Vietnam
Trip Start
Oct 03, 2010
1
15
21
Trip End
Jun 24, 2011
A 15h30, après 7 heures de marche, nous franchissons à pied la frontière du Vietnam.
Devant nous, s'élèvent des montagnes bien différentes de celles que nous venons de quitter. Elles sont verticales et plongent dans une vallée de rizières d’un vert fluorescent. C’est la vallée de Dien Bien Phu. Quel plaisir pour nous de marcher dans un endroit aussi chargé d’histoire. Mais l’heure tourne, on oublie l’option stop, aucune voiture ne passe. Bien trop tard pour arriver à pied, c’est donc à 3 sur un scooter avec les 2 sacs que nous parcourons les 25 derniers kilomètres. Un calvaire, les muscles en prennent un sacré coup. Les kilomètres défilent doucement, la route d’abord sinueuse dans les montagnes mène à la plaine ou la circulation se densifie fortement, A 3 km de l’arrivée, un accident, on demande à notre chauffeur de nous arrêter ici. Après plusieurs mois au calme, on retrouve l’ambiance de l’Inde. Des gens, des scooters, les klaxons, nous sommes bousculés. On s’offre un moment d’histoire de France à Dien Bien Phu, nous visitons le musée de la guerre d’indépendance en même temps qu’un groupe de militaires. On a même droit à une reconstitution sur maquette de la bataille avec les positions vietnamiennes en rouge et nous en vert, A chaque fois qu’une lampe verte s’éteint, ils se retournent et rigolent. Ils sont fiers. Dés le premier jour, on sent qu’on est dans une autre civilisation. De jolis petits cafés très distingués, des gens élégants qui parlent anglais.
On passe à Sapa, des nuages, des touristes, nous n’y restons pas. En attendant à Lao Cai le train de nuit pour Hanoi, nous nous amusons à voir la Chine de l’autre coté du fleuve. Que des buildings et des banques. C’est la premiere fois que nous nous trouvons aussi proche de la Chine et pourtant nous n’en sentons pas l’influence.
Nous adorons Hanoi. De grands lacs, des espaces verts, de petites ruelles, c’est une ville pleine de charme ou il fait bon de vivre. On en profite avec Greg qui nous y rejoint. Il se régale de manger dans la rue.
On apprend à connaître les vietnamiens durant notre trajet vers le lac BaBe. En mois de 5 minutes, toute le gare sait que nous allons à BaBe. A chaque fois que les viets essaient de nous aider, ils crient en viet, nous tapent sur l’épaule, nous bousculent et speed un peu. Au fil du voyage, on se rend compte que derrière ces manières un peu brusques il y a du coeur. On nous dépose de force a PhuThong (on ne voulait pas y aller), on comprend dans la soirée que c’est la jonction vers le lac Ba Be. Du coup, le lendemain lorsque l’on veut tourner à droite pour déjeuner et que le patron de l’hôtel nous hurle en viet d’aller à gauche, on ne s’offusque plus et obéissons. 10 minutes plus tard, le bus passe devant nous.
La région du lac Ba Be vaut le détour, nous y découvrons nos plus beaux paysages du Vietnam. On dort dans une maison d’hôtes toute neuve, le patron trinque avec nous à l’alcool de riz pour l’inauguration de sa terrasse. Greg retrouve les sensations du Badminton avec les jeunes du village.
De la campagne vietnamienne, nous rejoignons la très touristique Baie d’Ha-long. Comme tout bon touriste, on se fait arnaquer sur le bateau de croisière qui nous mène à Cat Ba. C’est pas méchant, on profite pleinement de cette entrée dans la Baie. Le lendemain Alex et Greg vont explorer les multiples ilots en kayak de mer pendant que Cecile s’aventure sur l’ile à VTT. Pour en finir avec la baie d’Halong, on tente une rando dans le Parc naturel de Cat Ba.
Une heure pour s’y rendre. On commence en douceur, une piste cyclable très fréquentée laisse un peu plus loin la place à un chemin qui l’est moins. Nous voila très vite en pleine jungle à suivre un semblant de chemin, nous nous dirigeons en suivant quelques coups de machettes laissés dans la végétation. Tout le long du chemin on garde espoir et avançons tant bien que mal. A 17h, on se rend à l’évidence, nous sommes totalement perdus. Le chemin que nous avons suivi est un cul de sac. Face à nous, un bras de mer alors que nous devrions nous trouver au centre de l’île. Bien 6 heures de marche en pleine jungle pour rebrousser chemin, on se rassure, Bouddha a mis une superbe cabane là, au milieu de rien. Au pire, nous avons ça pour dormir. Au loin on entend passer des bateaux. Avec un peu de chance, peut être que l’un d’entre eux pourrait nous embarquer? On longe ce bras de mer, Alex et Greg s’ouvrent les pieds sur les rochers et coquillages tandis que Cecile reste dans la délicatesse. A nouveau un cul de sac ! Il faut continuer à la nage. Alex se prend même un poisson Volant sur le torse. Nous voila à 18h au milieu de la baie d’Ha long à crier puis hurler 'Help’ dans l’eau. Au loin, un village flottant, que doivent penser ces gens? On se dit qu’ils doivent nous entendre et insistons. Finalement une famille de pêcheurs vient à notre rescousse. L’endroit ou nous nous trouvons est trop peu profond pour le bateau. Alex et Greg tentent d’avancer avec une barque toute ronde, ils finissent en battement de pieds. Grand moment que ce retour à leur coté, à traverser la baie d’Halong de nuit, en buvant l’alcool de riz et mangeant de délicieux fruits de mer qu’ils nous ont préparés.
Qui a dit qu’il n’y a plus rien à explorer dans la baie d’Halong?
Nous nous rendons à Hue en train de nuit. 1000km sur les rails du Vietnam. Hue, capital culturelle, nous y découvrons une architecture sous influence chinoise. La ville est pleine d’étudiants, ils se régalent de venir nous parler pour perfectionner leur anglais… les pauvres, ils sont mal tombés!
Nouveau trajet en train vers Hoi An, le chemin de fer longe la cote, surplombe des falaises et une multitudes de criques désertes. Dans le même cadre, nous avons le bleu de la mer, le blanc du sable, le vert fluo des rizières, le vert foncé des montagnes. Hoi An est une ville musée, sorte de Venise du Vietnam. Le soir, la ville s’illumine d’une multitudes de lampions dans les arbres, maisons, ponts… On profite de la plage à proximité pour un apéro et une baignade au petit matin. Cecile fait flamber la carte bleue, nous sommes dans la ville du sur mesure.
De nuit, nous arrivons à Ho Chi Minh. On se croirait à New York. Nous y quittons Greg. Pour lui les plages de l’île de Phu Quoc, pour nous, un au revoir au Mekong, leitmotiv de notre voyage depuis 3 mois.
C’est à vélo que nous le suivons une dernière fois sous une chaleur insupportable, jusqu’à l’endroit ou il se jette dans la mer.
Dernier passage à Ho Chi Minh, on s’équipe pour le marathon, c’est dans un mois, à Singapour. Mais avant, Bali-Lombok-Java !!!
Devant nous, s'élèvent des montagnes bien différentes de celles que nous venons de quitter. Elles sont verticales et plongent dans une vallée de rizières d’un vert fluorescent. C’est la vallée de Dien Bien Phu. Quel plaisir pour nous de marcher dans un endroit aussi chargé d’histoire. Mais l’heure tourne, on oublie l’option stop, aucune voiture ne passe. Bien trop tard pour arriver à pied, c’est donc à 3 sur un scooter avec les 2 sacs que nous parcourons les 25 derniers kilomètres. Un calvaire, les muscles en prennent un sacré coup. Les kilomètres défilent doucement, la route d’abord sinueuse dans les montagnes mène à la plaine ou la circulation se densifie fortement, A 3 km de l’arrivée, un accident, on demande à notre chauffeur de nous arrêter ici. Après plusieurs mois au calme, on retrouve l’ambiance de l’Inde. Des gens, des scooters, les klaxons, nous sommes bousculés. On s’offre un moment d’histoire de France à Dien Bien Phu, nous visitons le musée de la guerre d’indépendance en même temps qu’un groupe de militaires. On a même droit à une reconstitution sur maquette de la bataille avec les positions vietnamiennes en rouge et nous en vert, A chaque fois qu’une lampe verte s’éteint, ils se retournent et rigolent. Ils sont fiers. Dés le premier jour, on sent qu’on est dans une autre civilisation. De jolis petits cafés très distingués, des gens élégants qui parlent anglais.
On passe à Sapa, des nuages, des touristes, nous n’y restons pas. En attendant à Lao Cai le train de nuit pour Hanoi, nous nous amusons à voir la Chine de l’autre coté du fleuve. Que des buildings et des banques. C’est la premiere fois que nous nous trouvons aussi proche de la Chine et pourtant nous n’en sentons pas l’influence.
Nous adorons Hanoi. De grands lacs, des espaces verts, de petites ruelles, c’est une ville pleine de charme ou il fait bon de vivre. On en profite avec Greg qui nous y rejoint. Il se régale de manger dans la rue.
On apprend à connaître les vietnamiens durant notre trajet vers le lac BaBe. En mois de 5 minutes, toute le gare sait que nous allons à BaBe. A chaque fois que les viets essaient de nous aider, ils crient en viet, nous tapent sur l’épaule, nous bousculent et speed un peu. Au fil du voyage, on se rend compte que derrière ces manières un peu brusques il y a du coeur. On nous dépose de force a PhuThong (on ne voulait pas y aller), on comprend dans la soirée que c’est la jonction vers le lac Ba Be. Du coup, le lendemain lorsque l’on veut tourner à droite pour déjeuner et que le patron de l’hôtel nous hurle en viet d’aller à gauche, on ne s’offusque plus et obéissons. 10 minutes plus tard, le bus passe devant nous.
La région du lac Ba Be vaut le détour, nous y découvrons nos plus beaux paysages du Vietnam. On dort dans une maison d’hôtes toute neuve, le patron trinque avec nous à l’alcool de riz pour l’inauguration de sa terrasse. Greg retrouve les sensations du Badminton avec les jeunes du village.
De la campagne vietnamienne, nous rejoignons la très touristique Baie d’Ha-long. Comme tout bon touriste, on se fait arnaquer sur le bateau de croisière qui nous mène à Cat Ba. C’est pas méchant, on profite pleinement de cette entrée dans la Baie. Le lendemain Alex et Greg vont explorer les multiples ilots en kayak de mer pendant que Cecile s’aventure sur l’ile à VTT. Pour en finir avec la baie d’Halong, on tente une rando dans le Parc naturel de Cat Ba.
Une heure pour s’y rendre. On commence en douceur, une piste cyclable très fréquentée laisse un peu plus loin la place à un chemin qui l’est moins. Nous voila très vite en pleine jungle à suivre un semblant de chemin, nous nous dirigeons en suivant quelques coups de machettes laissés dans la végétation. Tout le long du chemin on garde espoir et avançons tant bien que mal. A 17h, on se rend à l’évidence, nous sommes totalement perdus. Le chemin que nous avons suivi est un cul de sac. Face à nous, un bras de mer alors que nous devrions nous trouver au centre de l’île. Bien 6 heures de marche en pleine jungle pour rebrousser chemin, on se rassure, Bouddha a mis une superbe cabane là, au milieu de rien. Au pire, nous avons ça pour dormir. Au loin on entend passer des bateaux. Avec un peu de chance, peut être que l’un d’entre eux pourrait nous embarquer? On longe ce bras de mer, Alex et Greg s’ouvrent les pieds sur les rochers et coquillages tandis que Cecile reste dans la délicatesse. A nouveau un cul de sac ! Il faut continuer à la nage. Alex se prend même un poisson Volant sur le torse. Nous voila à 18h au milieu de la baie d’Ha long à crier puis hurler 'Help’ dans l’eau. Au loin, un village flottant, que doivent penser ces gens? On se dit qu’ils doivent nous entendre et insistons. Finalement une famille de pêcheurs vient à notre rescousse. L’endroit ou nous nous trouvons est trop peu profond pour le bateau. Alex et Greg tentent d’avancer avec une barque toute ronde, ils finissent en battement de pieds. Grand moment que ce retour à leur coté, à traverser la baie d’Halong de nuit, en buvant l’alcool de riz et mangeant de délicieux fruits de mer qu’ils nous ont préparés.
Qui a dit qu’il n’y a plus rien à explorer dans la baie d’Halong?
Nous nous rendons à Hue en train de nuit. 1000km sur les rails du Vietnam. Hue, capital culturelle, nous y découvrons une architecture sous influence chinoise. La ville est pleine d’étudiants, ils se régalent de venir nous parler pour perfectionner leur anglais… les pauvres, ils sont mal tombés!
Nouveau trajet en train vers Hoi An, le chemin de fer longe la cote, surplombe des falaises et une multitudes de criques désertes. Dans le même cadre, nous avons le bleu de la mer, le blanc du sable, le vert fluo des rizières, le vert foncé des montagnes. Hoi An est une ville musée, sorte de Venise du Vietnam. Le soir, la ville s’illumine d’une multitudes de lampions dans les arbres, maisons, ponts… On profite de la plage à proximité pour un apéro et une baignade au petit matin. Cecile fait flamber la carte bleue, nous sommes dans la ville du sur mesure.
De nuit, nous arrivons à Ho Chi Minh. On se croirait à New York. Nous y quittons Greg. Pour lui les plages de l’île de Phu Quoc, pour nous, un au revoir au Mekong, leitmotiv de notre voyage depuis 3 mois.
C’est à vélo que nous le suivons une dernière fois sous une chaleur insupportable, jusqu’à l’endroit ou il se jette dans la mer.
Dernier passage à Ho Chi Minh, on s’équipe pour le marathon, c’est dans un mois, à Singapour. Mais avant, Bali-Lombok-Java !!!



Comments
Bougez pas j'arrive
Comme votre mail m'a fait plaisir ! on a parlé de vous avec Gisela et nous voyons que vous ètes heureuse . Gisela qui a connu le Laos me raconte aussi des anecdoctes comme vous .
nous allons toujours à la piscine et ciné et expos . Mais tout cela est loin de votre emploi du temps cécile! cela doit vous faire sourire ,! je pense à vous
et vous envoie mes affectueuses pensées ; A bientôt
c'est vrai que vous devenez avares sur les photos et les commentaires cela faisait quelques semaines que je n'étais pas venue sur le blog , je n'ai rien loupé !!!!! Vous n'êtes pas en vacances quand même !!!!!!!!!
je suis entierement d'accord avec Alexia
gros bisous
je profite d'être chez alexia pour te souhaiter un joyeux anniversaire. Bonjour à cecile ; GROS BISOUS MAMIE
Joyeux anniversaire vieux ,le compte à rebours pour tout ,: la roue tourne tant pour les vacances que pour tes os et tes rhumatismes...tu vas bientot me rattraper car moi malgré les années, je ne change pas!!!!!!! ah, ah, ah alexia
Hello Cécile !! Juste un petit mot pour vous dire que nous suivons vos aventures grâce à ce blog (moi, ma mère, ma soeur...)...
C'est vraiment super, profitez-en bien ! Nous attendons la suite....
gros gros bisous.
Marion