L'Orient au milieu de la Paix

Trip Start Jan 28, 2011
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Trip End May 28, 2011


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Where I stayed
Hotel Senorial Montero La Paz
Read my review - 4/5 stars

Flag of Bolivia  ,
Wednesday, March 23, 2011


La Paz.  Un peu grise, un peu sale, un peu bruyante, un peu trop grosse... une vraie grande ville digne dune capitale quoi!  Á 3660m d'altitude, logée entre l'altiplano bolivien et la vallée des montagnes, c'est la capitale la plus haute du monde.  Comme dans d'autres villes sud-américaines, contrairement à chez nous, ce sont les mieux nantis qui habitent au creux de la vallée et ce sont les plus pauvres qui jouissent de la vue.  Le soir, du creux de la vallée, ont dirait que les maisons accrochées aux parois de la vallée montent jusqu-au ciel.

Par contre, dans la catégorie ''magasinage'', La Paz bat à plat de coutures toutes les autres villes visitées. Même Alexis était enthousiaste à l'idée de déambuler entre les kiosques et de négocier les prix.  Au programme, plusieurs marchés publics.  L'un d'entre eux, El mercado de las Brujas, est particulier.  On nous a offert...
  • du sang de testicule de taureau
  • de la poudre d'étoile de mer échouée à marée montante
  • des poupées vaudous
  • des dents (humaines et animales...)
  • de l'extrait de cartilage de requin, n'ayant jamais posé les yeux sur autre chose que des requines (pour la libido, bien sûr)
  • des herbes
  • des foetus de lamas déshydratés
  • des bébés lamas fumés
À part le cartilage de requin, l'utilité de ces choses n'était pas vraiment claire.
Nous avons aussi bavé d'envie devant tous les magnifiques bijoux d'argent, le travail du cuir et le vrai-faux linge de plein-air (volé ou contrebande, qui sait!).

Les crieurs
Les crieurs de collectivos et autres transports publics s'exclament comme de véritables crieurs d'enchères. Avec notre espgnol de gringo, il devient assez difficile de comprendre la destination du dit transport. Voici quelques exemples:

Huanchaco: nchacnchacnchacnchacoo!
Sucre: sucsucsucsucsucsucsucsucsucsucsuc!
Trujillo: truitruitruitruitruioo!
La Paz: lapassalapassalapassalapassaaaa!

Vous ne trouver pas que ça rappelle la blague enfantine un peu mesquine de faire répèter à un plus jeune "nactabar" sans cesse?  Vous ne la connaissez pas? Alors essayez... ''nactabar nactabar nactabar... ''.

Les cris semblent tellement faire partie de la vie sonore des locaux, que ça en devient presque l'équivalent de l'appel à la prière.

S'il peut être surprenant de parler de l'Islam en Bolivie, sachez qu'au coeur de cette forteresse de légumes-pas-frais et de poulet-frit-et-frites, se cache un trésor de l'Orient : Aku, un marrocain/iranien. 

C'est par hasard que nous avons tourné dans une petite ruelle quand nous sommes tombés sur Marrakesh, un restaurant marrocain.  Entrez-y simplement et vous changerez de pays. C'est d'abord Akhbar(Aku, pour les intimes) qui vous acceuille les bras ouverts vers le ciel et vous invite à vous asseoir. Nous ennuyant un peu du hummus familial, Émilie décide de demander au propriétaire si elle peut goûter le hummus avant de commander, pour vérifier si celui-ci était digne de nos papilles exercées.   C'est à ce moment que nous réalisons chez qui nous venons de mettre les pieds. Aku enfile son plus grand sourire et, d'un geste aussi théâtrale que chaleureux, met Émilie au défi :  si son hummus n'est pas aussi bon que celui de sa mère, c'est la maison qui offre.  Bon, ce n'était pas pareil, mais c'était bon en titi.  Surtout après deux mois sans hummus.

Pendant que Aku fait sa tourné pour s'assurer qu'auncun de ses client ne manque de son délicieux pain pita fait maison, nous admirons le décor. Les coussins, les narguilés, les poteries décoratives, la musique, tout y est, l'expérience est totale.  Impossible de résister, nous reviendrons en soirée pour déguster son couscous royal.

Le soir venu, il nous acceuil en se frottant les mains à l'idée de nous remplire la panse de son ´couscous royale qu'il prêche être digne de ce nom. Effectivement, son couscous est royale. Présenté dans une tajine importé tout droit du Maroc, notre régal ne nous coûtera pas plus chère qu'une petite vite chez McDo.

Alexis, ayant z'yeuté les narguilés, pose quelques questions à Aku.  Fidèle à lui-même, c'est en gesticulant qu'il vante la fraîcheur de son tabac et la spécialité de son charbon.  Et lorsque nous demandons la saveur de pommes, il devine que nous allons savoir déguster son tabac aussi bien que son hummus.

Alors que l'heure de fermeture approche et que nos vers de thé sont vides, nous commencons à regarder nos montres. Lorsqu'Aku le remarque du coin de l'œil, c'est avec plus de musique et une rasade de thé offerte par la maison qu'il nous fait comprendre qu'il n'est pas question de se presser, peu importe l'heure...

Après accolades, échange de courriel et voeux de bonnes chance que nous partons la panse pleine, le goût de baklawa dans la bouche, l'odeur de tabac dans la moustache en laissant trainer derrière nous un léger fumet d'ail. Nous quittons maintenant La Paz pour une petite ville au milieu de nulle part...

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Comments

Janine Messadie on

J'espère que vous avez dit à votre hôte marocain: Shokran Jazilan!!! (Merci Beaucoup) et changer de langue le temps d'un dîner...
On voit bien qu'Alexis savoure le marguilé!!!

Super...de nous accompagner dans ce voyage!!
Jxox

xox Nadine :) on

Bnine / Ldide : délicieux, appétissant tout ça...Vous m'avez donné le goût de manger un bon méchoui!!! Bəssalâma (au revoir) et à la prochaine. Bisous à vous deux.

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