The Ring of Fire

Trip Start Oct 03, 2010
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17
21
Trip End Jun 24, 2011


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Flag of Indonesia  , Daerah Istimewa Yogyakarta,
Monday, May 23, 2011

Entrainement pour notre marathon, ascension de 3 volcans : L'Ijen, le Bromo et le Semeru.

L’Ijen est difficile d’accès, on enchaine les changements de bus locaux avec l’aide des indonésiens. Les gens ici sont bien différents de Bali. On est sous le charme. Tout le monde nous guide avec le sourire, on se laisse faire, c’est plaisant. Apres 4 heures passées dans un Bemo, nous avons traversé les rizières, les champs de cannes à sucre, une forêt vierge pour enfin arriver dans les plantations de café, notre camp de base sera l’Arabica Hôtel. Entre les mines de souffre et le café, il faut de la main d’œuvre. Nous découvrons des villages qui rappellent nos bassins miniers. Notamment les cites ouvrières ou toutes les maisons sont identiques. Ici, tout est vert et pour cause, il pleut tout le temps. Nous nous réveillons aujourd’hui à la même heure que les mineurs. Nous les croisons pendant l’ascension du volcan. Alex essaie de soulever les paniers remplis de souffre qu’ils portent à longueur de journée, impossible ! 70kg sur l’épaule. L’un d’entre eux nous montre la corne qui s’est créée à la base de son cou. C’est impressionnant. Pour quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, ces hommes transportent ces charges sur 3kms dans des conditions dignes d’un roman de Zola. A l’arrivée sur le cratère, on pousse un Ouah ! Un lac bleu turquoise, le souffre jaune fluo dans ce cadre volcanique. Nous sommes émerveillés. Nous descendons au rythme des porteurs dans le cratère. Le vent tourne, on se fait prendre dans un nuage de souffre, on rebrousse chemin, eux continuent. Le sourire de ces hommes restera gravé dans nos mémoires, qu’est ce que l’on est bien chez PWC et Alstom. En redescendant vers le village sous la pluie, le conducteur de Bemo nous retrouve et nous propose le trajet du retour pour 5x le prix de l’aller. On rigole, lui aussi, très vite les choses s’arrangent, Same Price. Il est taquin mais pas seulement avec nous, il n’arrête pas de faire des blagues durant tout le trajet avec les passagers et avec les gens qu’il croise sur la route. Plus tard, nous nous rendrons compte que tous les indonésiens vivent ainsi. Ils s’observent, sourient, se taquinent, les clups s’échangent à gogo, nous apprécions vraiment ces javanais ! Au niveau de la religion, on s’attendait à un pays plus fermé, mis à part les chants du Muezzin qui remplacent les cloches de l’église on se croirait en Europe. C’est doux, c’est ouvert et facile, on se sent bien dans ce monde. Nous arrivons à Probolinggo sur les rotules, nous avons enchainé 6heures de marche et 6heures de bus.

Demain, nous attaquons le Bromo. Après un petit déjeuner à volonté, nous nous rendons à Sukapura à moto, de là, nous rejoignons Cemaru Lawang à pied. Nous y tombons à la renverse, on reste bouche bée, quel spectacle nous offre le Bromo ! Nous prenons un long apéro dans un chalet à 2000 mètres d’altitude face au Bromo qui crapote. A la nuit tombée, en sortant pour diner, c’est ambiance station de ski, il neige de la cendre, tout est recouvert, on marche dans la poudreuse. C’est étrange, nouveau pour nous, on a du mal à réaliser ce qui se passe. Le T-shirt bleu d’Alex qui séchait est devenu aussi gris que ses cheveux. Avant le lever du soleil, on marche vers le cratère. On traverse une mer de sable, on se prend pour Luke et Leila Skywalker sur la planète Tatooine. Que la force soit avec nous, on grimpe. Etrange que personne ne soit la, aucune trace dans le sable … . Arrivés sur le cratère, on se rend compte de la puissance du volcan, des bruits venus des entrailles de la terre et des micros secousses nous impressionnent. Nous ne prendrons pas le petit déjeuner ici. Une sirène retentis, en bas les pompiers nous demandent de redescendre avec un haut parleur. Une fois en bas, on comprend. Le volcan a explosé il y a 3 semaines, il est sous surveillance, un périmètre de sécurité a été défini. Pour nous, aucun panneau, aucune information, nous n’en savions rien.

En route pour le Semeru, sur 14 kms nous marchons dans un cadre lunaire, on se croirait au Paris Dakar. Au fur et à mesure que l’on s’éloigne du Bromo, la végétation reprend ses droits, la vallée de la lune laisse place à la vallée des merveilles, de la vie, tout est vert ! Cette immense vallée est en fait l’ancien cratère du Tengger. Le village étape pour l’ascension du Semeru est Ranu Pani. On devait y louer une tente et y trouver un guide. Pour la première fois, les locaux nous conseillent d’y aller seuls. Ca nous change du 'it is not possible’ habituel. Impossible de trouver une tente mais on nous dit qu’il y a une cabane ou on peut dormir au pied du sommet. C’est à ce moment qu’arrive en moto Pierre, RH parisien, en voyage pour 6 mois, il fait le même parcours que nous à l’envers. On sympathise et très vite il se joint à nous pour l’ascension du Semeru (3400m). Au petit déjeuner, on achète pour deux jours de Nasi Goreng (riz frit) à emporter, c’est emballé dans des feuilles de banane, un peu d’eau, quelques explications sur la route à suivre, nous sommes prêt. En arrivant à cette fameuse cabane, mauvaise surprise, des pans de toiture sont manquants, l’intérieur est horriblement sale mais on ne se laisse pas démonter ! Un coup de balais (improvisé avec des herbes), un lit de fougère et du bois pour le feu, à trois ca va vite. Voila notre cabane toute belle avec cheminée intégrée. On croise tout de même les doigts pour ne pas qu’il pleuve. Un groupe d’indonésien campe depuis plusieurs jours à coté. Ils nous offrent un the et nous informent qu’il faut arriver au sommet avant 8heures, après quoi des gaz toxiques s’échappent du cratère (à vérifier en rentrant mais on les croit sur parole). C’est rigolo de voir ces jeunes indonésiens qui habitent dans des grandes agglomérations passer leur vacance à camper près de leurs volcans en quête de fraicheur et de vert.  (Comme nous sauf pour la fraicheur !) En dinant autour de notre feu, le ciel est électrique. Au loin, un énorme orage approche. A 22heures, il pleut des cordes, impossible de dormir, les coups de tonnerre résonnent sur la toiture restante ! A 1heure du mat, on entend le groupe d’indonésien qui ne se démonte pas et qui grimpe. Pierre se joint à eux. Nous dans nos sacs de couchage, bien au chaud, on attend l’accalmie. A 3 heures du mat, le nez dehors, le ciel étoilé, nous voyons au loin les frontales des indonésiens, let’s go. Quelle chance que le vent ait soufflé dans le bon sens sans quoi nous aurions été trempés jusqu'à l’os. Arrivés au sommet pour le lever du soleil, on cherche le cratère. Sur les crêtes du Semeru, un paysage à 360 degrés sur les nuages, le nez nous pique, la fumée est bleue, le cratère est un peu en contrebas.  On redescend vite. En dévalant la pente, nous recroisons le groupe d’indonésiens qui monte avec peine. C’est bon, nous sommes entrainés pour le marathon de Singapour. On fait tout le chemin en sens inverse, au total 14 heures de marche avec quelques pauses pour regagner le Bromo. Nous prenons toujours le même plaisir à retraverser le cratère du Tengger avec cette mer de sable !

C’est en train que nous rejoignons Yogyakarta. A la gare, Alex craque pour une promo sur les Donut’s, il en achète 6 ! On prend plaisir à visiter cette ville pleine d’étudiants, un sultan y vit et gouverne la province. Nous visitons son palais avec intérêt  jusqu’au moment ou Alex apprend que ce sultan a choisi la monogamie, ca fait moins rêver, on se casse a la plage, y’a un marathon à préparer. Parangtritis Beach est la plage ou les indonésiens viennent en Week-end. On arrive en semaine, c’est désert, impossible de se baigner, l’océan indien est trop dangereux ici. Après 3 séances de course à pied, Cécile pousse pour une dernière ascension de volcan, celle du Merapi. On enchaine les bus et arrivons de nuit. Première Guesthouse croisée, des touristes en terrasse, nous y posons nos sacs. Bonne pioche, le gérant est un passionné de vulcanologie, il a même grimpé 2 fois le Merapi avec Around Tazieff. En nous racontant l’histoire du Volcan, nous tombons sous le charme, nous ferons le trek avec lui demain. Il nous apprend que c’est le volcan le plus actif du monde, qu’il a tué des centaines de personne en novembre dernier, la bête est toujours sous surveillance, on ne pourra pas l’approcher de trop près. Around Tazieff considérait ce volcan comme sa deuxième femme. Il nous apprend que la chaine de volcan dans cette région du monde remonte jusqu’au Japon en passant par les Philippines. C’est ce que l’on appelle The Ring Of Fire. L’itinéraire du Trek est un peu décevant mais les explications passionnées de Christian rendent cette promenade inoubliable et instructive ! Il nous parle des autoroutes de lave souterraines, des différents types de volcan, des éruptions célèbres … ! En se serrant la main pour un au revoir, Christian nous informe que 2 éruptions sont imminentes, celle du Vesuvio en Italie, on voulait y aller en 2012 … et celle du Krakatau, on y sera fin juin. Qu’en est-il de celui en Islande qui nous empêcherait certainement de rentrer en France ? En tout cas, l’espace aérien pour Singapour est lui bien ouvert !
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Comments

Jean-Baptiste on

Magnifiques photos. Profitez, visitez, vivez.... et continuez à nous faire vibrer, espérer, rêver...
Amitiés,
Jean-Baptiste

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