moderne et les autres ethnies vivant traditionnellement ; la satisfaction de leur existence et independance.
Slideshow

Use this image in your site

Copy and paste this html: