A last byebye at the tanzanian coast!

Trip Start Jan 20, 2008
1
6
10
Trip End Apr 22, 2008


Loading Map
Map your own trip!
Map Options
Show trip route
Hide lines
shadow

Flag of Tanzania  ,
Monday, November 10, 2008

17.03.08 :
Aujourd'hui marque mon départ d'Arusha. Je retourne brièvement pour Dar es Salam, puis pour Tanga...Bon dieu, ce que je hais Dar !! Je me suis fait plus de 6 hôtels qui ont des prix raisonnables et il n'y en a pas un qui ne soit pas plein... En chemin, je me suis fait emmerder et menacer par des ados pour avoir pisser sur un terre-plein. Je hais cette ville, deux fois des emmerdes en trois nuits. Quand ils ont vu que je devenais agressif, ils sont partis. Là, je me prépare à passer la nuit dehors, posé en face d'un grand hôtel et d'un casino. De là où je suis, je peux voir la rue sans être vue, ce qui est une bonne chose. Il est 9h, plus que huit heures à attendre...23h : je n'en peux plus, je suis tout collant de transpiration mêlée de produit anti-moustique. Je suis raide et je n'arrive pas à fermer les yeux plus de quelques minutes... plus que six heures ! A 4h du matin, j'ai pris le thé et quelques gâteaux avec des flics, de patrouille de nuit... 7h : je n'ai pas dormis de la nuit, suis partit à 5h30 pour la gare de scandinavia dans les lueurs de l'aurore naissante. Le bus est à 8h50 dans un autre point de la ville, Ubungu. Ca tombe bien, ça me laisse le temps d'aller chercher des cartes au département des cartes et des enquêtes. Aller, dans huit heures, je serais à Tanga.
 
18.03.08 :
...je suis donc à Tanga, une ville portuaire un peu endormie, anciennement industrielle... Je pense y rester quelques temps, j'aime la paix qui semble exuder de cet endroit. Il y a aussi une petite île au milieu de la lagune qui me semble très intéressante à explorer. Elle s'appelle île de Totter. Plus tard dans la journée, j'ai regardé mes mails et quelle bonne surprise que de voir j'en avais un de papa. C'est fou ce qu'on ne ferait pas pour ses enfants !
 
19.03.08 :
Aujourd'hui fut un grand jour ! Je me suis levé à 7h, trop tard pour bénéficier d'un « lift » par les pécheurs locaux. Je me suis donc mis en route le long de la plage, traversant la zone portuaire, puis une zone de mangrove découverte à marée basse. Là, je me suis fait arrêté par la police du port, car apparemment j'étais dans une zone interdite au public, qui plus est blanc de peau. Les deux gorilles, très désagréables, ont tout d'abord voulu me faire effacer une partie de mes photos, sous prétexte qu'on y voyait une partie du port industriel. Devant mon refus d'en effacer certaines, où le port n'apparaît qu'en arrière plan, ils m'ont emmené dans leurs bureaux. A partir de là, je me suis débattu pendant la matinée pour finir dans le bureau du grand patron de la police locale, un homme important à la vue de la manière dont se comportaient les officiers de la police portuaire en sa présence. Je me suis très bien entendu avec ce monsieur, qui se conduisit tel un véritable gentleman. Je suis donc sortis de là, fort de mon bon droit, puis ai repris mon chemin un kilomètre au sud de l'endroit où je m'étais fait arrêté le matin même.
 
La plage, en elle-même, n'était pas formidable. De plus, elle était longée intégralement de « clubs », qui obligent à payer une cotisation à celui-ci pour pouvoir le traverser et gagner la plage. Tout est fait pour ponctionner régulièrement de l'argent au touriste. Une des particularités de l'endroit est la présence de pleins de petits singes  qu'il est facile d'approcher à quelques mètres pour pouvoir les observer à loisir. Néanmoins, par moment, on peut se demander qui observent qui quand ces petits simiesques restent immobiles, vous regardant fixement. Attention aux femelles qui protègent leurs petits, les transportant sous leur ventre et au reste du groupe protégeant celles-ci. A la fin de la plage, je suis tombé sur une cale de mise à l'eau cernée de dériveurs, petits croiseurs et planches à voile... On se serait cru chez nous, sur le lac d'Hourtin ou quelque part en France. Quelques mètres plus loin, je trouvais un local, un homme dont il m'a été impossible de déterminer l'âge. Il re-calfatait une barque avec du fil de coton et de l'huile de requin. Quand il a vu que j'étais intéressé, et après avoir discuter, il m'a proposé de travailler avec lui, ce que j'ai fait jusqu'à la fin du jour, sans trop discuter car l'anglais de mon bonhomme n'était pas des meilleurs. L'huile de requin est une belle saloperie, ça pue, c'est visqueux et collant... mais ça marche pour étanchéifier la coque d'un bateau en remplissant les interstices laissés par le coton. Le lendemain, j'ai joins un club, pour avoir le droit de louer une petite coquille de noix avec deux minuscules mouchoirs de poche pour voiles !! Ce dériveur, en assez mauvais état, a faillit finir au fond de la baie dans un moment d'égarement ou j'aurais pu me retourner alors que je prenais de bien jolies photos de « maraca », ce trimaran traditionnel de la côte swahili. Malgré cela, j'étais bien heureux de pouvoir jouir de cette liberté d'exploration de la lagune, de pouvoir me baigner à ma guise, de pouvoir prendre les photos que je voulais.  J'ai surpris pas mal de pêcheurs locaux par ma capacité à naviguer cette coquille très instable, cela a occasionné pas mal de rires des deux côtés.
 
20.03.08 :
Il est 3h et je suis rouge de coups de soleil et je vais allée me faire un petit somme à mon hôtel Ocean Breaze...21h : mes pieds me font très mal, dès que je mets des chaussures...seule ma nuque a résisté car elle est assez entraînée depuis le temps que je suis là. Ce soir j'ai joué deux billards contre un local, appelé Mathias. J'ai gagné une fois car il la bien voulu ainsi. Je suis en train de lire le nouveau testament, que je trouve très intéressant. C'est un puit de philosophie même si certains passages se résument trop souvent à une multiplication de nourriture et de guérison de foules entières... Une certaine agressivité est souvent présente de manière sous-jacente dans bien des passages. Je ne porte en aucun cas de jugement car je me dis qu'il faut contextualiser ces écrits, c'est-à-dire, prendre en compte le fait qu'a cette époque, la violence sous toute ses formes était manifestation quotidienne
 
Le lendemain, je pris le bus vers 9h30 dans une atmosphère étouffante pour rentrer sur Arusha avant de reprendre la route vers Nairobi. En effet, malgré le fait d'avoir payé ma place de bus, je me suis retrouvé sur la banquette arrière avec sept autres compagnons de voyage, alors que celle-ci est prévue pour cinq. Le bus était sur bondé, avec peut être une trentaine de personnes dans l'allée centrale, et souvent trois personnes pour deux sièges. On ne pourrait pas charger une patate de plus dans ce bus, les dessous de sièges étant occupés par des sacs de ciment ou autre... Je me souviens que le temps passait si lentement, l'ennui est terrible quand on voyage dans des conditions précaires, pendant de longues heures, ce qui est souvent le cas en Afrique quand on ne veut pas y mettre le prix !! Cela m'a prit onze heures pour joindre Arusha depuis Tanga. Ces onze heures m'en ont parut bien plus car je n'avais personne à qui parler pour une grande partie du trajet. L'option dodo n'est pas facile dans ces conditions d'enfer ou respirer devient difficile tant il fait chaud, ou bouger dérange vos quatre voisins !! Parfois un élément extérieur vient vous sauver de vos idées les plus noires.
 
21.03.08 :
...Je fatigue, c'est un des désavantages quand on ne parle pas la même langue que tout le monde. En effet, mon kiswahili se limite à de la survie, une discussion de plus d'un quart d'heure (ce dont je déjà pas mécontent) étant ma limite. Et puis, juste avant Lushoto, ces cinq américaines sont montés dans le bus. J'en repère aussitôt une qui a un charmant côté timide, cela se voit à sa manière de regarder, puis de baisser les yeux... Il est au alentour de 4h quand on s'arrête pour un arrêt pesage qui durera une heure car nous sommes repassés plusieurs fois : nous étions trop lourd ! Au bout d'un moment, ne supportant plus la fille assise à côté de moi, tellement les notions d'espace personnel lui sont étrangères, je gagne l'allée centrale pour rester debout et donne ma place assise à deux enfants qui en sont ravis. Ce faisant je me rapproche de cette jolie américaine. A ses habits, elle évoque pour moi l'image d'une croyante un peu traditionnelle. Après discussion, il s'avère que ce n'est pas le cas. Elle se livre un peu et j'entraperçois une personne calme et nature. Je remercie le destin de m'avoir donné la possibilité de rencontrer Sasha pour ces deux dernières heures de voyage, car je commencé à maudire a peu près tout ce que je voyais ou entendais. Ce soir, je passe ma dernière soirée avec mes colocataires bien aimés !
 
Deux jours plus tard, jour de l'anniversaire de ma maman, je me levais vers 6h, le temps des moussons était enfin arrivé pour les fermiers, cette pluie qu'ils attendaient avec une grande impatience était là, lavant les hommes, la terre de toutes les saletés possibles et imaginables. Cette nuit là fut sans conteste une des plus désagréable de mon temps passé en Afrique (avec celles de Dar), je ne pu dormir, lancé par une profonde entaille à la main gauche faite par un verre malicieux ! Après avoir vérifier que je n'oubliais rien, je partis sous une pluie tropicale battante, un vrai déluge !! Je fus vite rincé... Ainsi se termine cette expérience tanzanienne qui ne fût rien de moins qu'exceptionnelle à mes yeux !
 
                                                    
Report as Spam

Use this image in your site

Copy and paste this html: