Emeutes devant l'ambassade
Trip Start
Aug 03, 2010
1
16
Trip End
Aug 31, 2010
Nous sommes donc dès 2h devant l'ambassade avec déjà 4 autres personnes. Un policier nous demande de partir invoquant une liste de 40 personnes déjà prévues pour aujourd'hui. Nous restons et commençons à écrire des numéros et à faire notre propre liste pour organiser la file. Étrangement, il revient à nous de s'occuper de cela. On se retrouve assis en tailleur avec nos frontales à donner des tickets à des mongoles debouts autour de nous. Cela me fait penser à un fonctionnaire colonialiste qui distribue des rendez-vous avec l'administration...
La nuit passe plutôt rapidement grâce à cette activité, nous mangeons du saucisson, buvons de la vodka, partageons nos gâteaux et quelques mots avec les personnes de la file qui atteint 40 personnes vers 5h du matin. Nous sympathisons et cela sera utile. Les gens affluent de plus en plus et au lever du jour, on est déjà presque une centaine. Un orage éclate : pluie, grêle, éclairs (sur l'immeuble juste en face, quel fracas !).
L'ambassade est censée donner 40 numéros aux 40 premiers de la file mais 3 policiers disent avoir une liste de gens prioritaires et forment une autre file en face de la notre mais nous possédons toujours l'accès à la petite porte depuis laquelle devrait sortir le fonctionnaire chinois. Ils tentent de nous déloger par la force sans succès. Il n'est pas question après une nuit d'attente de me décoller de cette porte. S'engage alors une vraie bataille entre les flics, nous et les nouveaux qui viennent d'arriver et qui tente de s'introduire dans la file. Il est 7h et l'ambassade ouvre à 9h30.
On entend la porte s'ouvrir et une véritable émeute éclate, les gens poussent, crient, j'en profite pour pousser plus fortement le policier qui tombe et me menace de son poing en se relevant. Une vieille mongole venue de notre file se met alors à l'engueuler en mongole, il baisse la tète et s'en va. Finalement les numéros nous sont enfin attribués. Une fois à l'intérieur, la pression chute après 2h de tension, mes jambes tremblent.
Sur de l'obtention de notre visa, nous marchons ensuite longtemps sous une pluie torrentielle pour acheter les billets de train pour la Chine. Nous déjeunons encore du mouton et nous nous écroulons de sommeil dans l'auberge vers 12h. Réveil autour de 18h pour passer une courte soirée à préparer le départ du lendemain.
Drole de journée : la haine et l'absence de citoyenneté voire de morale de certaines personnes de la file fut honteux à certain moments, ou comment la tension peut faire sortir le pire de l'homme.
La nuit passe plutôt rapidement grâce à cette activité, nous mangeons du saucisson, buvons de la vodka, partageons nos gâteaux et quelques mots avec les personnes de la file qui atteint 40 personnes vers 5h du matin. Nous sympathisons et cela sera utile. Les gens affluent de plus en plus et au lever du jour, on est déjà presque une centaine. Un orage éclate : pluie, grêle, éclairs (sur l'immeuble juste en face, quel fracas !).
L'ambassade est censée donner 40 numéros aux 40 premiers de la file mais 3 policiers disent avoir une liste de gens prioritaires et forment une autre file en face de la notre mais nous possédons toujours l'accès à la petite porte depuis laquelle devrait sortir le fonctionnaire chinois. Ils tentent de nous déloger par la force sans succès. Il n'est pas question après une nuit d'attente de me décoller de cette porte. S'engage alors une vraie bataille entre les flics, nous et les nouveaux qui viennent d'arriver et qui tente de s'introduire dans la file. Il est 7h et l'ambassade ouvre à 9h30.
On entend la porte s'ouvrir et une véritable émeute éclate, les gens poussent, crient, j'en profite pour pousser plus fortement le policier qui tombe et me menace de son poing en se relevant. Une vieille mongole venue de notre file se met alors à l'engueuler en mongole, il baisse la tète et s'en va. Finalement les numéros nous sont enfin attribués. Une fois à l'intérieur, la pression chute après 2h de tension, mes jambes tremblent.
Sur de l'obtention de notre visa, nous marchons ensuite longtemps sous une pluie torrentielle pour acheter les billets de train pour la Chine. Nous déjeunons encore du mouton et nous nous écroulons de sommeil dans l'auberge vers 12h. Réveil autour de 18h pour passer une courte soirée à préparer le départ du lendemain.
Drole de journée : la haine et l'absence de citoyenneté voire de morale de certaines personnes de la file fut honteux à certain moments, ou comment la tension peut faire sortir le pire de l'homme.



